Starcrash, le choc des étoiles : la critique du film (1979)

Science-fiction, Nanar | 1h32min
Note de la rédaction :
2/10
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Affiche reprise de Starcrash, le choc des étoiles

  • Réalisateur : Luigi Cozzi (Lewis Coates)
  • Acteurs : Christopher Plummer, Marjoe Gortner, Caroline Munro, David Hasselhoff, Joe Spinell
  • Date de sortie: 28 Mar 1979
  • Nationalité : Américain, Italien
  • Titre original : Starcrash / Scontri stellari oltre la terza dimensione
  • Distributeur : SND - Oceanic
  • Distributeur de la reprise : Splendor Films
  • Sortie de la reprise : 18 décembre 2019
  • Editeur vidéo : Super Video Productions (éditeur VHS originel) / René Chateau Vidéo (VHS) / Néo Publishing (DVD)
  • Sortie vidéo (DVD) : Le 20 février 2006
  • Box-office France : 292 689 entrées / 64 839 entrées
  • Festivals : Nomination au Saturn Award du meilleur film international 1980
Note des spectateurs :

Vous trouvez médiocres les dernières trilogies Star Wars ? C’est sans doute parce que vous n’avez jamais vu Starcrash, le mètre-étalon en matière de naufrage intergalactique.

Synopsis : Aux confins de l’univers, Zarth Arn s’oppose au règne bienveillant de l’Empereur des étoiles. Après avoir mis au point une arme capable de contrôler les esprits et après avoir anéanti une frégate, deux aventuriers, Stella Star et Akton, sont chargés de découvrir la base secrète de Zarth Arn.

Caroline Munro et David Hasselhoff dans Star Crash, le choc des etoiles

© 1978 New World Pictures, Inc.

Le concurrent direct de Star Wars ! Non, on déconne…

Critique : 1977. La planète Terre est touchée par un phénomène hors du commun : un film de science-fiction, genre généralement assez peu lucratif, bouleverse le box-office mondial et s’impose comme un hit international. Rien ne laissait présager le triomphe rencontré par le Star Wars de George Lucas. Par contre, il était évident qu’un tel succès allait rapidement générer des ersatz venus des quatre coins du globe. Il ne faut pourtant pas aller trop loin pour en trouver un premier fac-similé, et ceci dès 1978 afin de surfer sur la Star Wars mania.

C’est le grand spécialiste de la littérature SF Luigi Cozzi qui s’est chargé de concocter un scénario puisant ses sources à la fois dans l’univers de Lucas, aussi bien que dans des classiques des années 30 comme Flash Gordon. Toutefois, rien ne pouvait préparer le spectateur au choc que représente la vision de Starcrash.

Drôle au quinzième degré ou juste ennuyeux ?

Effectivement, au lieu de jouer la carte du second degré volontaire comme par exemple dans le sympathique Galaxina (William Sachs, 1980), Luigi Cozzi opte pour un traitement d’un sérieux absolu. Le contraste entre ce premier degré de chaque instant et la médiocrité des séquences provoque immanquablement le rire et la consternation, avant de fortement ennuyer. Il faut dire que l’intrigue du film, qui tient sur un post-it, n’est pas d’une grande clarté et se contente de multiplier les péripéties les plus absurdes avec une frénésie imbécile. Au lieu de prendre le temps de présenter ses personnages, Luigi Cozzi les lance immédiatement dans des séquences d’action dont on ne comprend ni les tenants ni les aboutissants.

Caroline Munro et David Hasselhoff dans Star Crash, le choc des etoiles

© 1978 New World Pictures, Inc.

Au passage, il convoque l’ombre tutélaire de Ray Harryhausen (pour l’animation image par image) à qui il rend un hommage appuyé d’une maladresse incroyable. Même ratage lorsque l’auteur souhaite retrouver le charme du vieux Technicolor qu’il remplace ici par des couleurs primaires qui dégueulent de l’écran et piquent les yeux. Furieusement kitsch, Starcrash est d’une laideur esthétique à faire honte à Ed Wood. Le tout filmé comme à l’époque du muet (entendez avec une caméra fixe et des acteurs figés) et joué par une troupe d’amateurs qui feraient passer les mimiques de Steven Seagal pour du grand art shakespearien.

Des acteurs déplorables au service d’une cause perdue

A ce petit jeu, Caroline Munroe est sans doute l’actrice la moins expressive possible. Elle est flanquée ici de l’abominable Marjoe Gortner, sorte de Roger Daltrey version glam rock dont la coupe de cheveux improbable suffit à ruiner la moindre expression du visage. Au milieu de cette débâcle, Joe Spinell et surtout Christopher Plummer payent leurs impôts en se demandant bien ce qu’ils fichent dans un tel foutoir.

Devenu l’objet d’un véritable culte par les amoureux de nanars, Le choc des étoiles est un naufrage intergalactique qui pourrait bien concourir dans la catégorie des plus mauvais films du monde. C’est dire la haute estime qu’il inspire.

Voir le site du distributeur de la reprise 2019

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Critique de Virgile Dumez

Les sorties de la semaine du 28 mars 1979

Les sorties de la semaine du 18 décembre 2019

Affiche reprise de Starcrash, le choc des étoiles

Copyrights : Splendor 2019

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Affiche reprise de Starcrash, le choc des étoiles

Bande-annonce de Starcrash (VF)

Science-fiction, Nanar

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