Réalisateur, producteur, acteur, scénariste et musicien britannique, Harry Bromley Davenport est né en 1950 à Londres. Dans sa jeunesse, le jeune homme se destine d’abord à une carrière musicale en apprenant le piano, ce qui lui permettra de composer plusieurs bandes originales de ses futurs films. Toutefois, il entre dans le milieu du cinéma à la fin des années 60 en occupant un nombre conséquent de petits postes durant plusieurs années.
Les premiers pas derrière la caméra
Finalement, en 1976, il parvient à tourner un premier film intitulé Whispers of Fear (1976) dans un noir et blanc qui rappelle le Répulsion de Roman Polanski, référence évidente du cinéaste en herbe. Dans la foulée, il confirme en signant l’adaptation du roman de Peter Straub pour le compte du cinéaste Richard Loncraine. Le cercle infernal (1977) est un pur bijou du cinéma fantastique britannique auquel son nom est donc associé.
Toutefois, le cinéaste met du temps à concrétiser son nouveau projet intitulé initialement Monstro. Il doit attendre l’année 1982 pour obtenir le soutien financier de Robert Shaye, éminent patron de la New Line, qui coproduit son projet devenu entre-temps Xtro (1982). Le film est un échec en Grande-Bretagne, mais un succès aux Etats-Unis, tandis qu’il reçoit la Licorne d’or au Festival du film fantastique de Paris en 1983.
L’exil américain
Dans l’incapacité de monter ses propres projets en Angleterre, Harry Bromley Davenport choisit de quitter sa terre natale pour s’installer à Los Angeles où il réside encore de nos jours. Là, il exploite son premier vrai succès en réalisant Xtro 2 : Activité extra-terrestres (1991) avec Jan-Michael Vincent, puis un Xtro 3 (1995) qui ne relève guère le niveau. Ce dernier ira directement alimenter les bacs VHS. A cette même époque, le cinéaste fait la rencontre du scénariste Daryl Haney avec qui il signe plusieurs comédies noires et cinglantes, tout à fait représentatives de son humour noir. On leur doit Erasable You (1998), le très drôle Life Among the Cannibals (1999) et le drame Pour l’amour de Katie (2001).
Par la suite, Harry Bromley Davenport tourne plusieurs films à la tonalité bien plus sombre, souvent condamnés à une exploitation vidéo comme Haunted Echoes (2008). Toujours aussi indépendant, le cinéaste réalise encore Smile Pretty (2009) et Frozen Kiss (2009). Il s’agira de son dernier long métrage de fiction puisque le réalisateur se tourne désormais vers le documentaire.
Il signe notamment American Grand (2013) qui suit le travail méticuleux de restaurateurs de pianos anciens. Ce retour à la musique est confirmé par Mike Garson and his 88 Friends (2020) qui retrace la vie et l’œuvre du génial pianiste ayant collaboré avec David Bowie. Parallèlement, Harry Bromley Davenport tente de réactiver la franchise Xtro avec un nouvel opus intitulé The Big One, mais il ne semble pas réussir à faire aboutir ce projet ambitieux.