Le voyage du Dr Dolittle : la critique du film (2020)

Familial, Fantastique, Aventure | 1h41min
Note de la rédaction :
3/10
3
Le voyage du Dr Dolittle : affiche du film

  • Réalisateur : Stephen Gaghan
  • Acteurs : Robert Downey Jr., Antonio Banderas, Emma Thompson, Michael Sheen, Jim Broadbent, Ralph Ineson
  • Date de sortie: 05 Fév 2020
  • Titre original : Dolittle
  • Nationalité : Américain
  • Scénaristes : Stephen Gaghan, Dan Gregor, Doug Mand, Chris McKay, d'après les personnages d'Hugh Lofting
  • Casting vocal : Rami Malek, John Cena, Octavia Spencer, Tom Holland, Craig Robinson, Ralph Fiennes, Selena Gomez, Marion Cotillard
  • Distributeur : Universal Pictures International France
  • Editeur vidéo : Universal Pictures
  • Date de sortie vidéo : Premier semestre 2020
  • Box-office USA : 55 542 000$ en 20 jours 5 (carrière non achevée)
  • Box-office France / Paris-Périphérie A suivre
  • Budget : 175 000 000$
  • Crédits : © Universal Studios
Note des spectateurs :
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En plus d’être un mauvais film, Le voyage du Dr Dolittle est surtout un accident industriel gênant pour ceux qui ont commissionné pareil naufrage.

Synopsis : Après la perte de sa femme sept ans plus tôt, l’excentrique Dr. John Dolittle, célèbre docteur et vétérinaire de l’Angleterre de la Reine Victoria s’isole derrière les murs de son manoir, avec pour seule compagnie sa ménagerie d’animaux exotiques.
Mais quand la jeune Reine tombe gravement malade, Dr. Dolittle, d’abord réticent, se voit forcé de lever les voiles vers une île mythique dans une épique aventure à la recherche d’un remède à la maladie. Alors qu’il rencontre d’anciens rivaux et découvre d’étranges créatures, ce périple va l’amener à retrouver son brillant esprit et son courage.
Au cours de sa quête, le docteur est rejoint par un jeune apprenti et une joyeuse troupe d’amis animaux, dont un gorille anxieux, un canard enthousiaste mais têtu, un duo chamailleur entre une autruche cynique et un joyeux ours polaire, et enfin un perroquet entêté, le plus fiable conseiller et confident de Dolittle.

Robert Downey Jr dans Dolittle, avec son perroquet Polynesia

Dr. John Dolittle (Robert Downey Jr.) and parrot Polynesia (Emma Thompson) in « Dolittle, » directed by Stephen Gaghan. © Universal Studios

Critique : Budgété à 175 millions de dollars, Le voyage du Docteur Dolittle ne semble se justifier dans les chiffres que par la simple présence de Tony Stark/Iron Man, en tête d’affiche. Pour ce film, Robert Downey Jr. a fait une entorse à son calendrier depuis 12 ans, quasiment entièrement tourné sur son seul personnage Marvel.

Autour de lui se sont greffés des noms prestigieux, notamment dans le casting vocal (Rami Malek, John Cena, Tom Holland, Octavia Spencer, Marion Cotillard, Emma Thompson, Selena Gomez…), pour une relecture exotique des aventures du Dr Dolittle, incarnée au cinéma à deux reprises par Eddie Murphy, dans deux nanars burlesques des années 90, en revenant au plus près du film de Richard Fleischer (L’extravagant Docteur Dolittle en 1967, avec Rex Harrison).

Avec cette nouvelle utilisation des personnages du roman de Hugh Lofting, l’idée d’Universal était évidemment de relancer une franchise autour d’une star devenue ultra-bankable pour s’inscrire dans le succès du reboot de Jumanji autre carton des années 90, redécouvert grâce à la présence de Dwayne Johnson. Il n’en sera rien dans les chiffres au box-office américain, où ce film d’aventures en costumes est devenu la risée des professionnels à la suite de résultats désastreux.

Harry Collett dans Le voyage du Dr dolittle

Ostrich Plimpton (Kumail Nanjiani), parrot Polynesia (Emma Thompson), gorilla Chee-Chee (Rami Malek), Tommy Stubbins (Harry Collett), squirrel Kevin (Craig Robinson), polar bear Yoshi (John Cena) and duck Dab-Dab (Octavia Spencer) in « Dolittle, » directed by Stephen Gaghan. © 2019 Universal Studios

On peut évoquer dans ce cas, un accident industriel, Dr Dolittle 2020 l’est, mais c’est surtout un vrai mauvais film qui reprend bien des fautes jadis commises par Le tour du monde en 80 jours de Frank Coraci, en 2004, dans ses artifices et son humour, et le côté suranné à la Pirates des Caraïbes de Disney. En commençant comme un faux conte de fées victorien, avec l’accent anglais forcé des acteurs qui déambulent au milieu d’animaux en images de synthèse incrustés, pour devenir un film de cape et d’épée avec un gros dragon bavard sur la fin, c’est tout un procédé accablant qui épuise le spectateur.

Réalisé par un cinéaste impersonnel (le scénariste de Traffic, Stephen Gaghan), incapable d’imposer un point de vue, ce gigantesque naufrage grimaçant sur fond vert, Dr. Dolittle dérape dans le nanar artificiel, dépourvu d’enjeux humains, où les animaux ne sont ni attachants ni marrants, mais juste barbants. Un retour dans les mauvaises formes aux niaiseries qu’ont été les avatars de Stuart Little et autres Alvin et les Chipmunks.

Critique de Frédéric Mignard

Sorties de la semaine du 5 février 2020

Le voyage du Dr Dolittle : affiche du film

© 2019 Universal Studios

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