Note des spectateurs :

Directeur de la photographie français, Jean Penzer débute au cinéma par le court métrage en éclairant Mon chien (1955) de Georges Franju. Il devient dès les années 60 l’un des chefs opérateurs les plus talentueux du cinéma français. Jean Penzer collabore avec des réalisateurs très divers. Il est particulièrement fidèle à Philippe de Broca avec Les jeux de l’amour (1960), Le diable par la queue (1969), Les caprices de Marie (1970) et L’Africain (1963).

Il éclaire des films révélateurs d’une certaine « qualité française » comme Le vieil homme et l’enfant (1967) de Claude Berri, Sans mobile apparent (1971) de Philippe Labro, Peur sur la ville (1975) de Henri Verneuil, ou La rumba (1987) de Roger Hanin.

Mais il collabore aussi à des films d’auteur plus personnels comme Détruire, dit-elle (1967) de Marguerite Duras, Aloïse (1975) de Liliane de Kermadec, et Les rendez-vous d’Anna (1978) de Chantal Akerman. Il est nommé au César de la meilleure photo pour Buffet froid (1979) de Bertrand Blier, Malevil (1981) de Christian de Chalonge et Une chambre en ville (1982) de Jacques Demy, dans lequel son jeu sur les couleurs s’accorde à merveille avec l’univers du cinéaste, qui fait également appel à lui pour Trois places pour le 26 (1988).

Jean Penzer obtient le César pour le plus classique On ne meurt que deux fois (1985) de Jacques Deray. Il a également collaboré avec Robert Ménégoz, Jean Delannoy et Valeria Sarmiento. Il se retire après Le retour de Casanava (1992) d’Edouard Niermans et devient membre d’honneur de l’AFC en 2007. Jean Penzer est décédé le 21 mai 2021 à l’âge de 93 ans.