Actrice française, Juliette Mayniel est révélée par Claude Chabrol, qui lui confie le premier rôle féminin dans Les cousins (1959), aux côtés de Gérard Blain et Jean-Claude Brialy. La comédienne, belle et au jeu solide, compose avec nuance un personnage de fille facile tentée par le grand amour. Elle est ensuite la protagoniste d’Un couple (1960) de Jean-Pierre Mocky.
On la voit aussi dans la première partie des Yeux sans visage (1960), le film culte de Georges Franju. Elle y incarne Edna Grüber, l’étudiante kidnappée par l’infirmière Louise (Alida Valli) et le docteur Génessier (Pierre Brasseur) pour effectuer une greffe de peau sur la fille de ce dernier, Christiane (Édith Scob). La même année, Juliette Mayniel obtient le prix d’interprétation féminine au Festival de Berlin pour le film allemand Je ne veux pas être un nazi de Wolfgang Staudte.
Après cela, Chabrol la dirige à nouveau dans Les godelureaux (1961) et Ophélia (1963), et en fait l’une des victimes de son Landru (1963). Elle est également à l’affiche d’À cause, à cause d’une femme (1962) de Michel Deville, et se voit sollicitée à Cinecittà. Au cours des années 60, l’actrice est ainsi au générique de films signés Silvio Amadio (Le Boeing décolle à seize heures, 1965) ou Vittorio Caprioli (Et si on faisait l’amour ?, 1968). C’est aussi à cette période qu’elle devient la compagne de Vittorio Gassman avec lequel elle a un fils, Alessandro Gassman.
Dans les années 70, l’actrice travaille toujours en Italie, dans le cinéma de genre. On peut citer Un flic hors-la-loi (1973) de Steno, Un vice de famille (1975) de Mariano Laurenti et surtout le giallo Terreur sur la lagune (1978) d’Antonio Bido. Elle se retire en 1986 et s’installera au Mexique. Juliette Mayniel, de son vrai nom Raymonde Meyniel, est décédée le 21 juillet 2023 à l’âge de 87 ans.
Ils nous ont quittés en 2023
Les critiques des films avec Juliette Mayniel sur CinéDweller :
- 1978 : Terreur sur la lagune (Solamente nero) d’Antonio Bido