Artiste martial, acteur et cascadeur américain, Jim Kelly (de son vrai nom James M. Kelly) est né en 1946 à Millersburg dans le Kentucky. Très jeune, Jim découvre son goût pour le sport et il pratique ainsi le football, le basket-ball et l’athlétisme au lycée, puis à l’université. C’est assez tardivement qu’il découvre les arts martiaux et notamment le karaté dont il devient un champion, allant même jusqu’à ouvrir son propre dojo dans les années 70.
Un champion sportif au cinéma
Parallèlement à cette brillante carrière, il devient également un joueur de tennis accompli dès les années 70. Ses succès sportifs l’ont amené à fréquenter le milieu du cinéma et il commence alors à recevoir des propositions pour devenir acteur.
Il franchit le pas avec un petit rôle dans Melinda (Hugh A. Robertson, 1972) où il incarne un instructeur de karaté. Mais c’est véritablement avec Opération dragon (Robert Clouse, 1973) qui le place à côté de Bruce Lee que Jim Kelly devient une star. Face au triomphe du film, la firme Warner lui propose un contrat de trois films dans le domaine très prisé de la Blaxploitation.
Une vedette de la blaxploitation
Ainsi, il tourne La ceinture noire (Robert Clouse, 1974), L’Aventurière de Hong-Kong (Robert Clouse, 1974) et Faut pas karaté la queue du tigre (Oscar Williams, 1976) pour le compte du grand studio. Cela ne l’empêche nullement de jouer dans d’autres productions comme Les démolisseurs (Gordon Parks Jr, 1974), La chevauchée terrible (Antonio Margheriti, 1975) ou encore Black Samouraï (Al Adamson, 1976).
Pourtant, après quelques échecs, il se retire plus ou moins du circuit et préfère se consacrer à sa carrière sportive dans le domaine du tennis. Il revient de temps à autre devant les caméras au cours des années 80, surtout pour faire plaisir à son ami Fred Williamson qui l’invite sur sa réalisation Les 4 justiciers (1982).
De moins en moins présent au fil du temps, Jim Kelly est peu à peu oublié et il meurt en 2013 d’un cancer à l’âge de 67 ans. Il demeure assurément l’une des grandes figures de la blaxploitation des années 70.