Actrice et productrice américaine, Dina Merrill (de son vrai nom Nedenia Marjorie Hutton) est née en 1923 à New York. La gamine est issue d’un foyer riche puisque ses parents sont des propriétaires de très grosses entreprises. Après avoir entamé des études universitaires, elle s’inscrit à l’American Academy of Dramatic Arts à New York, puis suit les cours d’Uta Hagen au HB Studio.
Une tentative ratée au cinéma
Pour la scène, elle change de nom et adopte celui de Dina Merrill dès 1945 lorsqu’elle se produit enfin sur scène. Après dix ans passés à arpenter les scènes de théâtre, Dina Merrill débute une riche carrière à la télévision et certains voient en elle une sorte de Grace Kelly, mais sans en posséder le charisme à l’écran.
Au cinéma, on commence à la voir dans des rôles secondaires dans Une femme de tête (George Cukor, 1957), Opération jupons (Blake Edwards, 1959), Vénus au vison (Daniel Mann, 1960), Le temps du châtiment (John Frankenheimer, 1961) et Il faut marier papa (Vincente Minnelli, 1963). Toutefois, l’actrice ne parvient pas à accéder aux rôles principaux et demeure systématiquement en retrait par rapport aux grandes stars de l’époque.
La rédemption par la télévision
Voilà pourquoi elle est essentiellement appelée par la télévision où elle tourne un nombre impressionnant de téléfilms et d’épisodes ponctuels de séries télé. Au cinéma, elle ne joue que dans des films très mineurs, si l’on excepte sa participation à Un mariage (Robert Altman, 1978), Le jeu du pouvoir (Herbert Ross, 1991), The Player (Robert Altman, 1992) ou encore Présumé coupable (Peter Hyams, 2009).
Mariée pendant une vingtaine d’années avec l’acteur Cliff Robertson, elle est ensuite en couple avec le producteur Ted Hartley jusqu’à sa mort. Elle a eu quatre enfants dont deux sont décédés avant elle. Dina Merrill meurt en 2017 à l’âge de 93 ans des suites de la maladie à corps de Lewy.