Note des spectateurs :

Míkis Theodorákis est une légende de la musique grecque. Il a signé plusieurs bandes originales de films et également consacré sa vie à l’engagement politique.

La célèbre danse du sirtaki de Zorba le Grec

Compositeur grec, Míkis Theodorákis a également mené une activité politique. Celle-ci commence pendant la Seconde guerre mondiale par des actes de résistance pendant l’Occupation nazie. Après la guerre, il subit une période d’emprisonnement puis de déportation pour avoir lutté contre les forces contre-révolutionnaires lors de la guerre civile grecque. En même temps, Míkis Theodorákis connaît une notoriété croissante dans le domaine musical. Son champ concerne aussi bien la musique classique (de chambre, symphonique, de ballet) que des compositions populaires, comme les chansons et les musiques de film.

Dans ce dernier domaine, il crée des bandes originales dès les années 1950 pour Michael Powell (Lune de miel), John Gilling (Le spectre du chat), Michael Cacoyannis (Électre), Jules Dassin (Phèdre) ou Anatole Litvak (Le couteau dans la plaie). Mais c’est la musique de Zorba le Grec (1964) de Cacoyannis qui lui assure la consécration, avec la célèbre danse du sirtaki. Il se voit alors nommé aux BAFTA et Golden Globes.

Míkis Theodorákis, compositeur engagé

La dictature des colonels qu’il combat lui occasionne à nouveau de sérieux ennuis et une arrestation, mais il parvient à obtenir l’exil en France sous la pression d’artistes et autres personnalités. Au cinéma, il collabore avec divers réalisateurs dont Jean-Daniel Pollet (Une balle au cœur) et András Kovács (Les murs). Il obtient le BAFTA de la meilleure musique originale pour Z (1969) de Costa-Gavras et se voit encore nommé dans cette catégorie avec État de siège (1972) du même réalisateur et Serpico (1973) de Sidney Lumet.

Míkis Theodorákis revient en Grèce à la démocratisation du régime. Il y poursuit une activité militante à gauche et est élu député européen en 1981. Il reste actif au niveau musical et signe d’autres BO de films, notamment pour Niklos Tzimas (L’homme à l’œillet) et Jean Schmidt (Les clowns de Dieu). Les dernières années du compositeur sont marquées par un engagement contre les mesures d’austérité imposées à la Grèce, mais ternies par des accusations d’antisémitisme. Míkis Theodorákis est décédé le 2 décembre 2021 à l’âge de 96 ans.

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