Acteur britannique, Francis L. Sullivan est né en 1903 à Londres. Etant enfant, il a fréquenté une école jésuite, avant de suivre une scolarité stricte en Suisse. Déjà marqué par un surpoids dès sa plus tendre jeunesse, Francis L. Sullivan se passionne très vite pour le théâtre et il entre dès l’adolescence à l’Old Vic où il se produit notamment dans Richard III de William Shakespeare. Nous sommes alors au début des années 20 et Francis L. Sullivan devient un pilier de la scène shakespearienne britannique.
En 1932, il apparaît pour la première fois au cinéma dans le rôle du méchant de The Missing Rembrandt (Leslie S. Hiscott, 1932), une adaptation des enquêtes de Sherlock Holmes. Ensuite, on peut encore le revoir dans When London Sleeps (Leslie S. Hiscott, 1932), Le juif errant (Maurice Elvey, 1933), Great Expectations (Stuart Walker, 1934). Toutefois, le cinéma britannique de l’époque ne lui offre guère l’occasion de s’épanouir. Aussi, Francis L. Sullivan va souvent jouer pour des coproductions américaines, avant de s’exiler carrément aux Etats-Unis. On a pu ainsi le voir dans La citadelle (King Vidor, 1938).
En fait, il doit vraiment attendre la fin de la Seconde Guerre mondiale pour obtenir à l’écran des rôles plus importants. Ainsi, on le découvre véritablement avec des films comme César et Cléopâtre (Gabriel Pascal, 1945) et Les grandes espérances (David Lean, 1946). C’est l’année 1948 qui lui apporte ses prestations les plus marquantes avec le rôle de Mr Bumble dans Oliver Twist (David Lean, 1948) et l’évêque de Beauvais Pierre Cauchon qui juge et condamne au bucher Jeanne d’Arc (Victor Fleming, 1948). Enfin, cette même année, il reprend un rôle dans lequel il a triomphé sur les planches dans Winslow contre le roi (Anthony Asquith, 1948).
Ensuite, on revoit le comédien dans le biopic Christophe Colomb (David MacDonald, 1949) et surtout dans le film noir Les forbans de la nuit (Jules Dassin, 1950). Dès le début des années 50, l’acteur est très présent à la télévision américaine et il délaisse quelque peu le cinéma. En 1954, il est naturalisé américain et continue à jouer dans des films dispensables comme Intrigues sous les tropiques (William Castle, 1954) ou Le fils prodigue (Richard Thorpe, 1955).
Finalement, Francis L. Sullivan décède d’une affection pulmonaire en 1956 à l’âge de 53 ans. Sa situation de surpoids a certainement eu sa part dans son décès précoce.