Mort de Sean Connery. Le monde du cinéma est désormais orphelin d’une icône absolue du cinéma britannique et mondial, Sean Connery. Le premier James Bond, l’athlétique figure masculine des années 60, est décédé à l’âge de 90 ans, aux Bahamas, dans la nuit du 30 au 31 octobre 2020, dans son sommeil.
Acteur et producteur écossais, Sean Connery débute par des petits métiers et pratique le culturisme. Il est repéré au départ pour son physique avantageux et enchaîne les petits rôles au théâtre et à la télévision. Parmi ses premières prestations au cinéma, on peut le voir dans Au bord du volcan (Young, 1957), Darby O’Gill et les farfadets (Stevenson, 1959), La plus grande aventure de Tarzan (Guillermin, 1959) ou encore Le jour le plus long (Collectif, 1962).

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La révélation James Bond
Bien évidemment, il va devenir une star en un seul rôle, celui de James Bond dans James Bond 007 contre Docteur No (Young, 1962). Ce personnage qui a fait sa notoriété internationale lui collera à la peau. Il l’incarne en tout sept fois si l’on inclut sa participation au James Bond non officiel Jamais plus jamais (Kershner, 1983).
Rapidement, l’acteur cherche à ne pas être enfermé dans cet unique emploi et on peut l’admirer dans Pas de printemps pour Marnie (Hitchcock, 1964), La colline des hommes perdus (Lumet, 1966), Traître sur commande (Ritt, 1970) ou encore Le dossier Anderson (Lumet, 1971).
Après avoir cédé sa place d’espion à Roger Moore, Sean Connery choisit ses rôles avec soin et tourne avec les plus grands. On le retrouve avec plaisir dans Zardoz (Boorman, 1973), L’homme qui voulut être roi (Huston, 1975), La rose et la flèche (Lester, 1976), La grande attaque du train d’or (Crichton, 1979), Outland (Hyams, 1981) et Meurtres en direct (Brooks, 1982).
Sean Connery et Roger Moore en James Bond

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Une star vieillissante qui impose le respect
Prenant acte de son âge, l’acteur commence à se spécialiser dans les rôles de vieux sage et de mentor qui lui vont à ravir. Il est admirable de charisme dans Le nom de la rose (Annaud, 1986), Highlander (Mulcahy, 1986), Les incorruptibles (De Palma, 1987) et Indiana Jones et la dernière croisade (Spielberg, 1989). Désormais, il est une star absolue et indétrônable malgré des choix parfois regrettables. On le voit également en 1988 dans Presidio base militaire San Francisco de Peter Hyams, en 1988.
Le box-office des films de Sean Connery au cinéma
Mort de Sean Connery
Dans les années 90, il enchaîne tout de même A la poursuite d’Octobre rouge (McTiernan, 1990), Robin des Bois, prince des voleurs (Reynolds, 1991), La maison Russie (Shepisi, 1991), Soleil levant (Kaufman, 1993), Juste cause (Glimcher, 1995), Haute voltige (Amiel, 1999) et A la rencontre de Forrester (Van Sant, 2001).
Il annonce prendre sa retraite des plateaux en 2003, même s’il a parfois rompu ce serment pour faire une voix dans quelques dessins animés ou jeux vidéo.
L’acteur décède à l’âge de 90 ans, en octobre 2020. Une vrai tristesse, pour une noblesse écossaise inoubliable.

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