Réalisateur, monteur et acteur français, Claude Barrois est né en 1941 à Paris. Jeune homme, il fait une première rencontre déterminante dans sa vie en devenant un ami du réalisateur Claude Lelouch, encore inconnu. Pour le réalisateur, Claude Barrois devient monteur sur plusieurs longs-métrages, dont La femme spectacle (1964), Une fille et des fusils (1965), mais la véritable révélation intervient par son travail exceptionnel sur Un homme et une femme (1966) qui obtient contre toute attente un Oscar du meilleur film étranger et une statuette pour le meilleur scénario original. Les deux complices continuent à collaborer sur Vivre pour vivre (1967) et La vie l’amour, la mort (1969) où Claude Barrois joue également un court rôle de témoin à un procès, puis Un homme qui me plaît (1969). En 1969, le monteur officie aussi sur le tout premier long-métrage de Philippe Labro intitulé Tout peut arriver.
Alors qu’il est marié à Anne-Marie Périer (future épouse de Michel Sardou), Claude Barrois choisit de passer à la réalisation en 1970 avec un programme musical porté par la star Sylvie Vartan et intitulé Sylvissima. Il continue dans le même style avec Pour une pomme (1972) qu’il coréalise avec Jean-Marie Périer. A noter qu’à cette époque, Claude Barrois n’a pas abandonné le montage et qu’il officie comme tel sur d’autres films de Philippe Labro comme Sans mobile apparent (1971) et L’héritier (1973). Toutefois, Claude Barrois abandonne le montage après avoir mis en ordre Le trio infernal (Francis Girod, 1974).
L’homme se consacre désormais à la réalisation pour la télévision. Par l’entremise de Claude Lelouch producteur, Claude Barrois peut enfin passer au grand écran en tournant la comédie Alors… Heureux ? (1980) qui tente de rendre populaire le duo alors formé par les frères Jolivet (Marc et Pierre). Malheureusement, le film est un gros échec commercial. Cela n’a pas empêché Claude Barrois de réaliser Le bar du téléphone (1980), polar qui s’inspire d’une célèbre tuerie qui a marqué les esprits à Marseille. Malgré une distribution prestigieuse menée par Daniel Duval qui sortait tout juste du triomphe de La dérobade (1979), le film policier a été une déception commerciale, renvoyant Claude Barrois à la télévision, domaine qu’il n’a plus jamais quitté.
Ainsi, dans les années 80, Claude Barrois a été un réalisateur de séries télévisées généralement tournées pour le compte de TF1. On lui doit notamment une quinzaine d’épisodes de la série Hôtel de police entre 1985 et 1991. Enfin, au cours des années 90, Claude Barrois a également réalisé plusieurs épisodes de la série Van Loc : un grand flic de Marseille qui mettait en scène le véritable flic George N’Guyen Van Loc. Désormais marié à Dagmar Barrois, productrice de téléfilms et de séries, Claude Barrois abandonne les plateaux en 1998.
Il décède en 2017 à l’âge de 76 ans des suites d’une longue maladie.