Valérie Kaprisky

Actrice
L'année des méduses, l'affiche

Personal Info

  • Nationalité : Française
  • Date de naissance : 19 août 1962 à Neuilly-sur-Seine (France)
  • Crédit visuel : © 1984 T. Films - FR3 / Affiche : Philippe by SPADEM. Tous droits réservés.

Biographie

Note des spectateurs :

Valérie Kaprisky débute au cinéma en 1981 et tourne d’abord des films anodins, du Jour se lève et les conneries commencent (1981) de Claude Mulot à Légitime violence (1982) de Serge Leroy, en passant par Les hommes préfèrent les grosses (1981) de Jean-Marie Poiré et Aphrodite (1982) de Robert Fuest, un film érotique qui compromet sa carrière en France. Le cinéaste est culte, mais ne s’impliquera pas dans cette commande qui ne sera qu’alimentaire, au détriment des ambitions de la jeune femme qui espérait y voir un tremplin pour sa carrière.

Aphrodite, l'affiche

© 1982 Les Films de la Tour – Raoul Katz et Cie. – Carlton Film Export / Affiche : © Philippe Berry. Tous droits réservés.

Le drame de L’été meurtrier

Très vite, Valérie Kaprisky obtient le premier rôle de L’été meurtrier, l’un des plus gros succès des années 80. Isabelle Adjani a refusé le projet et c’est donc avec l’espoir d’un tournant dans sa carrière que la jeune débutante démarre les répétitions. Deux mois après, Adjani fait volte-face et s’accapare du rôle principal du film de Jean Becker, malgré l’engagement de sa remplaçante. Un petit traumatisme et de l’amertume pour Kaprisky qui découvre l’envers du décor de l’industrie cinématographique française mais un grand César d’interprétation pour Adjani qui s’offre le plus gros succès de toute sa carrière avec plus de 5 000 000 d’entrées.

1984 : l’explosion Valérie Kaprisky

La roue tourne finalement en 1983 lorsqu’elle est choisie par Jim McBride pour le rôle féminin principal d’À bout de souffle, made in USA (1983), remake du film de Godard dans lequel elle forme un couple sexy avec Richard Gere. Le vedettariat s’offre alors à elle. Mieux, en 1984, Valérie Kaprisky se retrouve à l’affiche de deux succès du cinéma français, deux œuvres sulfureuses qui font grand bruit. La sensualité et le jeu ardent de Kaprisky explosent dans le controversé La femme publique d’Andrzej Zulawski, aux côtés de Francis Huster et Lambert Wilson. Sa performance lui vaut d’être nommée au César de la meilleure actrice. Sorti quelques mois plus tard, L’année des méduses de Christophe Frank est un drame vénéneux qui la met dans les bras de Bernard Giraudeau.

Alors étiquetée sex-symbol du cinéma hexagonal, de par sa nudité généreusement dévoilée à l’écran, Valérie Kaprisky prend un tournant commercial inattendu avec La gitane (1985) de Philippe de Broca, où elle a pour partenaire Claude Brasseur. Visant un public populaire, la production Alain Terzian est un lourd échec au box-office, ce qui fragilise déjà l’ascension d’une artiste au tempérament fort qui s’éclipse.

 

Et si le grand public ne voulait pas voir Valérie Kaprisky habillée ?

Lassée des rôles déshabillés, l’actrice change de registre, prend ses distances avec le cinéma et ne tourne que deux films en cinq ans. Ces deux œuvres ne rencontrent que peu d’échos, en pleine crise du cinéma. On pense notamment à Mon ami le traître (1988) où elle côtoie Dussollier chez le cinéaste à forte carrure José Giovanni. Elle est en outre éclipsée par d’autres jeunes actrices au profil similaire, comme Béatrice Dalle ou Mathilda May, qui connaîtront aussi des difficultés dans une production française en totale mutation. Son come-back en 1991 dans le biopic Milena de Véra Belmont s’avère un cruel échec commercial qui met un terme à son statut de vedette.

 

 

 

La chute inexorable vers l’anonymat

Le déclin de l’actrice est ensuite inexorable, et on ne la verra plus que dans des rares seconds rôles, de Dis-moi oui (1995) d’Alexandre Arcady à Salaud, on t’aime (2014) de Claude Lelouch, en passant par Une place parmi les vivants (2003) de Raoul Ruiz, Mon petit doigt m’a dit… (2005) de Pascal Thomas ou Le cœur des hommes 2 (2007) de Marc Esposito.

Dans les années 2000 et 2010, elle se consacre davantage à la télévision et joue dans quelques pièces de théâtre dont Faces (2007-2009) d’après le film de John Cassavetes, qu’elle interprète au Théâtre national de Nice, à la Criée de Marseille et au Théâtre Nanterre-Amandiers.

Gérard Crespo

Affiche de La Femme publique d'Andrzej Zulawski

Copyright Fox Hachette

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