Acteur italien, Guido Mannari est né en 1944 dans la commune de Rosignano Marittimo dans la province de Livourne. Il voit le jour dans une famille d’agriculteurs et commence sa carrière en tant que footballeur semi-professionnel en tant qu’arrière de son équipe locale. Par la suite, Guido Mannari s’installe à Rome où il embrasse la carrière de mannequin, puis de comédien. Après un détour par le théâtre et les Etats-Unis pour parfaire sa technique de jeu, Guido Mannari est découvert par le cinéaste Mauro Bolognini qui lui offre un petit rôle marquant dans L’assoluto naturale (1969), puisqu’il incarne un violeur.
Durant cette époque, l’acteur gagne sa vie en participant à de très nombreux romans-photos. Son physique chatoyant lui permet d’intégrer le casting de Le Décaméron (Pier Paolo Pasolini, 1971), puis il tourne en France dans Un peu de soleil dans l’eau froide (Jacques Deray, 1971) avec Claudine Auger et Marc Porel. Le comédien est également sollicité pour quelques westerns comme Blindman, le justicier aveugle (Ferdinando Baldi, 1971), Le gang des frères Blue (Luigi Bazzoni, 1973) et Bill Cormack le fédéré (Joe d’Amato, 1975).
Toujours dans le domaine du cinéma populaire, on le retrouve en voleur à la tire dans la comédie policière Flics en jeans (Bruno Corbucci, 1976) où il donne la réplique à Tomas Milian. Toutefois, les bisseux se souviennent de lui pour son rôle de Macro dans le controversé Caligula (Tinto Brass, 1979). Si on le revoit encore dans le thriller horrifique Il medium (Silvio Amadio, 1980), puis dans Windsurf – Il vento nelle mani (Claudio Risi, 1984) avec Pierre Cosso et dans La donna delle meraviglie (Alberto Bevilacqua, 1985), sa carrière semble s’essouffler. En réalité, il s’est coupé petit à petit du monde du cinéma en intégrant les Témoins de Jéhovah qui l’ont isolé.
Tragiquement, Guido Mannari décède prématurément d’une crise cardiaque en 1988 alors qu’il n’avait que 43 ans.