Actrice et mannequin polonaise, Joanna Pacula est née en 1957 à Tomaszów Lubelski en Pologne. Durant les années 70, la jeune femme se forme à l’École nationale de théâtre polonaise de Varsovie et obtient son diplôme en 1979. Sur scène, elle interprète plusieurs pièces de Shakespeare.
L’ascension en Pologne
Pendant cette période de formation, la toute jeune actrice apparaît également dans quelques films dont Camouflage (Krzysztof Zanussi, 1977), avant d’obtenir des rôles plus conséquents, par exemple dans Ultima noapte de dragoste (Sergiu Nicolaescu, 1980), film roumain dont elle est la vedette féminine. Sa dernière contribution polonaise intervient pour le film de SF Les points sensibles (Piotr Andrejew, 1981).
Tandis que le régime communiste se durcit en Pologne, Joanna Pacula saisit l’opportunité de faire du mannequinat à Paris pour s’enfuir du bloc soviétique. C’est dans la capitale française qu’elle fait la rencontre du cinéaste Roman Polanski avec qui elle entretient une liaison.
Une carrière internationale inégale
Ce dernier la pousse ensuite à migrer aux Etats-Unis où elle entame une carrière internationale avec le film Gorky Park (Michael Apted, 1983). Ce film demeure encore de nos jours son plus notable car la jeune comédienne est ensuite cantonnée à la télévision pendant quelques années. Au cinéma, on la revoit dans Sweet Lies (Nathalie Delon, 1987) avec Treat Williams, puis le thriller The Kiss (Pen Densham, 1988).
Désormais appelée pour des séries B, Joanna Pacula donne la réplique à Steven Seagal dans le médiocre Désigné pour mourir (Dwight H. Little, 1990), puis part faire un tour en Italie pour le giallo de fin de série Body Puzzle (Lamberto Bava, 1992). Si l’on excepte Tombstone (George Pan Cosmatos, 1993) qui est une production un peu plus prestigieuse, la carrière de Joanna Pacula est confinée à la série B, aux DTV et autres produits vidéo typiques de la décennie 90.
Une incroyable série de films pour la vidéo
On la retrouve ainsi dans Warlock: The Armageddon (Anthony Hickox, 1993), Le silence des jambons (Ezio Greggio, 1994), Timemaster (James Glickenhaus, 1995), Le géant et moi (Michael Lehmann, 1998), Virus (John Bruno, 1999).
Ce manque cruel de propositions intéressantes se poursuit dans les deux décennies suivantes puisque l’on revoit la comédienne en train de cachetonner dans des produits indignes comme Dinocroc (Kevin O’Neill, 2004) ou Black Widow (Mark Roemmich, 2010). A partir de 2014, l’actrice commence à se mettre en retrait, même si on l’a revue plus récemment dans le film Buckle Up (Ross Fall, Chris Newman, 2023). On notera que contrairement à beaucoup de ses consœurs américaines, Joanna Pacula a été peu profuse en travaux télévisuels.