Actrice, écrivaine, scénariste et productrice britannique, Sheila Hancock est née en 1933 à Blackgang sur l’île de Wight au large de l’Angleterre. Elle débute une scolarité dans un couvent, avant que celle-ci soit interrompue par la Seconde Guerre mondiale où elle doit fuir le blitz comme de nombreux enfants évacués. Après la guerre, elle entre à la Royal Academy of Dramatic Art de Londres où elle apprend à jouer la comédie.
Sheila Hancock, une comédienne de théâtre avant tout
Une fois son diplôme en poche, elle se produit sur les scènes britanniques à partir de 1958. Si elle est surtout présente dans le West End, elle a poursuivi aussi une belle carrière à Broadway au milieu des années 60.
Au cinéma, on la voit tout d’abord dans des emplois non crédités au début de la décennie 60, mais ses succès à la télévision lui permettent d’obtenir des rôles plus sérieux à partir de 1964. Son premier vrai rôle marquant intervient dans La force des ténèbres (Karel Reisz, 1964), mais elle privilégie encore sa carrière théâtrale. On ne la retrouve au grand écran qu’en 1967 dans la comédie Comment j’ai gagné la guerre (Richard Lester, 1967), avant d’affronter la star Bette Davis dans la comédie grinçante The Anniversary (Roy Ward Baker, 1968).
Des tonnes de programmes télévisuels
Même si ces films sont de qualité, ils ne rencontrent guère le succès et Sheila Hancock retourner officier à la télévision dans des séries comme Mr. Digby Darling, Now, Take My Wife et plusieurs autres sitcoms. En fait, il faut attendre 1980 pour qu’elle retrouve un emploi au cinéma dans le peu mémorable The Wildcats of St. Trinian’s (Frank Launder, 1980). Au cours des années 80, elle est encore sur scène ou à la télé, mais elle délaisse totalement le cinéma avec quelques produits sans intérêt comme The Love Child (Robert Smith, 1987) ou encore Buster (David Green, 1988) avec le chanteur Phil Collins. Toujours sollicitée pour des comédies, elle intègre le casting de Tels pères, telle fille (Emile Ardolino, 1990), le remake de Trois hommes et un couffin.
Dans les années 90, Sheila Hancock est toujours occupée par la télévision et se convertit au quakerisme, confirmant son penchant religieux. Elle joue à cette époque dans Amour et mort à Long Island (Richard Kwietniowski, 1997), ce qui marque son attachement à la cause LGBTQ+ puisqu’elle a milité pour l’acceptation du mariage homosexuel en Grande Bretagne. Par la suite, elle tourne dans plusieurs épisodes de la série Bedtime (2001-2003), mais son rôle le plus marquant demeure celui de la grand-mère dans le drame historique Le garçon au pyjama rayé (Mark Herman, 2008). Depuis, elle a joué dans une planquée de séries et dans Delicious (Tammy Riley-Smith, 2013) qui a été décliné en série télé.
Un bref retour au premier plan à plus de 80 ans
Enfin, la comédienne retrouve même un rôle principal dans Edith, en chemin vers son rêve (Simon Hunter, 2017) alors qu’elle est octogénaire. On notera qu’elle n’a jamais abandonné la scène et qu’elle se produisait encore dans des pièces de théâtre au début de la décennie 2020 alors qu’elle approche des 90 ans. Bref, une grande dame !