Ryan O’Neal

Acteur
Ryan O'Neal dans Driver

Personal Info

  • Nationalité : Américain
  • Date de naissance : 20 avril 1941 à Los Angeles, Californie (États-Unis)
  • Date de décès : 8 décembre 2023 à Los Angeles, Californie (États-Unis)
  • Crédit visuel : Ryan O’Neal dans "Driver" © 1978 Twentieth Century Fox Film Corporation - StudioCanal Films Ltd. Tous droits réservés.

Biographie

Note des spectateurs :

Acteur américain, Ryan O’Neal débute à la télévision en 1960. Il y connaît un gros succès avec le soap opera Peyton Place (1964-69), dont il partage l’affiche avec Dorothy Malone et Mia Farrow. Cela lui vaut des propositions au cinéma.  

Beau gosse à l’allure athlétique, Ryan O’Neal triomphe dès son second long métrage : le mélodrame Love Story (1970) de Arthur Hiller, explose le box-office mondial et lui vaut une nomination à l’Oscar du meilleur acteur.  

Pourtant, son jeu dramatique peine à convaincre la critique qui lui reproche son inexpressivité. Toujours est-il qu’il devient très sollicité dans les années 70. On remarque sa collaboration avec Peter Bogdanovich dans le registre de la comédie, pour On s’fait la valise, docteur ? (1972), La barbe à papa (1973) et Nickelodeon (1976).  

Mais Ryan O’Neal reste surtout l’inoubliable interprète de Barry Lyndon (1975), le chef-d’œuvre de Stanley Kubrick, dans lequel il réussit à casser son image un peu lisse. De cette décennie glorieuse pour lui, on peut aussi retenir le polar Driver (1978) de Walter Hill, mal accueilli à sa sortie, mais réévalué depuis.  

Les années 80 marquent son déclin artistique et commercial, même s’il faut peut-être redécouvrir Les vrais durs ne dansent pas (1987) de Norman Mailer, éreinté à l’époque. L’acteur poursuit ensuite une carrière essentiellement télévisuelle.  

Au cinéma, il tiendra surtout des seconds rôles, notamment dans La méthode zéro (1998) de Jake Kasdan et Knight of Cups (2015) de Terrence Malick.  

Ryan O’Neal est décédé le 8 décembre 2023 à l’âge de 82 ans. 

Gérard Crespo 

Ils nous ont quittés en 2023 

Filmographie :

Acteur (longs-métrages de cinéma uniquement) :

  • 1969 : Une si belle garce (The Big Bounce) d’Alex March
  • 1970 : Love Story d’Arthur Hiller
  • 1970 : Le Défi (The Games) de Michael Winner
  • 1971 : Deux hommes dans l’Ouest (Wild Rovers) de Blake Edwards
  • 1972 : On s’fait la valise, Doc ? (What’s Up, Doc?) de Peter Bogdanovich
  • 1973 : Le Voleur qui vient dîner (The Thief Who Came to Dinner) de Bud Yorkin
  • 1973 : La Barbe à papa (Paper Moon) de Peter Bogdanovich
  • 1975 : Barry Lyndon de Stanley Kubrick
  • 1976 : Nickelodeon de Peter Bogdanovich
  • 1977 : Un pont trop loin (A Bridge Too Far) de Richard Attenborough
  • 1978 : Driver (The Driver) de Walter Hill
  • 1978 : Oliver’s Story de John Korty
  • 1979 : Tendre combat (The Main Event) d’Howard Zieff
  • 1981 : Les Fesses à l’air (So Fine) d’Andrew Bergman
  • 1981 : Opération Green Ice (Green Ice) d’Ernest Day
  • 1982 : Partners de James Burrows
  • 1984 : Divorce à Hollywood (Irreconcilable Differences) de Charles Shyer
  • 1985 : La Fièvre du jeu (Fever Pitch) de Richard Brooks
  • 1987 : Les Vrais durs ne dansent pas (Tough Guys Don’t Dance) de Norman Mailer
  • 1989 : Le Ciel s’est trompé (Chances Are) d’Emile Ardolino
  • 1996 : Ma femme me tue (Faithful) de Paul Mazursky
  • 1997 : An Alan Smithee Film d’Arthur Hiller et Alan Smithee
  • 1997 : Hacks de Gary Rosen
  • 1998 : La Méthode zéro (Zero Effect) de Jake Kasdan
  • 1998 : Coming Soon de Colette Burson
  • 2000 : The List de Sylvain Guy
  • 2000 : Gentleman B. de Jordan Alan
  • 2002 : Influences (People I Know) de Daniel Algrant
  • 2003 : Le Rappeur de Malibu (Malibu’s Most Wanted) de John Whitesell
  • 2012 : Slumber Party Slaughter de Rebekah Chaney
  • 2015 : Knight of Cups de Terrence Malick

Les plus gros succès de Ryan O’Neal en France

  1. Love Story (1971) : 5 512 408 entrées
  2. Barry Lyndon (1976) : 3 475 185 entrées
  3. Un pont trop loin (1977) : 1 224 055 entrées
  4. Driver (1978) : 1 102 183 entrées

Avec seulement quatre longs métrages à plus de 500 000 entrées en France, Ryan O’Neal est l’un des espoirs déçus du cinéma des années 70. Love Story et Barry Lyndon auraient dû lui permettre d’être un géant du box-office, mais Tendre combat avec Barbra Streisand ou la comédie LGBT efféminée Partners de James Burrows, en décidèrent autrement. Les années 80 furent un désastre pour sa carrière. Dans les années 90, l’homme qui avait fait pleurer le monde entier avec le phénoménal Love Story aux 5 millions d’entrées, n’était plus qu’un lointain souvenir générationnel.

Frédéric Mignard

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