Acteur britannique, Anthony Higgins est né à Southampton en 1947 et a commencé à se passionner pour le théâtre dès son adolescence. Il monte alors sur scène dans des pièces amateurs. Par la suite, il entre à la Birmingham Repertory Theatre Company et devient professionnel dès 1967. Parallèlement à sa riche carrière théâtrale, Anthony Higgins joue aussi dans des programmes télévisés et obtient un rôle important dans Promenade avec l’amour et la mort (John Huston, 1969), crédité sous le nom d’Anthony Corlan.
Bien qu’il joue les classiques shakespeariens sur scène, il accepte des films considérés à l’époque comme mineurs. On le retrouve ainsi à l’affiche d’Une messe pour Dracula (Peter Sasdy, 1970) et Le cirque des vampires (Robert Young, 1972). Durant cette période, il se fait appeler Anthony Corlan pour ne pas être confondu avec un autre acteur. Toutefois, après 1975, il récupère son véritable nom dans les crédits.
Même si on le revoit dans Le voyage des damnés (Stuart Rosenberg, 1976), la fin des années 70 est surtout consacrée à la scène par son engagement auprès de la Royal Shakespeare Company. Au grand écran, on le revoit dans Quartet (James Ivory, 1981), Les aventuriers de l’arche perdue (Steven Spielberg, 1981) et il obtient le rôle central de Meurtre dans un jardin anglais (Peter Greenaway, 1982) qui révèle l’auteur britannique d’avant-garde. Malgré ce beau succès, on le retrouve surtout à la télévision.
Anthony Higgins participe encore à quelques œuvres intéressantes comme Le secret de la pyramide (Barry Levinson, 1985), Max mon amour (Nagisa Oshima, 1986) où il incarne le mari de Charlotte Rampling en concurrence avec un singe. Ensuite, sa carrière se partage à nouveau entre la scène et le petit écran. Il joue toutefois encore dans Deux doigts de meurtre (Eddy Matalon, 1993), Nostradamus (Roger Christian, 1994), Chromophobia (Martha Fiennes, 2005) ou le ratage Bel Ami (Declan Donnellan et Nick Ormerod, 2012).
Désormais assez âgé, Anthony Higgins semble avoir pris sa retraite depuis 2016.