Acteur américain, Christopher Rydell est né en 1963 aux Etats-Unis de l’union du réalisateur Mark Rydell avec l’actrice Joanne Linville. Le petit garçon débute naturellement sa carrière dans les films de son père. Il n’a pas dix ans lorsqu’il joue un petit rôle dans Permission d’aimer (Mark Rydell, 1973) avec James Caan. A 13 ans, il retrouve l’acteur et son père sur la comédie Deux farfelus à New York (Mark Rydell, 1976). Enfin, il intègre à 18 ans le casting du film à Oscars La maison du lac (Mark Rydell, 1981) qui reçoit trois Oscars en 1982.
Cette dernière expérience le motive pour devenir un véritable acteur professionnel. Ainsi, il tourne dans quelques épisodes de séries télé, avant de décrocher un rôle dans la comédie adolescente Garçon choc pour nana chic (Rob Reiner, 1985) et dans le drame Mask (Peter Bogdanovich, 1985) avec Cher. La même année, on le voit encore à l’affiche de Touché! (Jeff Kanew, 1985). Pourtant, le succès se fait toujours attendre et Christopher Rydell peine à obtenir des premiers rôles.
Il y parvient pourtant en 1989 où il peut enfin donner la réplique à la jeune Sharon Stone dans le remake d’Arènes sanglantes (Javier Elorrieta, 1989) qui sortira bien plus tard en VHS en France. Le long métrage est un cuisant échec. Alors que sa carrière est au point mort, Christopher Rydell est à nouveau aidé par son père qui lui offre un emploi dans son drame musical For the Boys (Mark Rydell, 1991) qui s’avère être un très gros échec américain, bien loin des résultats de The Rose (1979), déjà avec Bette Midler.
S’il apparaît dans Flesh and Bone (Steve Kloves, 1993), Christopher Rydell a surtout l’occasion de tourner le premier rôle masculin du nouveau film de Dario Argento réalisé aux Etats-Unis, à savoir Trauma (1993). Malheureusement, il s’agira d’un terrible échec public et d’un désaveu pour le cinéaste italien. Il faut dire que la prestation très moyenne de l’acteur n’a pas aidé.
Acteur insipide par excellence, Christopher Rydell ne parvient décidément pas à percer et espace de plus en plus ses contributions. On le retrouve dans une série B de Mark L. Lester (Commando) intitulée Piège sur Internet (2003) et il disparaît de la circulation après un énième film sans intérêt intitulé Queen of the Lot (Henry Jaglom, 2010). On notera d’ailleurs que le comédien n’a jamais saisi le train de la télévision comme tant de ses confrères dont le cinéma ne veut pas.