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Robert Hossein était connu pour ses superproductions théâtrales. Il avait également réalisé quinze longs métrages et connu le vedettariat avec la série des films Angélique, dans les années 60.

Un acteur, réalisateur et metteur en scène de théâtre

Acteur, scénariste, réalisateur et metteur en scène de théâtre français, Robert Hossein se lance très jeune dans une brillante carrière théâtrale et commence à concevoir des mises en scène dès 1949, activité qui deviendra de plus en plus régulière avec le temps. Au cinéma, il débute par de la figuration chez Guitry et Delannoy. Sa carrière s’accélère fortement grâce à son rôle dans Du rififi chez les hommes (Dassin, 1955).

La même année, il passe derrière la caméra pour la première fois avec Les salauds vont en enfer (1955) d’après Frédéric Dard, et il enchaîne aussitôt avec Pardonnez nos offenses (1956). On le retrouve en forme dans Toi, le venin (1959) et Les scélérats (1959), toujours d’après Dard. Il continue à réaliser des films régulièrement comme La nuit des espions (Mostra de Venise 1959),  Le jeu de la vérité (1961), Le goût de la violence (1961) et La mort d’un tueur (1964). Toutefois, de cette intense période, nous retiendrons surtout Le vampire de Düsseldorf (1965).

Robert Hossein, déjà populaire, obtient un immense succès personnel en incarnant l’amant sombre et romantique dans Angélique, marquise des anges (Borderie, 1964) et ses quatre suites. Son rôle de Jeoffrey de Peyrac lui colle ensuite à la peau, mais fait de lui une star appréciée du grand public.

Le vampire de Düsseldorf, l'affiche

© 1965 Mega Film – Producciones Benito Perojo – Rome Paris Films / Affiche : Jouineau – Bourduge. Tous droits réservés.

Robert Hossein, des rôles sombres dans des films d’action au théâtre participatif

Toutefois, Hossein n’aime rien tant qu’interpréter des rôles sombres dans des films violents. On l’apprécie à nouveau dans Brigade antigangs (Borderie, 1966), Maldonne (Gobbi, 1969), Une corde, un colt (Hossein, 1969), Le temps des loups (Gobbi, 1970), Point de chute (Hossein, 1970), Le casse (Verneuil, 1971), Un meurtre est un meurtre (Périer, 1972) et Prêtres interdits (La Patellière, 1973).

Dans les années 70, il se fait plus rare au cinéma et privilégie le théâtre, ce qui deviendra une constante. Il développe la formule d’un théâtre participatif où le public est invité à voter pour décider de la fin de la pièce, tout en investissant de très grandes salles pour faire du très grand spectacle, formule qu’il n’a cessé d’illustrer durant les trente années suivantes, avec un succès jamais démenti.

Il revient comme acteur sur grand écran avec Les uns et les autres (Lelouch, 1981) et Le professionnel (Lautner, 1981), puis repasse derrière la caméra pour Les misérables (1982) avec Lino Ventura, qui le voit nommé au César du meilleur scénario adapté. En 1986, Hossein signe Le caviar rouge qui sera sa dernière réalisation.

De moins en moins présent à l’écran, hormis pour des participations, Robert Hossein continue toutefois à faire parler de lui au théâtre. Il dirige notamment Jean-Paul Belmondo dans Kean (1987), puis Cyrano de Bergerac (1990). Il obtient un Molière d’honneur en 1995.

Dans les années 2000, il affirme son attachement au catholicisme en mettant en scène des spectacles comme Jésus la résurrection (2000) ou encore N’ayez pas peur, Jean-Paul II (2007).

Robert Hossein est décédé le 31 décembre 2020 à l’âge de 93 ans.

Virgile Dumez