Acteur, réalisateur, scénariste et producteur suédois, Per Oscarsson est né en 1927 à Stockholm. Il a commencé à jouer avec un grand succès sur la scène du Théâtre royal dramatique de Stockholm. Au cinéma, il obtient des petits rôles dès le milieu des années 40 et enchaîne par la suite un nombre incalculable de participations plus ou moins importantes. Parmi les titres majeurs de sa vaste filmographie, on peut citer notamment La rue (Gösta Werner, 1949), Barabbas (Alf Sjöberg, 1953), Mademoiselle Avril (Göran Gentele, 1958).
Per Oscarsson, un acteur célébré entre 1965 et 1973
Toutefois, il doit patienter jusqu’au milieu des années 60 avant de connaître une véritable renommée internationale grâce à des rôles majeurs dans Vaxdockan (Arne Mattsson, 1962), Ma sœur, mon amour (Vilgot Sjöman, 1966) et La faim (Henning Carlsen, 1966) qui lui a valu le prix d’interprétation masculine au Festival de Cannes 1966.
Toujours aussi inspiré dans ses choix, on retrouve Per Oscarsson dans Les feux de la vie (Jan Troell, 1966) et Am-Stram-Gram (Jan Troell, 1968). Dès lors, l’acteur entame une carrière internationale en s’installant durant quelques temps en Angleterre. Ainsi, on peut l’apprécier dans Maldonne pour un espion (Anthony Mann, Laurence Harvey, 1968), La madriguera (Carlos Saura, 1969), Le visiteur de la nuit (Laslo Benedek, 1971), La nuit qui ne finit pas (Sidney Gilliat, 1972) et Le blockhaus (Clive Rees, 1973).
Un passage peu réussi derrière la caméra et le temps des séries télévisées
A cette période, il tente de passer derrière la caméra avec Ebon Lundin (1973) qu’il écrit, réalise et interprète, sans grand succès. Il ne reviendra derrière la caméra qu’en 1980 avec Sverige åt svenskarna qui fut un autre échec. La suite des années 70 est décevante avec un seul titre notable, le film d’horreur Victor Frankenstein (Calvin Floyd, 1977). Au cours des années 80, la carrière de Per Oscarsson marque le pas et le comédien retourne en Suède où il joue dans plusieurs séries télévisées.
Au grand écran, on ne le revoit que dans Henrietta (Lars Lennart Forsberg, 1983), Ronya, fille de brigands (Tage Danielsson, 1984), Bel été pour Fanny (Colin Nutley, 1992), L’été des secrets (Marius Holst, 1994), Midsommer (Carsten Myllerup, 2003) et il termine sa carrière avec le beau succès international rencontré par Millénium 2: La fille qui rêvait d’un bidon d’essence et d’une allumette (Daniel Alfredson, 2009) et sa suite directe Millénium 3: La reine dans le palais des courants d’air.
Per Oscarsson décède de manière tragique en même temps que son épouse lors de l’incendie accidentel de leur maison en 2010 alors qu’il avait 83 ans.