John Wick Parabellum : la critique du film (2019)

Action, Arts martiaux, Thriller | 2h12min
Note de la rédaction :
8/10
8
Affiche définitive John Wick 3 Parabellum

Note des lecteurs

John Wick Parabellum est un triomphe d’action non-stop qui varie les chorégraphies et les décors, urbains ou exotiques, pour supplanter un second volet déjà de grande envergure.

Une suite directe dans la lignée survoltée de ses prédécesseurs

Synopsis : John Wick a transgressé une règle fondamentale : il a tué à l’intérieur même de l’Hôtel Continental. « Excommunié », tous les services liés au Continental lui sont fermés et sa tête mise à prix. John se retrouve sans soutien, traqué par tous les plus dangereux tueurs du monde.

Critique  : Plus besoin de présenter le tueur à gages John Wick. Issu d’une série B bien-menée, le personnage a vu sa notoriété exploser, lors d’un second volet énigmatique et tout bonnement extatique, qui poussait très loin les chorégraphies violentes dans un univers graphique toujours plus développé.

Avec une fin en forme de crescendo qui laissait le personnage excommunié, en proie à toutes les convoitises assassines, l’émotion cathartique restait en suspens. Parabellum reprend exactement aux portes ouvertes de son successeur pour aller encore plus loin sur le chemin de croix du personnage. Le voilà donc, telle une âme errante dans un décor et des enjeux proches du jeu vidéo, sillonnant le monde, avec un plan en tête : ne pas mourir et ainsi ne pas oublier sa bien-aimée décédée au début du premier film.

Crédits Lionsgate


Crédits : Lionsgate

Un action-flick extrême

Mort-vivant qui dézingue tous ceux qui s’érigent sur sa quête mystique, il est increvable, œuvrant dans l’œil du cyclone, dans un ouragan de balles et de coups tranchants qui donnent l’occasion au réalisateur Chad Stahelski de rallonger les séquences charnières qui faisaient le sel des premiers films. Tout est ici extrême dans les cascades, physiques jusqu’à l’épuisement, gore sans verser la moindre goûte de sang (un exploit), et douloureuses jusqu’aux ongles qui s’agrippent aisément aux fauteuil face aux coups que chacun de ses adversaires ou alliés, prend dans la panse.

Avec l’intrusion de nouveaux personnages qui étoffent la passé nébuleux de l’ancien serial-killer (Halle Berry, superbement méconnaissable, Angelica Huston, royale), le personnage de Wick est poussé aux extrêmes dans une distanciation mentale où la psychologie dans la douleur est portée à son paroxysme, avec une dose d’humour effarante dans un tel débordement de violence.

Parabellum est une danse macabre opératique visuellement grandiose

Véritable gloire des seconds rôles, exaltants, exubérants, omniprésents, le voyage intérieur de Wick, dans des enfers criminels insoupçonnés de beauté (les décors du Continental, mais pas qu, voire les séquences africaines), est grisant dans ses rencontres récurrentes. Le plaisir palpable de retrouver Ian McShane, et son majordome joué par Lance Reddick, Laurence Fishburne en prince des égouts, véritable Ghost Dog gargantuesque d’un comics interstellaire, est constant, malgré peut-être une impression de fatigue face à un tel déferlement d’action tous azimuts sur une durée affichée de 2h10.

John Wick 3 est visuellement grandiose,  avec une belle victoire de la grâce, celle de mouvements de caméra virtuose ou de combats collectifs époustouflants. Les aficionados de la saga seront en extase. Le succès conséquent aux USA en est une preuve irréfutable.

Critique : Frédéric Mignard

Sorties de la semaine du 22 mai 2019

Affiche définitive John Wick 3 Parabellum

Crédits : Lionsgate / Metropolitan FilmExport

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Affiche définitive John Wick 3 Parabellum

Bande annonce VF de John Wick 3

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