Acteur et metteur en scène de théâtre espagnol, José Luis Gómez (de son nom complet José Luis Gómez García) est né en 1940 à Huelva, en Espagne. L’aspirant comédien se forme à l’Institut d’art dramatique de Westphalie à Bochum et à l’École Jacques Lecoq à Paris. Il y apprend notamment l’art du mime et débute sa carrière théâtrale en Allemagne de l’Ouest.
Finalement, au bout d’un temps, il choisit de revenir en Espagne où on lui propose de mettre en scène des spectacles, ce qu’il voit comme une occasion en or. Durant les années 60 et le début des années 70, il ne joue que pour la télévision, ce qui lui offre la possibilité de monter sur scène en soirée.
En 1978, il s’exile à nouveau pour travailler avec Lee Strasberg à New York, non sans avoir joué dans Les yeux bandés (Carlos Saura, 1978) juste avant de s’envoler pour les Etats-Unis. Finalement, il revient en Espagne en 1980 et prend la direction du Teatro Español. Ce n’est que vers la fin des années 80 qu’il se lance enfin sérieusement dans une carrière cinématographique avec la comédie La Buraliste de Vallecas (Eloy de la Iglesia, 1987) qui est un gros succès dans le pays. Dès lors, il enchaîne avec Luces y sombras (Jaime Camino, 1988), mais décide de se consacrer à la mise en scène de théâtre durant une grosse dizaine d’années. Il devient même le directeur du Teatro de La Abadía à Madrid durant de nombreuses années.
Voilà pourquoi sa carrière cinéma est à nouveau mise entre parenthèse, avant de réapparaître bien plus âgé dans Le 7ème jour (Carlos Saura, 2004) où il fait une composition magistrale. Par la suite, il est visible dans Les fantômes de Goya (Milos Forman, 2006), Étreintes brisées (Pedro Almodóvar, 2009), La piel que habito (Pedro Almodóvar, 2011), Truman (Cesc Gay, 2015) et enfin Compétition officielle (Mariano Cohn et Gastón Duprat, 2021). Depuis, il semble être à la retraite.