Aladdin (2019) : la critique du film (2019)

Aventure, Comédie, Film pour enfants | 2h09min
Note de la rédaction :
6/10
6
Affiche du remake live d'Aladdin, avec Will Smith

Note des lecteurs

Un remake convenu, mais loin d’être désagréable, à conseiller essentiellement à une nouvelle génération d’âmes consentantes. Will Smith apporte la vivacité nécessaire pour sortir l’ensemble d’une torpeur engrangée par un casting intégralement fade.

Synopsis : Quand un charmant garçon des rues du nom d’Aladdin cherche à conquérir le cœur de la belle, énigmatique et fougueuse princesse Jasmine, il fait appel au tout puissant Génie, le seul qui puisse lui permettre de réaliser trois vœux, dont celui de devenir le prince Ali pour mieux accéder au palais…

Critique : De Guy Ritchie, vous ne retrouverez pas grand-chose dans la nouvelle version live d’un classique Disney, Aladdin. Le réalisateur de Snatch et Sherlock Holmes calme le jeu, abandonne ses tics, et s’assagit dans les conventions du film familial, y compris dans les scènes survoltées de “génie”, avec des vœux exaucés à un rythme bien contemporain, celui d’une fluidité totale, tant les effets spéciaux sont remarquables.

Aladdin et la lampe magique dans le reboot live

Crédits : The Walt Disney Company France

Guy Ritchie ralentit le rythme

Ritchie est donc, après Kenneth Branagh ou Tim Burton, le dernier nom à la mode qui donne de la chair aux classiques animés du studio légendaire Disney. Après le succès du très beau La Belle et la Bête et  l’étonnante réussite du Livre de la Jungle,  la major,  qui, en 2019, a aussi traîné la trompe de Dumbo dans des décors réels, sort avec Aladdin l’une de ses cartes maîtresses, et l’on désirait volontiers en voir le résultat à l’écran.

Copyrights : Walt Disney Pictures

Pour mémoire, en 1992, Aladdin est officiellement le premier film d’animation de l’histoire à dépasser les 200 millions de dollars au box-office USA. Le triomphe est à la fois critique et public, permettant de consolider l’empire animé de Disney, en pleine renaissance après le succès aquatique de La Petite Sirène et le nominé aux Oscars La Belle et la Bête.

Aladdin 1992 est un triomphe dans un genre exotique, mélange bienvenue de comédie et de musical, avec des personnages charismatiques. Le ton de la version de 2019, est, de son côté, celui d’une naïveté confondante, celui d’un spectacle préfabriqué aux logiciels à la mode, où l’on ne sent jamais la moindre spontanéité, le moindre risque de mélancolie, de psychologie,  ou de délire comique total à la Kuzco…

N’est pas calife à la place du calife qui veut

Le conte des 1001 Nuits est loin d’être mauvais et bénéficie même de bien des atouts pour séduire les jeunes spectateurs qui n’ont sûrement pas encore vu le classique légendaire du géant hollywoodien. Mais l’adulte, lui, peut faire preuve d’un peu plus de réserve : la romance naissante entre Aladdin et Jasmine est victime du jeu fade des deux tourtereaux qui manquent tous deux de personnalité et échouent donc à donner de la chair à cette oeuvre d’artifices.

Finalement, il faut bien la fougue de Will Smith pour animer le show. La star américaine à qui l’on demande de réinterpréter les vrais classiques musicaux de l’original, s’amuse comme un fou, dans un corps rebâti numériquement, au cœur d’un microcosme de sable et de sabre, certes exubérant, mais par trop canonique pour se faire calife à la place du calife.

Les films Disney Live Action Reimaginings

Critique de Frédéric Mignard

Sorties de la semaine du 22 mai 2019

Affiche du remake live d'Aladdin, avec Will Smith

Copyrights : Disney

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