Acteur et musicien espagnol, Manolo Solo (de son vrai nom Manuel Fernández) est né en 1964 à Algésiras en Andalousie. A l’âge de sept ans, sa famille déménage à Séville où il passe toute sa jeunesse et entre à l’Université pour étudier les sciences de l’éducation. Finalement, il se réoriente vers le théâtre et débute sa carrière audiovisuelle en 2001. Dès lors, il devient un second rôle très populaire du cinéma espagnol, enchaînant plus de 130 titres en une vingtaine d’années.
Parmi ses contributions les plus marquantes, on peut citer Les 7 vierges (Alberto Rodríguez, 2005), Le labyrinthe de Pan (Guillermo del Toro, 2006), Cellule 211 (Daniel Monzon, 2009), Biutiful (Alejandro G. Iñárritu, 2010), Amours cannibales (Manuel Martín Cuenca, 2013), La isla minima (Alberto Rodríguez, 2014), La colère d’un homme patient (Raúl Arévalo, 2016), pour lequel il reçoit le Goya du meilleur acteur dans un second rôle, puis Le gardien invisible (Fernando González Molina, 2017).
Parallèlement, il tourne dans un nombre considérable de produits télévisés, que ce soient des téléfilms ou des séries. Manolo Solo voit ses rôles s’épaissir avec l’âge et il devient une valeur sûre du cinéma ibérique avec des œuvres comme Compétition officielle (Mariano Cohn, Gastón Duprat, 2021), El buen patrón (Fernando León de Aranoa, 2021) et il accède enfin au premier rôle du nouveau chef d’œuvre de Victor Erice intitulé Fermer les yeux (2023). Son histoire est donc celle d’une ascension patiente et constante.