Acteur américain, Charles Bickford est né à Cambridge dans le Massachussetts en 1891 et le jeune homme se destine très rapidement à devenir acteur de théâtre, profession qu’il embrasse pleinement jusqu’en 1929 où il obtient enfin ses premiers emplois dans le cinéma muet. Dès cette année-là, il est repéré par le grand réalisateur Cecil B. DeMille qui lui offre le rôle principal de son Dynamite (1929), un drame romantique qui est cité à l’Oscar.
L’ascension au début du parlant
Dès l’année suivante, Charles Bickford donne la réplique à la grande Greta Garbo sur Anna Christie (Brown, 1930). S’il a encore tourné dans quelques films importants dans les années 30, ses prestations sont encore trop souvent cantonnées aux seconds plans. On citera tout de même Le mari de l’indienne (DeMille, 1931), Une aventure de Buffalo Bill (DeMille, 1936), La fille de Shanghaï (Florey, 1937). Durant cette décennie des années 30, Charles Bickford est également la vedette de plusieurs séries B qui n’ont pas marqué les esprits.
On préfère se souvenir de ses prestations dans Des souris et des hommes (Milestone, 1939), Les naufrageurs des mers du sud (DeMille, 1942) et il reçoit une première nomination à l’Oscar pour Le chant de Bernadette (King, 1943). Après la guerre, l’acteur arbore une allure plus mature et commence à obtenir des rôles plus imposants comme dans Crime passionnel (Preminger, 1945), Duel au soleil (Vidor, 1946). Le comédien reçoit une deuxième nomination à l’Oscar pour Ma femme est un grand homme (Potter, 1947), avant d’en recevoir une troisième pour Johnny Belinda, l’enfant du silence (Negulesco, 1948).
Charles Bickford, un second rôle très apprécié des années 40-50
Mais Charles Bickford est finalement meilleur dans des œuvres plus ambitieuses comme Les démons de la liberté (Dassin, 1947), Le mystérieux docteur Korvo (Preminger, 1950), Une étoile est née (Cukor, 1954) et Condamné au silence (Preminger, 1955). Toujours sollicité, le comédien tourne aussi fréquemment pour la télévision à partir du milieu des années 50.
Il incarne encore un rôle majeur dans Les grands espaces (Wyler, 1958), puis enchaîne avec Le vent de la plaine (Huston, 1960), Le jour du vin et des roses (Edwards, 1962) et termine sa longue carrière cinéma avec le western Gros coup à Dodge City (Cook, 1966). Mais son dernier baroud d’honneur, il le doit à la télévision avec un des rôles principaux de la série télévisée à succès Le Virginien dont il a tourné près de 50 épisodes durant toutes les années 60.
Charles Bickford décède d’une pneumonie en 1967. Il avait 76 ans.