Acteur, chanteur et doubleur allemand, Wolfgang Kieling est né en 1924 à Berlin, en Allemagne. Il commence sa carrière enfant en tant que chanteur à la tessiture de soprano et se produit à la radio dès 1930.
Une voix d’enfant enchanteresse
A l’âge de 12 ans, il est déjà sollicité pour jouer au cinéma dans Maria, die Magd (Veit Harlan, 1936), puis dans La sonate à Kreutzer (Veit Harlan, 1937). Finalement, il choisit d’apprendre son métier de comédien au théâtre et il devient même assistant metteur en scène durant quelques temps.
Toutefois, après 1941, sa carrière est brusquement interrompue lorsqu’il sert dans l’armée allemande. Il est blessé et fait prisonnier par l’armée soviétique. Wolfgang Kieling n’est libéré qu’en 1949 et il retourne sur les planches, faisant sans cesse l’aller-retour entre l’Allemagne de l’Ouest et de l’Est, car motivé par un engagement personnel plutôt à gauche.
Une carrière cinéma profuse dans les années 60, puis la télévision
L’acteur revient devant les caméras à partir de 1957 et va enchaîner les prestations dans de nombreux films et productions télévisées. Ainsi, on le voit dans Le jeu de l’assassin (Helmuth Ashley, 1961), Le rideau déchiré (Alfred Hitchcock, 1966) où il interprète un agent de la STASI, La vengeance de Fu Manchu (Jeremy Summers, 1967), La vengeance du Scorpion d’or (Alfred Vohrer, 1968) ou encore Dollars (Richard Brooks, 1971).
A partir des années 70, Wolfgang Kieling joue majoritairement pour la petite lucarne dans un nombre impressionnant de téléfilms. Il ne revient véritablement au grand écran qu’avec le thriller Out of Order… en dérangement (Carl Schenkel, 1984) où il interprète le comptable discret qui est en réalité un escroc. Cela sera sa dernière prestation pour le cinéma.
Effectivement, Wolfgang Kieling décède en 1985 à l’âge de 61 ans des suites d’un cancer à l’estomac. On notera qu’il est connu aussi en Allemagne pour avoir été la voix de Paul Newman ou encore de Frank Sinatra.