Andy : la critique du film (2019)

Comédie | 1h30min
Note de la rédaction :
4,5/10
4,5
Affiche Andy de Julien Weill

Note des lecteurs

Comédie romantique qui se voudrait séduisante, Andy est surtout une œuvre terne plombée par une réalisation banale. Seuls les comédiens sont à sauver de l’entreprise.

Synopsis : Thomas, un doux oisif, a toujours réussi à mener sa vie sans faire le moindre effort ; jusqu’au jour où il se retrouve à la rue contraint de vivre dans un foyer. C’est là qu’il rencontre Margaux, qui y travaille mais surtout s’y réfugie après une histoire d’amour douloureuse. Obligé de travailler, Thomas pense avoir trouvé le job idéal : escort boy. Or, même ça il ne peut le faire comme tout le monde. Il va alors entraîner Margaux dans un partenariat aux rebondissements aussi drôles qu’inattendus.

Une comédie au ton hésitant

Critique : Premier long-métrage de Julien Weill, co-scénariste des Gazelles (Achache, 2014), Andy pouvait être une bonne surprise sur le papier puisque l’auteur s’empare de quelques sujets de société (les SDF, les femmes battues, la prostitution masculine) pour en tirer une comédie romantique ayant pour héros des personnages en bout de course. De quoi créer un vrai feel good movie, avec une bonne dose d’humanité dedans.

Alice Taglioni dans la comédie Andy

© Photo Anne tilly

Malheureusement, tout ceci reste confiné au niveau des intentions et Julien Weill a raté en grande partie sa cible dans ce premier long qui n’arrive jamais à trouver un ton. Ni décalé, ni totalement banal, Andy échappe finalement à toute analyse par son incapacité à se déterminer. Parfois vaguement drôle (on sourit de temps à autre), occasionnellement émouvant dans sa peinture des laissés pour compte de la société, le film ne parvient pas à choisir une ligne directrice et échoue finalement sur la plupart des plans.

Une réalisation terne

Il faut dire que le script – ni pire ni meilleur qu’un autre – n’est en rien sublimé par une réalisation désespérément terne qui ne cherche jamais à s’échapper d’une forme télévisuelle. Ici règne le gros plan hideux, le champ / contre-champ banal à pleurer, voire pire, l’arrêt sur image laid lors du générique de fin.

Heureusement, les comédiens assurent

Cette indigence formelle est heureusement compensée en partie par l’implication de l’ensemble du casting. Il faut notamment saluer la performance de Vincent Elbaz qui porte vraiment l’intégralité du film sur ses épaules. Sa composition d’éternel enfant qui refuse d’assumer toute responsabilité est vraiment réussie et permet même de s’attacher au protagoniste, pourtant assez tête à claque dans l’absolu.

Face à lui, Alice Taglioni est plutôt juste en femme battue qui réapprend progressivement à aimer les hommes. On apprécie également les seconds rôles tenus par Brigitte Roüan, excellente en mère sinoque gagnée par Alzheimer, ou encore Philippe Cura en partenaire de chambrée lui aussi au bout du rouleau.

Jamais désagréable ou franchement mauvais, Andy est donc en partie sauvé par la justesse des comédiens, mais il s’agit bien de l’unique intérêt de cette énième comédie romantique, ni pétillante, ni séduisante. Terne, on vous dit !

La fiche du film sur le site du distributeur

Critique de Virgile Dumez 

Les sorties de la semaine du 4 septembre 2019

 

Affiche Andy de Julien Weill

© Photo Anne tilly

 

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