Critique, historien du cinéma, réalisateur, producteur et acteur français, Bernard Eisenschitz est né en 1944 à Saint-Calais, dans la Sarthe. Il est issu d’une famille d’origine autrichienne et est le petit-fils du peintre Willy Eisenschitz. Grand admirateur des cinéastes Fritz Lang ou encore Nicholas Ray, Bernard Eisenschitz devient rapidement un critique de premier plan dans les années 60-70. Il se fait également historien du cinéma en publiant des ouvrages essentiels sur F.W. Murnau, Ernst Lubitsch, mais aussi sur le cinéma allemand.
Dès 1968, il réalise des courts métrages documentaires comme Le Retour d’Henri Langlois à Paris (1968) et il fait même l’acteur pour des amis cinéastes. Ainsi, on le voit dans Out 1, noli me tangere (Jacques Rivette, 1971), La Maman et la putain (Jean Eustache, 1973) et il joue un rôle important dans Les Favoris de la lune (Otar Iosseliani, 1984). Par la suite, on le retrouve encore en ange dans le chef d’œuvre Les Ailes du désir (Wim Wenders, 1987), mais aussi dans Berlin-Jérusalem (Amos Gitai, 1989), Golem, l’esprit de l’exil (Amos Gitai, 1992), Chantrapas (Otar Iosseliani, 2010) et plus récemment dans Don Juan (Serge Bozon, 2022).
Défenseur d’un cinéma d’auteur exigeant, Bernard Eisenschitz est également le fondateur de la revue Cinéma qui a été publiée de 2001 à 2007.Il est également à l’origine de la restauration de L’Atalante (1934) de Jean Vigo.