Acteur, réalisateur, producteur et scénariste marocain, Ahmed Boulane est né en 1956 à Salé au Maroc. Dès le début des années 80, il devient un important homme à tout faire du cinéma marocain. Ainsi, il a été pendant deux décennies un précieux assistant-réalisateur, tout en poursuivant une carrière d’acteur. En tant que comédien, on a pu notamment le voir dans Afghanistan pourquoi ? (Abdellah Masbahi, 1983), puis Ishtar (Elaine May, 1987), Les 1001 nuits (Philippe de Broca, 1990), Marie de Nazareth (Jean Delannoy, 1995) ou encore Marrakech express (Gillies MacKinnon, 1998) avec Kate Winslet.
Pourtant, ce qui intéresse Ahmed Boulane est clairement la réalisation. Il réussit à tourner un court métrage encourageant en 1997 et peut ainsi passer au format long avec Ali, Rabiaa et les autres (2000) où il fait tourner Hiam Abbass. Mais comme le film évoque des thématiques sensibles comme le sexe et la drogue, il est rapidement retiré de l’affiche au Maroc. Après ce coup dur, il réalise un téléfilm, puis se lance dans la création de Les Anges de Satan (2007) qui devient le plus gros succès de l’année au Maroc grâce à son sujet controversé lié au satanisme.
Après ce coup d’éclat, on le revoit comme acteur dans Whatever Lola Wants (Nabil Ayouch, 2007) et la production américaine Contagion (Steven Soderbergh, 2011). Ahmed Boulane revient à la réalisation avec Le retour du fils (2012) qui est à nouveau très apprécié, mais nettement moins vu. En 2016, il s’empare du sujet délicat de l’immigration dans La Isla.
Depuis, il a été surtout vu dans de nombreuses séries télévisées en tant que comédien. Enfin, en 2025, il signe Casablanca – Dakar, avant de faire à nouveau l’acteur dans le gros succès Rue Málaga (Maryam Touzani, 2025). Son interprétation y est remarquable. Depuis, il a aussi tourné dans le drame italien Le cose non dette (Gabriele Muccino, 2026).