The Stylist : la critique du film (2021)

Drame psychologique, Epouvante Horreur | 1h45min
Note de la rédaction :
4/10
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Brea Grant dans The Stylist (photo)

  • Réalisateur : Jill Gevargizian
  • Acteurs : Brea Grant
  • Date de sortie: 27 Jan 2021
  • Nationalité : Américain
  • Année de production : 2020
  • Titre original : The Stylist
  • Titres alternatifs :
  • Réalisatrice : Jill Gevargizian
  • Actrices : Brea Grant, Najarra Townsend, Sarah MCGuire, Laura Kirk, Millie Milan
  • Scénariste : Eric Havens, Eric Stolze, d'après une histoire de Jill Gevargizian
  • Directeur de la photo : Robert Patrick Stern
  • Compositeur : Nicholas Elert
  • Monteur : John Pata
  • Sociétés de production : Claw Productions, Method Media, Sixx Tape Productions, The Line Film Company
  • Editeur vidéo : Factoris Films
  • Date de sortie vidéo : Inconnue
  • Box-office USA :
  • Illustrateur :
  • Crédits : Claw Productions, Method Media, Sixx Tape Productions, The Line Film Company
  • Festival : Sélection officielle Gérardmer 2021 (Compétition), Sitges Film Festival, Fantastic Fest (USA)
Note des spectateurs :
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The Stylist est la version girlie de Maniac, lisse, bécasse et réalisé avec un sèche-cheveux. Difficile de faire plus laid.

Synopsis : Tout le monde rêve de devenir quelqu’un d’autre… mais pour Claire ce rêve devient une obsession, puis un véritable cauchemar. Son travail de coiffeuse lui permet de s’évader en écoutant les histoires de ses clientes jusqu’au moment où elle décide d’arrêter la discussion… et d’en finir pour de bon avec elles. La vie solitaire de Claire, avec sa routine bien ordonnée et ses secrets inavouables, est chamboulée le jour où une de ses fidèles clientes lui demande de la coiffer pour son mariage…

Ne réalise pas Maniac qui veut…

Critique : Production américaine indépendante, The Stylist est le vilain petit canard du thriller horrifique. Réalisée par une ancienne coiffeuse qui triture l’esprit tourmenté d’une jeune femme officiant en toute solitude dans un salon de coiffure, la série B aimerait se rapprocher des grands films de psychokillers qui ont sévi dans le septième art, le Maniac joué par Joe Spinell, en particulier. Les deux mettent en avant des motivations psychologiques tournant à l’avantage du classique des années 80, mais qui, dans les deux cas, incitent leurs psychopathes à scalper leurs victimes. La comparaison s’arrêtera là.

Maniac de William Lustig a fait date comme un monument du gore dégénéré des années 80 qui s’est imprégné à tout jamais de la déliquescence new-yorkaise de la cité en faillite ; le second est une œuvre végan où l’obsession capillaire semble avoir été mise en œuvre pour mettre en scène un twist final qui est, certes, mal filmé, mais au moins évite au métrage de tourner au fiasco.

Il faut dire que de style, The Stylist n’en a point. Une ambiance de bavardages de salon autour du mariage, de copinage, des stéréotypes féminins creux que l’on croirait issus d’une série des années 2000, et surtout une réalisation terne indigne d’un genre créatif où l’ambiance est toujours la roue de secours des scripts les plus archétypaux.

The Stylist, un twist et encore

Prenez ce qu’il y a de plus cinégénique dans un film de genre, les séquences en boîte de nuit. La moindre série B revêt soudainement une dimension corporelle, sensuelle, extatique, transcendantale. Un cliché de cinéma toujours agréable à vivre comme immersion dans un lieu qui dépasse la réalité diurne des protagonistes, et qui devient source de danger, de fascination, de fragrances corporelles où l’objet cinématographique devient un instant hypnotique.

The Stylist comporte une scène en discothèque. Vous comprendrez le désarroi. L’instant festif devient à l’image de l’ensemble, consternant de médiocrité, voire embarrassante. Le film de Jill Gevargizian était éventuellement à faire pour son rebondissement final, mais avec des personnages plus fouillés, une caméra qui tourne bien et un point de vue qui entre dans une problématique viscérale.

Au final, The Stylist est l’incongruité de Gérardmer 2021.  On lui cherche encore son public dans le cinéma de genre et l’on se dit que, dans tous les cas, cela ne sera jamais nous.

Critique de Frédéric Mignard

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Brea Grant dans The Stylist

© 2020 Claw Productions, Method Media, Sixx Tape Productions, The Line Film Company

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