Karl Zinny est un acteur italien né le 12 mars 1964 connu en France pour son succès dans le classique de l’épouvante Démons, qu’il tourne à l’âge de 21 ans. Il est aussi le fils de la célèbre actrice Victoria Zinny, vue notamment dans Viridiana de Luis Bunuel (1962), et du peintre français Jacques Harvey.
Karl Zinny, né d’une mère argentine et italienne et d’un père français, est aussi le beau-fils de l’acteur Remo Girone qui a épousé sa mère en 1982.
Zinny démarre sa carrière cinématographique adolescent dans Tunnel de Massimo Pirri, film sur les dégâts de la drogue, avec Helmut Berger et Corinne Cléry. Il tourne aussi dans La désobéissance (1981), d’Aldo Lado avec Stefania Sandrelli (c’est sa bouille ado qui figure sur l’affiche). Il enchaîne, à 18 ans, avec le post-nuke Final Executor (1983), de Romolo Girolami dont la sortie française est tardive (1986). En attendant, il apparaît dans Pianoforte, en 1984, film très apprécié de Francesca Comencini, coproduit par la Gaumont.
En 1985-86, il trouve un rôle culte qui marquera sa carrière dans le Démons de Lamberto Bava, produit par Dario Argento. Cette production horrifique sur une contagion démoniaque, sera suivi par un autre film d’épouvante, Opéra, cette fois-ci réalisé par Dario Argento lui-même. Le succès est moindre et son rôle relève en fait de l’ordre de l’apparition clin d’œil. Karl Zinny retrouve Lamberto Bava dans Delirium, giallo pervers, avec Daria Nicolodi, David Brandon, George Eastman, et la prêtresse des piscines des années 80, la chanteuse Sabrina Salermo (Boys, Summertime Love) et dans le téléfilm Graveyard Disturbance, aussi connu sous le titre Une nuit au cimetière, issu de la mini-série Brivido giallo
Karl Zinny tournera encore dix ans, notamment dans Acte d’amour, avec Claudio Cardinale, Bruno Cremer, et sa mère, Victoria Zinny, en 1990, mais le succès ne vient pas.
En 2013, l’acteur fait un retour dans La Festa de Simone Scafidi. Un clin d’œil à son passé d’icône de l’horreur chez les jeunes Italiennes des années 80.
On ne se lamentera pas pour autant sur le sort du comédien qui s’est spécialisé dans l’événementiel et la musique. Il passe par le clubbing, en tant que DJ, la production de hip-hop dès les années 90, mais surtout organise des tournées.