Aladdin : la critique du film (1993)

Animation, Comédie | 1h30min
Note de la rédaction :
8/10
8

  • Réalisateur : Ron Clements John Musker
  • Date de sortie: 24 Nov 1993
  • Nationalité : Américain
  • Titre original : Aladdin
  • Distributeur : Gaumont Buena Vista International
  • Box-office France / Paris-périphérie : 7 280 423 entrées / 1 513 877 entrées
  • Box-office américain : 217M$ (numéro 1 annuel)
Note des lecteurs

Un pastiche héroïque qui marqua l’histoire du cinéma de par son humour et sa poésie animée.

Synopsis : Au Royaume d’Agrabah, Aladdin, un voleur intrépide, s’attire les foudres du Vizir Jafar, en tombant amoureux de la princesse Jasmine, et en s’emparant d’une lampe magique où sommeille un génie capable d’exaucer ses vœux.

Critique : Aladdin réalise, en 1993, l’exploit de devenir le plus gros succès du studio Walt Disney Pictures, avec pas moins de 218M$ au box-office mondial. Pour la première fois, un film animé dépassait la barre des 200 millions et réconfortait les investisseurs après la série d’échecs effroyables subi par le secteur de l’animation Disney dans les années 80 (Taram et le chaudron magique, Basil détective privé). Aladdin allait finir en première position annuelle aux USA en 2012, où le film avait été distribué un an avant la France. Chez nous, il bat le premier Jurassic Park et se positionne en seconde place de l’année 93 derrière le phénomène local Les visiteurs.

Déjà réalisateurs de La Petite Sirène, premier film du renouveau, John Musker et Ron Clements propose avec Aladdin une oeuvre d’une beauté animée totale, où la fluidité et l’apport des images numériques confinent à l’esthétique du futur classique, une splendeur de conte intemporel.

Pour la première fois toutefois, les deux réalisateurs-scénaristes prennent le risque de jouer la carte de l’auto-dérision et du métacinéma, avec un humour diablement efficace qui sera la marque du film. En employant les services de Robin Williams pour incarner le génie, l’humour est l’élément fédérateur qui fera d’Aladdin non pas une romance ou un film d’aventure, mais une authentique comédie à la limite du pastiche, ce que les deux auteurs réitéreront avec Hercule en 1997 ; toutefois, en allant trop loin dans le déboulonnement humoristique de l’objet filmique, l’impact sera moindre.

Comédie musicale, avec de beaux moments de musique célébrés par deux Oscars -on pense forcément au Rêve bleu-, Aladdin est la consécration d’une nouvelle politique pour Disney : opter pour la sortie d’un long métrage animé par an (au lieu d’un tous les 5 ans!) grâce à l’apport du numérique, et reflète une mondialisation incontrôlée de la consommation. Le titre français reprend ainsi l’orthographe anglaise, avec deux D, pour diminuer les coups du merchandising en globalisant les produits autour d’un titre identique.

En 2019, Guy Ritchie propose le remake live du film,.

Critique de Frédéric Mignard

Copyrights : Walt Disney Pictures

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