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Après notre panorama exhaustif de l’année 2019, entre flops et succès, notre classement annuel et notre hommage aux disparus de cette année, nous finissons l’année 2019, avec le bilan des années 2010 , que nous avons voulu dresser par le prisme de ceux qui ont fait cette décennie, pour le meilleur (les gagnants) et le pire (les perdants). Retrouvez aussi le classement de nos rédacteurs, forcément subjectif… Il s’agit non pas du meilleur de ces dix dernières années, mais de nos dix coups de cœur.

Bilan des années 2010 / Dossier par Frédéric Mignard

Bilan des années 2010 : découvrez les perdants et les gagnants de la décennie
Découvrez le bilan de l’année 2010 : tendances, gagnants et perdants de cette décennie – Copyrights : Frédéric Mignard

Bilan des années 2010 : le classement de la rédaction

Frédéric MignardGérard CrespoClaudine LevanneurFranck LalieuxNicolas BonnesJean-Paul de Harma
1. Inception, Christopher Nolan 1. Shokuzaï, Kiyoshi Kurosawa 1. Moi Daniel Blake, Ken Loach 1. The House that Jack Built, de Lars von Trier 1. Drive, Nicolas Winding Refn 1. Mad Max: Fury Road, George Miller
2. Mad Max: Fury Road, George Miller 2. Boyhood, Richard Linklater 2. Bohemian Rhapsody, Brian Singer 2. Holy Motors, Leos Carax 2. Phoenix, Christian Petzold 2. Sicario, Denis Villeneuve
3. Midsommar, Ari Aster 3. Black Swan, Darren Aronofsky 3. The Artist, Michel Hazanavicius 3. La Vie d’Adèle, Abdellatif Kechiche 3. It Follows, David Robert Mitchell 3. Au revoir là-haut, Albert Dupontel
4. Oslo 31 août, Joachim Trier 4. Le Fils de Saül, Laszlo Nemes 4. Plaire, aimer et courir vite, Christophe Honoré 4. Mad Max: Fury Road, George Miller 4. Joker, Todd Phillips 4. Trilogie John Wick, Chad Stahelski
5. Ida, Pawel Pawlikowski 5. Melancholia, Lars von Trier 5. Divines, Houda Benyamina 5. The Neon Demon, Nicolas Winding Refn 5. Después de Lucia, Michel Franco 5. Enragés, Eric Hannezo
6. Silence, Martin Scorsese 6. Une séparation, Asghar Farhadi 6. Amour, Michael Haneke 6. Au-delà des montagnes, Zia Jangke 6. Black Swan, Darren Aronofsky 6. Ce qui nous lie, Cédric Klapisch
7. Gravity, Alfonso Cuarón 7. The Ghost Writer, Roman Polanski 7. La Vie d’Adèle, Abdellatif Kechiche 7. The Assassin, Hou Hsiao-hsien 7. Le Soldat Dieu, Koji Wakamatsu 7. Ready Player One, Steven Spielberg
8. Terraferma, Emanuele Crialese 8. Toni Erdman, Maren Ade 8. Le Gamin au vélo, Luc et Jean-Pierre Dardenne 8. Le Vent se lève, Hayao Miyazaki 8. Les Gardiennes, Xavier Beauvois 8. Un illustre inconnu, Alexandre de La Patellière, Matthieu Delaporte
9. Under the Skin, Jonathan Glazer 9. Call Me by Your Name, Luca Guadagnino 9. Une séparation, Asghar Faradi 9. Phantom Thread, Paul Thomas Anderson 9. Moi, Daniel Blake, Ken Loach 9. La Dame de pique, Pavel Lounguine (inédit en salle)
10. Animal Kingdom, David Michôd10. The Lost City of Z, James Gray 10. Chala, une enfance cubaine, Ernesto Daranas 10. The Strangers, Na Hong-jin 10. Gabrielle, Louis Archambault 10. De guerre lasse, Olivier Panchot
Mad Max Fury Road : Copyrights 2015 Warner Bros. Feature Productions Pty Limited – Copryrights : Warner Bros Entertainment Inc- Design : BOND

Bilan des années 2010 : Les gagnants des années 2010 

  • Adam Driver : acteur essentiel, appelé à jouer un grand rôle dans les années 2020, il s’est fait remarquer chez les Coen, Spielberg, Noam Baumbach, Jarmusch, Spike Lee et dans la trilogie Star Wars. On l’a vu aussi dans le Silence de Scorsese, un chef-d’œuvre.
  • Alain Guiraudie : le meilleur du cinéma indépendant des années 2010. Après la bonne surprise du Roi de l’évasion en 2009, il prend tout le monde de court avec L’inconnu du lac (118 000 entrées) et confirme avec Rester Vertical (73 000). De la radicalité comme on l’aime.
  • Ari Aster : il est l’auteur-réalisateur génial de Hérédité et Midsommar, deux monuments de l’horreur qui ont redéfini le genre dans son intensité. Il faudra compter sur lui durant les années 2020, tout comme Robert Eggers, autre nouveau talent issu du genre (The Witch, et surtout The Lighthouse).
  • Ashgar Farhadi : magnifique décennie pour le cinéaste iranien qui a marqué l’histoire du cinéma avec Une séparation, officiellement le premier film iranien à avoir réalisé le million d’entrées en France. Celui qui était cantonné au Festival de Berlin, monte en grade et devient un auteur cannois. Les succès du Passé (965 000), du Client (272 000) et Everybody knows (829 000) seront ceux d’un cinéaste qui est là pour durer.
  • Blumhouse Films et Jason Blum : le producteur spécialiste dans l’épouvante a connu de rares échecs (Jem et les Hologrammes), mais, avec ses budgets à 5M$ pour des films qui rapportent environ 200M$ dans le monde, il a bâti un empire ! Avec Paramount, il a développé les Paranormal Activity, dont 4 numéros sur 5 sont sortis dans les 2010, avec un 4e numéro à 900 000 entrées. Avec Sony, il s’est démarqué avec la franchise des Insidious ; avec Universal, il a collaboré sur Split et Glass, mais aussi Action ou vérité, Ouija, The visit et les American Nightmare ; pour Warner il est à l’origine des succès de Get out et Us… Il a aussi produit des films plus sérieux comme BlackKklansman de Spike Lee (1 305 000) et Whiplash (639 000). Seule ombre au tableau : la société de Jason Blum finit la décennie avec un flop, celui du remake au féminin de Black Christmas, conspué par tous. Le slasher ne dépassera pas les 80 000 entrées France.
  • Charlize Theron : reine des films aux titres passe-partout et oubliés dans les années 2000 (Moi, Peter Sellers, Nous étions libres, Dans la vallée d’Elah, Bataille à Seattle, Loin de la Terre brûlée), elle réussira enfin à percer dans un cinéma de qualité : Young Adult de Jason Reitman, Prometheus de Ridley Scott, Mad Mad: Fury Road de George Milller, Atomic Blonde et la franchise de Blanche-Neige et le Chasseur et Fast & Furious, font d’elle une vedette à part entière, l’une des gagnantes de la décennie. Tully, Gringo et Dark places nous rappellent que sa présence est loin d’assurer systématiquement un succès à un film.
  • Colin Firth : outre A single man, il s’est distingué par Le discours d’un roi (pluie de prix et 3 millions d’entrées en France), La taupe, Kingsman, Magic in the moonlight de Woody Allen… La suite sera moins brillante. Mais quel début de décennie 2010 !
  • Denis Villeneuve : le cinéaste canadien embrase l’art et essai avec Incendies, en 2011, qui fait forte impression, en particulier aux USA. Il devient dès lors la proie de Hollywood qui voit en lui un auteur ingénieux, sensible et original. Suivront un sans-faute : Prisoners, Enemy, Sicario, Premier Contact et Blade Runner 2049. Même si celui-ci est un four commercial, le succès artistique est patent.

Bilan des années 2010 : Dwayne Johnson, star la plus populaire

  • Dwayne Johnson : Il est parti de loin, de nanars en série (Doom, Maxi papa, Fée malgré lui, Faster), pour devenir progressivement dans les années 2010 une star bankable, sympathique même quand on n’aime pas les films dans lesquels il joue (Skyscraper, San Andreas, Baywatch, Jumanji, Rampage)… Drôle chez Michael Bay (No pain no gain), nul dans le remake de Hercule, il est de tous les films de gros bras (GI Joe : conspiration) et surtout il a parfaitement intégré la team des Fast & Furious au numéro 5, faisant de l’ombre à Vin Diesel lui-même. Ses films ont généré plus de 30 millions d’entrées en France dans les années 2010. Respect. C’est l’entertainer numéro 1, l’une des seules stars capables d’ouvrir un film, avec Tom Cruise, ce dernier ayant huit films à plus du million d’entrées dans les années 2010 (Night & day, trois Mission : Impossible, Jack Reacher, Oblivion, Edge of tomorrow…). Tom Cruise est éternel.
  • Elle Fanning : elle est la muse de Coppola, père et fille,de Winding Refn, Mélanie Laurent, John Cameron Mitchell, Cameron Crowe, J.J. Abrams, Ben Affleck. Elle se retrouve aussi, à deux reprises, pour les studios Disney face à Angelina Jolie dans Maléfique… Ses choix audacieux et sa carrière complexe peuvent aussi refléter celle d’une autre jeune comédienne de sa génération, Chloe Moretz (Kick-Ass, Laisse-moi entrer, Hugo Cabret, Sils Maria, Dark shadows, Comes as you are, Suspiria, Greta…).
  • Eric Toledano et Olivier Nakache : les deux compères de Tellement proches (2009), ont servi le cinéma français, sur le territoire et à l’étranger, comme personne d’autre. Avec Intouchables, ils réalisent 400 millions de dollars dans le monde et réinventent la comédie populaire, par un sens de l’humanité et de l’écriture qui fait défaut aux comédies du terroir. Samba (3 100 000), Le sens de la fête (3 000 000) et à un moindre niveau Hors normes (2 100 000) nourriront nos salles pendant toute une décennie.

Bilan des années 2010 : l’ascension de Gilles Lellouche et Guillaume Canet

  • Gilles Lellouche et Guillaume Canet : les deux inséparables ont été de tous les projets. Pour Lellouche, le triomphe mondial du Grand Bain (plus de quatre millions d’entrées en France) ne doit pas éclipser ses succès dans Les Petits mouchoirs et sa suite, réalisés par Canet en personne, Ma part du gâteau (1 000 000), Les infidèles (2 millions), Thérèse Desqueyroux, La French (1 500 000), Rock’n’roll de Guillaume Canet (1 300 000), Sous le même toit, Le sens de la fête (3 000 000) et Pupille (855 000). Il figurait également dans Adèle Blanc-Sec de Luc Besson. Au total, plus de 24 millions de spectateurs l’ont accompagné au cinéma en tant que comédien. Canet acteur a été dans La nouvelle guerre des boutons ( 1 500 000), Les infidèles, Jappeloup (2 300 000), En solitaire, Rock’n’roll qu’il a réalisé, Le Grand bain, Au nom de la terre (2 000 000) et La belle époque (1 237 000). Moins présent que Lellouche, en tant qu’acteur, car très investi comme réalisateur, Guillaume Canet a glané plus de 17 millions d’entrées. Les deux compères seront donc Astérix et Obélix pour 2021 et le choix de Pathé démontre qu’on est rentré dans leur ère, comme jadis, nous avions traversé la période du Splendid ou celle des comiques de la bande de Canal + (Chabat, Jamel…). 
  • Greta Gerwig et le cinéma féministe : la représentation féminine devient plus importante depuis 2017. Hollywood, dans la repentance post-Weinstein, s’oblige à accorder une place plus importance aux réalisatrices, et à lutter dans les écarts de salaire. Une révolution est en place et la réalisatrice Greta Gerwig (Lady Bird, Les Filles du Dr March) synthétise cette nouvelle donne, avec des acteurs à la virilité moins agressive, comme Timothée Chalamet, révélation essentielle de la fin de la décennie, vu dans Call me by your name, Hostiles, Lady Bird… Dans le blockbuster super-héroïque, on s’intéresse désormais plus à Captain Marvel et WonderWoman qu’à Superman. Les temps ont changé.
  • Inception, du réalisateur, Christopher Nolan aux acteurs, Leonardo DiCaprio, Marion Cotillard, et Tom Hardy. Film génial, dont la complexité et l’originalité sont presque une insulte à une décennie de suites, remakes et reboots, Inception marque l’apothéose de Nolan, qui frappera pourtant fort avec Interstellar et Dunkerque. Pour DiCaprio, cela sera la décennie de l’Oscar avec The revenant, mais aussi les succès de Shutter Island, Django Unchained, Gatsby le magnifique, Le loup de Wall Street et Once upon a time in America. Depuis La plage en 2000, sur 17 films, 16 ont dépassé le million d’entrées en France. C’est un phénomène. Tom Hardy est artistiquement né durant cette décennie ; son jeu intense et ses rôles dans Warrion, La taupe, The Dark Knight Rises, mais aussi Quand vient la nuit, The Revenant et Dunkerque, en font un acteur formidable. Avec Mad Max: Fury Road, probablement le film le plus dingue et audacieux de la décennie, il est tout simplement devenu un monstre du cinéma. Evidemment, le cinéaste George Miller, pour ce 4e épisode de Max Max est l’un des grands gagnants de cette décennie. C’est tout simplement le film d’une carrière…
  • Isabelle Huppert : 33 films dans le monde entier, une nomination aux Oscars, un César… Chez Hong Sang-soo ou Paul Verhoeven, à 3-4 films par an, et chaque année à Cannes, elle a juste été éblouissante.
  • Jacques Audiard : après le triomphe mondial d’Un prophète, Audiard était attendu au tournant, notamment à Cannes où sa Palme se faisait attendre. Il ne l’obtiendra qu’en 2015, avec Dheepan (663 000). Auparavant, De rouille et d’os aura surtout été un succès public (1 933 000). En fin de décennie, Les frères Sister a coûté beaucoup trop cher pour être considéré comme un film amorti. Cette production en anglais réalise tout de même 868 000 spectateurs dans l’Hexagone et permet au cinéaste de glaner de nombreux prix, dont le César du meilleur réalisateur.
  • James Bond : la franchise ne cesse d’élargir son public. En 2012, Skyfall est le plus gros succès de la saga, avec plus de 300M$ aux USA et en France, une première place annuelle à 6 997 000 spectateurs. Un résultat inouï, confirmé par Spectre, en 2012, qui touche aux 5 millions. Daniel Craig de son côté connaît un beau succès avec A couteaux tirés en fin de décennie et joue aussi pour Soderbergh. Il a aussi dépassé le million dans l’adaptation américaine de Millénium par David Fincher.
Leonardo DiCaprio pour la promotion de Inception, à Paris, en juillet 2010.
2010 Leonardo DiCaprio, conférence de presse de Inception – Photographie : Frédéric Mignard

Bilan des années 2010 : Jennifer Lawrence la femme de pouvoir de la décennie

  • Jennifer Lawrence : l’actrice américaine la plus puissante n’a pas démérité après la saga pour adolescents Hunger Games qui la révèle au très grand public, en 2012. On l’avait déjà vue dans Le complexe du castor, de Jodie Foster ou X-Men Le commencement. Même si ses choix sont souvent calamiteux (Serena, Joy, Passengers), sa présence au générique des tordues Mother ! et Red Sparrow démontre une volonté de se différencier du tout-venant, d’incarner une vraie poigne. On aime Jennifer Lawrence, mais un peu moins son cinéma qui nous ennuie (Happiness Therapy, Amerian Bluff… bof, bof).
  • Joachim Trier : si Back home avec Isabelle Huppert et Thelma n’ont pas eu la même force, tout le monde se souvient de la force de Oslo 31, août, chef-d’œuvre de mélancolie qui ébranla les spectateurs en 2012.
  • Keanu Reeves : la star de Point Break, Speed et Matrix a trouvé dans le personnage de John Wick et ses mèmes sur Internet la possibilité d’une résurrection artistique inattendue. Entre 2009 et 2014, il n’avait sorti aucun film en France.
  • L’empire Disney : avec le rachat de la franchise Star Wars, de Marvel, la relecture live de leur répertoire d’animation et le rachat de la Fox en 2019, le géant américain a battu tous les records de recettes en fin de décennie, avec les sorties consécutives d’Avengers Endgame, Aladdin, Toy Story 4, Le Roi Lion, La Reine des Neiges 2, Star Wars Episode 9… Face à Netflix, la major lance Disney +, en novembre aux USA, garni de programmes SVOD inédits. Plus rien ne sera jamais comme avant dans le paysage cinématographique et audiovisuel. Disney a gagné à quasiment tous les coups.
  • Le cinéma afroaméricain : exit la blaxploitation des années 70. S’il existe encore un cinéma communautaire destiné à la cible afro-américaine (la franchise des Madea et les films de Tyler Perry en général), la deuxième moitié des années 2010 propose enfin à la population noire américaine d’avoir une représentation dans des films d’envergure. Si certains fonctionnent et deviennent des phénomènes de société (Black Panther) et d’autres s’écrasent au vu de leur piètre qualité (Un raccourci dans le temps), le phénomène dépasse les genres, réactive Spike Lee (BlackKklansman) et s’invite aux Oscars : du cinéma indépendant (Moonlight) au cinéma horrifique (Get out, Us), le cinéma américain se rêve uni dans la couleur. Il était temps.

Bilan des années 2010 : le Mexique se trouve des ambassadeurs aux USA et sur Netflix

  • Les cinéastes mexicains Alfonso Cuarón et Guillermo del Toro : pour le premier, on garde tous en tête Gravity (4 121 000), une date dans le cinéma de science-fiction, et à un moindre niveau son pensum contemplatif barbant Roma, fort heureusement destiné à la plateforme de streaming Netflix qui lui vaudra au moins des Oscars. Pour le second, la reconnaissance du grand public s’est faite vraiment avec La forme de l’eau, qui lui vaut aussi l’Oscar du meilleur réalisateur (et du meilleur film). Avec 1 362 000 spectateurs, il fait mieux qu’avec Pacific Rim, en 2013 qui avait à peine dépassé le million. Quant à Crimson Peak, ce mauvais film d’épouvante gothique avait échoué à 300 000 amateurs de frissons sophistiqués.
  • Lucien Jean-Baptiste n’était rien dans les années 2000. En 2009, après des années de seconds rôles, sa comédie La Première étoile fait de lui un réalisateur de comédie populaire (1 647 000). Huit films qu’il a réalisés ou dans lequel il a joué dépasseront les 400 000 tickets, faisant de lui un visage récurrent de la comédie. Il a déjà tes yeux sera son deuxième plus gros succès, avec 1 400 000 entrées.
  • Maïwenn, Emmanuelle Bercot : Avec Polisse, l’actrice Maïwenn a livré l’un des films français forts des années 2010, marqué de sa personnalité et de celle d’Emmanuelle Bercot, scénariste du film primé d’un Prix du Jury à Cannes. Le film aux 2 414 000 spectateurs sera suivi de Mon roi, autre succès pour la cinéaste, avec 749 000 spectateurs. De son côté, Bercot, également actrice, notamment dans Mon roi ou Les filles du soleil, se fera remarquer en tant que réalisatrice, avec Elle s’en va, offrant à Deneuve un magnifique contre-emploi, et surtout dans La tête haute, en 2015, qui ouvre brillamment Cannes. Ce film sur l’insertion dans la société des personnalités écorchés est un succès (742 000), tout comme La fille de Brest, drame sur le Médiator.
  • Matthias Schoenaerts : de l’étoffe des plus grands, c’est l’un des comédiens nés dans cette décennie, avec Bullhead, en 2012, puis le lumineux et cannois De rouille et d’os. A l’aise en anglais (Quand vient la nuit, Loin de la foule déchaînée, Red Sparrow, A bigger splash), il tourne avec Terrence Mallick (Une vie cachée) et nous émeut toujours par la puissance de ses personnages, troubles, ambiguës, mais surtout brisés de l’intérieur. Il lui manque à ce jour un vrai succès personnel.
  • Mélanie Laurent : Actrice et désormais réalisatrice, elle finissait les années 2000 avec le succès du Concert et sa présence au générique du Tarantino Inglourious Basterds, et elle commence les 2010 avec le succès de La Rafle. On la retrouve, entre autres, chez Denis Villeneuve dans Enemy, Vue sur la mer où elle donne la réplique à Angelina Jolie et Brad Pitt, et elle est l’un des atouts du film de Michael Bay 6 Underground. Présente au cinéma dans les succès du Retour du héros, avec Jean Dujardin, ou dans Mia et le lion blanc, elle réalise 5 films dans les années 2010 : deux seront de très gros échecs, à savoir Plonger (2017) et Galveston (2018), mais peu importe, on préfère rester sur les sentiments positifs des Adoptés ou de Respire
  • Avec The Chaser, The murderer et The Strangers, Na Hong-jin ne réussira jamais à dépasser les 100 000 mais se retrouve à Cannes et compte parmi les auteurs asiatiques les plus originaux.
Tom Hardy en juillet 2010, pour la promotion d'Inception
© Tom Hardy par Frédéric Mignard

Bilan des années 2010 : Fassbender, Adam Driver, Tom Hardy… Les acteurs de la décennie

  • Michael Fassbender est non seulement l’un des acteurs les plus sexy de sa génération, mais surtout le remplaçant officieux de Daniel Day Lewis, dans ses interprétations viscérales de ses personnages (Hunger de Steve McQueen, en 2008, l’avait dévoilé sous ce jour). En 2010, après des seconds rôles dans Eden Lake, Inglourious Basterds et Fish Tank, il trouve le chemin de Hollywood, avec la saga renaissante de X-Men (X-Men le commencement), qu’il retrouvera trois fois de plus jusqu’au final lamentable, en 2019. Au-delà du cinéma américain de taille (Prometheus), il alterne productions pour les foules (Assassin’s creed) et cinéma indépendant qui lui est cher (Shame, Frank, Macbeth). Il tourne (mal) chez Terrence Malick (Song to song), mais est applaudi dans 12 years a slave, toujours de McQueen, et dans Steve Jobs de Danny Boyle.
  • Nicole Kidman : c’est la plus présente des stars anglophones (elle est australienne), sur nos écrans, et à l’exception de quelques divertissements (Aquaman, Paddington, Le Mytho), elle ose s’investir dans des projets difficiles, voire des œuvres radicales : Rabbit holeStoker, Les proies, Mise à mort du cerf sacré
  • Omar Sy : même si la fin de la décennie est calamiteuse (Knock, Le flic de Belleville, Yao), le pote de Fred Testot a été la révélation populaire d’Intouchables, son premier vrai grand rôle de cinéma, qui le conduira a être applaudi par plus de 19 millions de spectateurs en France. Samba et Demain tout commence confirment son succès national quand l’international lui propose des apparitions dans X-Men, Inferno avec Tom Hanks et Jurassic World. Omar Sy est devenu une vedette mondiale.
  • Paolo Sorrentino : s’il n’a jamais remporté la Palme, Sorrentino a toujours bloqué la France aux European Film Awards ou aux Oscars. Si tous ces films n’ont pas remporté un grand succès – en particulier, et injustement, Silvio et les autres, Youth et La Grande Bellezza ont des triomphes dans les festivals et différentes remises de prix dans le monde entier.
  • Philippe Lacheau : si Christian Clavier demeure l’acteur de comédies numéro 1 avec 40 millions d’entrées, Lacheau est la révélation comique pour adolescents de la décennie. On passera sur ses apparitions (L’Arnacoeur, Paris à tout prix, La Grande Boucle), pour se concentrer sur l’après Babysitting (2 300 000), c’est-à-dire Babysitting 2 ( 3 241 000), Alibi.com (3 600 000), Epouse-moi mon pote (2 474 000), et le burlesque Nicky Larson et le parfum de Cupidon (1 684 000).
  • Pierre Deladonchamp : Depuis L’inconnu du lac, il est impérial : Le fils de Jean, Nos années folles, Plaire, aimer et courir vite, Les chatouilles, Notre dame. Un très grand acteur est né.
  • Queen : le groupe a été ressuscité par le biopic Bohemian Rhapsody, œuvre populaire. La presse en a été moins friande.
  • Quentin Tarantino : rien n’ébranle l’auteur de Pulp Fiction : les scandales autour de Harvey Weinstein, la misogynie supposée de ses films, le traitement subi par certains protagonistes noirs, ou la violence générale qui pourrait rendre son cinéma persona non grata. Ses trois films de la décennie ont été trois succès : le film de blaxploitation Django unchained a été son plus gros hit mondial avec 4 319 000 entrées en France, le western Les 8 salopards a flirté avec les 1 800 000 cowboys en salle, et enfin Once upon a time… in Hollywood, a franchi les 2 600 000 spectateurs. A l’époque du politiquement correct, son cinéma est devenu le fer de lance des braves.
  • Raoul Peck : I am not your negro, magnifique documentaire sur les luttes pour les droits civiques, et Le jeune Karl Marx ont fait de l’auteur l’une des voix marquantes de la décennie.
  • Park Chan-wook connaît une décennie marquée par une vraie ascension, avec Thirst qui démarre à 56 000, pour finir en 2016 avec le génial Mademoiselle (300 000), un monument dans sa carrière.
  • Bong Joon-ho délivre le phénomène mondial de 2019, avec Parasite qui décroche la Palme et le plus gros succès pour un film sud-coréen en France et aux USA. Cette satire sociale, acerbe et violente, est favorite pour les Oscars 2020, dans la catégorie film en langue étrangère. Après Snowpiercer, en 2013, qui avait trouvé son public en France, le réalisateur de Memories of murder avait fait polémique en signant une exclusivité Netflix Okja, proposée à Cannes, mais pas en salle. Depuis, aucun autre film Netflix ne sera présent sur la Croisette.
  •  Kim Jee-woon nous a proposés avec J’ai rencontré le diable, en 2011, l’une des œuvres coréennes les plus fortes de la décennie.  
Nicole Kidman pour la promotion de Lion – Photo : Jean-Christophe Malevialle

Robert Pattinson et Kristen Stewart, les électrons libres

  • Robert Pattinson et Kristen Stewart, les deux tourtereaux de la franchise nulle Twilight, sont allés jusqu’au bout de leur engagement sur la saga romantique, mais se sont ensuite rebellés contre le système, jouant systématiquement avec leur image et les codes hollywoodiens, allant jusqu’à tourner chacun de leur côté avec des auteurs français (Assayas pour Stewart, Claire Denis pour Pattinson). Pour leurs jeunes âges, ils présentent des carrières déjà incroyables de richesse, osant les interdits et les réalisateurs les moins bankables pour l’amour de l’art.
  • Ryan Gosling : Même si son jeu ne nous convainc pas toujours, on ne peut que remarquer l’étendue de sa gamme de personnages tout au long de la décennie : des comédies (Crazy, Stupid love, The Nice Guys), un musical (La La Land), un film de science-fiction (Blade Runner), un biopic (First Man), des drame taiseux (Drive, The Place beyond the Pines), un drame conjugal (Blue valentine), un film de Terrence Mallick – ce qui est un genre en soi –, Song to song, et la comédie sur fond de crise financière, The Big Short le casse du siècle. On n’omettra pas de mentionner la satire politique de George Clooney, Les marches du pouvoir. Gosling a été de toutes les aventures et souvent avec grand succès, et il aura même réalisé un film, Lost river, passé inaperçu, mais intéressant, par l’approche lynchienne de sa trame sociale.
  • Scarlett Johansson : chanteuse indépendante, actrice barrée, star de blockbusters, Scarlett a été de tous les spectacles, avant d’avoir son propre film de super-héros en 2020, Black Widow. Ses meilleurs rôles dans les années 2010, elle les a eus dans Her de Spike Jonze, où elle n’incarnait qu’une voix, et dans Under the skin, pour lequel elle restera l’un de nos plus gros coups de cœur de la décennie, d’autant que le film est sorti après le premier Avengers. Des choix plus laborieux (Ghost in the shell, #Pire soirée) ne diminueront pas notre capital de sympathie pour elle.
  •  Tom Ford : de la mode à la réalisation… Phénomène rare mais couronné de succès pour le couturier qui réalise en 2010 A Single Man, un chef-d’œuvre, suivi de Nocturnal Animals, en 2017, nouvelle œuvre, lynchienne et vénéneuse.
  • Universal : face à Disney, seul le studio Universal est parvenu à développer des succès démesurés et de nouvelles franchises saines. Les deux reboots de Jurassic Park comptent parmi les plus gros succès de la décennie (ils comptabilisent environ 9 millions d’entrées à eux deux en France !), Fast & Furious a été monumentale jusqu’à son spinoff, Hobbs and Shaw en 2019. Mieux, le studio a développé des projets peu coûteux dans l’animation avec le studio Illuminati, qui ont généré des milliards de dollars (Moi, moche et méchant, Les Minions, Comme des Bêtes), et surtout dans l’épouvante, grâce à l’association avec Blumhouse dont les budgets sont toujours serrés mais les profits exponentiels (le 4e volet des American Nightmare a franchi le million !).
  • Vincent Lacoste : En dix ans depuis Les beaux gosses, il a muri devant la caméra et sa bouille ronchonne a servi des films comme Le skylab, Camille redouble, Jacky au royaume des filles, Hippocrate, Lolo, Saint amour, Victoria… En murissant, il est devenu essentiel au cinéma français, dans des œuvres dramatiques fortes comme Plaire, aimer et courir vite et Amanda. Son plus gros succès personnel est obtenu contre toute attente en 2018, dans Première année.
  • Virginie Efira : elle est née avec les années 2010 qu’elle a gravies parfois dans les comédies les plus anodines, avant de devenir l’une des plus grandes comédiennes de sa génération. 23 films, c’est le nombre exact de ses métrages sortis en dix ans, parmi lesquels Elle de Paul Verhoeven et Victoria de Justine Triet. On la reverra chez Verhoeven en 2020 dans le sulfureux Benedetta
  • Wes Anderson : le cinéaste francophile est immense. Il a sorti ses trois films les plus aboutis dans les années 2010, à savoir Fantastic Mr. Fox, The Grand Budapest Hotel, et L’île aux chiens. Il a également proposé en 2012 Moonrise Kingdom.
Scarlett Johansson présente Ghost in the Shell, photographie de Frédéric Mignard

Bilan des années 2010 : Xavier Dolan a-t-il déjà atteint son paroxysme?

  • Xavier Dolan : malgré une fin de décennie compliquée, caractérisée par une mésaventure états-unienne, le pénible Ma vie avec John F. Donovan, et le semi-échec de Matthias & Maxime, le réalisateur a connu une ascension formidable entre 2009 (J’ai tué ma mère) et Mommy, son film phénomène, en 2014. Toujours en quête de Palme d’or, Dolan doit désormais retrouver l’inspiration. 
  • Yórgos Lánthimos ou l’ascension d’un cinéaste grec fou, parti du dérangeant Canine (2009) et arrivé dans la course aux Oscars avec La favorite, en 2019. Outre le clandestin Alps (2013), l’auteur a également signé Mise à mort du cerf sacré et The Lobster (250 000 entrées, en 2015).
  • En 2009, Fast & Furious redevient tendance avec le numéro 4 (1 811 000). Dès le numéro 5, en 2011, la saga devient un jalon important pour les exploitants et le studio la distribuant (Universal), avec 2 500 000 entrées pour le 5, presque 3 millions pour le 6, 4 600 000 pour le 7, et un huitième volet à 3 838 000 entrées. L’une des sagas les plus lucratives du 7e art, dont les roues ne veulent pas crever, malgré le décès de Paul Walker, durant le tournage du numéro 7 : une tragédie.
  • Andrew Garfield, en 2009, est la révélation de Boy A  de John Crowley. Il sera happé par la célébrité d’un rôle grand public pour adolescents, avec les deux pitreries de The Amazing Spider-Man. Malgré quelques beaux rôles à côté (chez Scorsese, Silence ; ou Mel Gibson, Tu ne tueras point), il semble avoir du mal à quitter sa carapace d’ado qui lui colle à la peau, mais a étonné dans The Social Network (2010) de David Fincher Under the Silver Lake (2017) de David Robert Mitchell.
  • Clint Eastwood connaissait en 2009, avec Gran Torino, son plus gros succès en France (3 411 000 spectateurs), devant Un monde parfait en 1993 (3 148 000) et Million Dollar Baby (3 160 000, en 2005). Entre 2010 et 2019, il restera pertinent avec 8 films de plus, dont 4 au-dessus du million, un qui frôlera les 2 millions (La Mule, en 2019), et surtout le phénomène American Sniper (3 130 000). Le vétéran sera omniprésent. 
  • Ken Loach : il n’a eu de cesse de renforcer son cercle, qui s’est élargi depuis les années 70. Il signe en 2009 Looking for Eric, et poursuit avec La part des anges, Jimmy’s hall et surtout Moi, Daniel Blake, sa 2e Palme d’or, et son 2e plus gros succès public, avec 955 000 Français. L’aboutissement de sa carrière. Ken Loach impressionne toujours avec Sorry we missed you (2019).
  • Le cinéma démoniaque et de possession : Unborn, les Paranormal activity, Le rite, Le dernier exorcisme, Les dossiers secrets du Vatican, Ouija, Conjuring, Insidious, Annabelle. Le cinéma démoniaque et de possession : les Paranormal activity, Le rite, Le dernier exorcisme, Les dossiers secrets du Vatican, Ouija, Conjuring, Insidious, Annabelle… On ne compte plus les séries B tournées avec un micro-budget qui ont fait la fortune des studios. En DTV et SVOD, le phénomène est tout aussi irrationnel.

Bilans années 2010 : Les perdants des années 2010 :

  • Francis Ford Coppola : on pensait l’avoir retrouvé en 2009, avec Tetro, mais son seul film dans les années 2010 sera une illustre série Z digne d’un débutant… On ne se remettra jamais de son Twixt (2012), lui non plus, et il faudra donc se contenter par la suite de la ressortie de ses films en haute définition ou en version Final Cut.
  • Gus Van Sant, fin de carrière. Cinéaste palmé avec Elephant (2003) qui a connu le succès également avec Will Hunting, A la rencontre de Forrester et Harvey Milk (664 000/2009), l’auteur culte connaîtra une décennie noire : GVS aura une série d’échecs cinglants avec tous ces films sortis durant la décennie : Restless, Promised land, Nos souvenirs et Don’t worry, he won’t get far on foot.
Top Films 2019, les meilleurs films sur Cinédweller
Design Frédéric Mignard

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Bilan des années 2010 : la fin des empires, Weinstein, Besson…

  • Harvey Weinstein : A l’origine du mouvement #metoo, le producteur américain le plus puissant de Hollywood n’est plus rien et des grandes œuvres qu’il a produites, il ne reste plus que l’image porcine d’un prédateur qui a souillé une profession. Son empire est dilapidé. Il est l’un des hommes les plus méprisés au monde.
  • John Travolta : les années 2010 ont tué sa carrière, à moins que cela soit sa collaboration avec Luc Besson dans From Paris with love. Depuis, il officie surtout dans le nanar, à la télévision et sur les plateformes de SVOD.
  • Johnny Depp : l’acteur a perdu l’estime du public. Si le 4e Pirates des Caraïbes a fait illusion en 2017, l’acteur nous a fait subir son cabotinage dans Alice au pays des merveilles et sa suite, Alice de l’autre côté du miroir, The Tourist, Rhum express, Transcendance, Charlie Mortdecai… Désormais, c’est surtout du côté de la presse à scandales, à coup de règlements de comptes, qu’il se distingue avec des histoires affligeantes impliquant son ex-compagne Amber Heard.  
  • Josiane Balasko : bouleversante en 2009 dans Le hérisson de Mona Achache, la star du cinéma populaire aux rôles plus rares dans les années 90 et 2000, est de tous les spectacles dans les années 2010, surtout les pires. Pour une apparition chez Ozon dans Grâce à Dieu, il faut subir un All inclusive d’Onteniente ou bien Les nouvelles aventures de Cendrillon, ou J’ai perdu Albert, avec Stéphane Plaza. C’est douloureux.
  • Lars von Trier : Avec Melancholia, en 2011, le cinéaste danois est encore un grand cinéaste aux yeux du public (409 000). Mais avec ses polémiques et ses coups de sang, il disparaît des préoccupations des cinéphiles qui n’iront pas voir le très porno Nymphomaniac 1 & 2 et surtout le psycho-killer détraqué The House that Jack built, qui marquait ses réconciliations avec la Croisette, d’où il avait été officiellement banni, à la suite de propos antisémites.
  • Luc Besson : l’homme qui perdit un empire. Les échecs de Valérian et la cité des 1000 planètes, plus gros budget de l’histoire du cinéma français (197M$) et celui de Anna ont abattu EuropaCorp déjà en mauvaise posture depuis 2016. Les échecs de la mini-major française ont été nombreux dans les années 2010, on citera From Paris with love, Coursier, La planque, The Lady, A l’aveugle, 3 days to kill, Intersections avec Roschdy Zem, Ma vie de chat, Miss Sloane, Oppression, The Warrior’s gate, Coexister, Eva avec Huppert, Braqueurs d’élite… Pour couronner le tout, le magnat du cinéma français est accusé de viol : Besson est le perdant indéniable de cette décennie.
  • Madonna : Après trois décennies de règne sans partage, la madone finira l’année avec un album moins populaire (Hard Candy) et surtout ne réitèrera pas au cinéma les promesses de son film indépendant Obscénité et vertu. Sa seconde réalisation intitulée W.E. Wallis & Edouard, bien que réussie, rejoindra sa musique contemporaine aux oubliettes.
  • Hideo Nakata : game over pour la carrière internationale du réalisateur de Ring. Après Chatroom, en 2010, plus aucun de ses films ne sera distribué en France.
  • John Woo est distribué pour la dernière fois en France en 2009, avec Les 3 Royaumes. Les 4 films qu’il signera dans les années 2000 seront tous des direct-to-video.
  • Neil Blompkamp : après District 9 (2009), il est l’espoir d’un renouveau que ni le prétentieux et vain Elysium (2013) ni le raté Chappie (2015) ne viendront confirmer. Une décennie pour rien.
  • Owen Wilson, égérie de Wes Anderson et comique associé à Ben Stiller, sera sur la pente descendante tout au long des années 2010, malgré sa présence dans Minuit à Paris. Ben Stiller et Vince Vaughn connaîtront des chutes semblables autour des mêmes films (Zoolander 2, Les stagiaires…).
  • Les comédies romantiques avec Jennifer Aniston : A part Comment tuer son boss ? et Les Miller une famille en herbe, deux comédies pour adultes, l’ancienne star de Friends a disparu de nos écrans depuis 2016 et pas mal de déception au compteur.
  • La série Underworld : les épisodes Nouvelle ère en 2012 et Blood Wars en 2017, ont été des aberrations déjà oubliées.

Bilan des années 2010 : la fin de Nicolas Cage au cinéma

  • Nicolas Cage : beaucoup ont oublié, mais Nicolas Cage était encore très populaire en France, à la fin des années 2000 : Benjamin Gates, Prédictions… Son succès durera jusqu’en 2012, année où le public dit enfin stop après avoir bouffé du nanar en série (Bangkok dangerous, Le dernier des templiers, Hell driver, Le pacte, Ghost Rider 2). Effraction, de Joel Schumacher, avec Nicole Kidman, et surtout 12 heures seront ses deux derniers avatars dégénérés à sortir en salle. Une exception aussi notable qu’admirable, Joe, drame atavique de David Gordon Green dans lequel il est épatant : avec la jeune révélation masculine, Tye Sheridan.
  • Les mauvais films de genre français (Humains, Djinns, La Meute…) disparaîtront de nos écrans dans les années 2010, à quelques exceptions près. Les films qui parviendront encore à sortir comme Livide ou Aux yeux des vivants feront des carrières confidentielles.
  • Jared Leto et son ego : A l’exception de Dallas Buyers Club, et à moindre niveau de Blade Runner 2049, Leto a grimacé dans Suicide Squad, plus qu’il n’en fallait, et dans Justice League. La vedette hype des années 2000, de Requiem for a dream, est un lointain souvenir. On attend de voir ce que le spin-off de Spider-Man, Morbius donnera… Il en est le héros, et le film sortira en août 2020.
  • Les parodies grotesques du cinéma populaire américain. Depuis le dernier opus des Scary movies (le 4, en 2006, 871 000 entrées), tous les genres sont passés au crible par les trublions du mauvais goût, mais finalement, c’est en DVD et surtout en SVOD que l’on demandera au public de subir ces âneries. A noter qu’une parodie de film de super-héros préfigurait déjà l’ère des Marvel, en 2008. En 2010, on pouvait encore découvrir Mords-moi sans hésitation, un ersatz comique de Twilight.
  • Megan Fox : après le four de Jennifer’s body et son éviction de la franchise-supplice Transformers, la poupée Barbie au jeu exécrable a été peu vu. Le reboot des Ninja Turtles a essayé de la sortir de l’oubli, mais le mal était fait. Sa carrière était au point mort.
  • Brendan Fraser : Les spectateurs se sont enfin rendu compte du manque de charisme du héros de la trilogie de La Momie, qui, durant la décennie 2010, ne sera vu que dans Mesures exceptionnelles, un laborieux polar avec Harrison Ford, et la comédie pour mômes La forêt contre-attaque.
  • Joel Schumacher : Après 30 ans de cinéma, Schumacher est lâché par les distributeurs français. On ne verra plus que le teen movie sous coke Twelve (2010) et le navet avec Nicolas Cage Effraction (2012) sortir sur nos écrans. Il avait réalisé une vingtaine de films dont L’expérience interdite, Génération perdue, Chute Libre, Batman Forever et Tigerland qui avait révélé au public français un certain Colin Farrell.
  • La saga Saw : Morte avec le chapitre final en 2010, elle est vaguement rebootée en 2017, en Jigsaw, mais reviendra en 2020 avec Samuel Jackson et Chris Rock.

Bilan des années 2010 : l’ère Gad Elmaleh a bien eu lieu… dans les 2000

  • Gad Elmaleh : Avec plus de 7 films au-dessus du million dans les années 2000, dont 6 au-dessus des 2 millions et 3 au-dessus des 3 millions, la star de Chouchou et Coco réussira à peine le passage dans le cinéma sérieux. La rafle et Le capital nous renvoient surtout à l’échec de L’écume des jours. Dans la comédie, Les seigneurs et Un bonheur n’arrive jamais seul verront sa chute dans des rôles peu convaincants, malgré des entrées encore importantes. Après 2015, et sa participation à Pattaya, il disparaît de nos écrans.
  • Yvan Le Bolloc’h et Bruno Solo : dernier semi-succès en 2009 avec Le Séminaire, puis basta. Plus rien durant la décennie. La libération !
  • Sam Raimi : l’auteur de la trilogie Spider-man aux 18 millions de spectateurs en France ne tournera qu’un seul film dans les années 2010, Le monde fantastique de Oz, dont la qualité est plus que décevante. Il vivra de ses productions et surtout de ses rentes.
  • Les films de « dance » façon Sexy Dance, étaient de toutes les saisons. Le phénomène se poursuivra jusqu’au milieu des années 2010, avec le 5e volet – et succès- pour la saga fleuve. Street Dance 1 et 2 feront bouger les salles en parallèle. En 2018 et 2019, il n’y a bien que les Français avec des productions ratées comme Break et Let’s dance, pour essayer encore de nous faire croire à ses success story et à l’intégration par le beat.
  • La saga Terminator est ressortie de sa tombe à deux reprises, après Renaissance en 2009. C’est officiellement fini avec le numéro latino-féministe-gérontophile qui ne livrait pas les bons combats, ceux qui devraient d’abord rouler pour un script bien écrit. Termitator Dark Fate en 2019 fera encore pire au box-office que Genisys en 2015.
  • Le phénomène Michael Jackson : décédé en 2009, son fantôme a plané pendant toute la décennie, avec des albums posthumes et autres mauvaises blagues de ce genre. Un documentaire hargneux a provoqué le courroux de ses fans en révélant, en 2019, la pédophilie de l’artiste. Alors Jackson, prédateur sexuel ou non ? Adèle Haenel s’empare du débat et affirme avoir été influencé par l’appel des victimes dans le documentaire pour prendre la parole. Si au moins cela a servi à cela…
Bilan des années 2010 : découvrez les perdants et les gagnants de la décennie
Découvrez le bilan de l’année 2010 : tendances, gagnants et perdants de cette décennie – Copyrights : Frédéric Mignard

Bilan des années 2010 : les passagers des montagnes russes

  • Woody Allen : pris dans la tourmente #metoo en 2017, le cinéaste new-yorkais a connu des hauts et des bas. Des hauts vertigineux, et des bas infernaux… Au début de la décennie 2010, Allen après 40 ans de service devient un cinéaste juvénile à Hollywood, du moins dans les chiffres, avec ses plus belles recettes. Minuit à Paris est un triomphe mondial et en France ses 3e meilleures entrées (1 739 000). Quelques succès plus loin, la polémique stérile autour d’une affaire judiciairement réglée depuis les années 90, refait surface ; Amazon décide, pour ne pas froisser, d’éviter les vagues en diminuant l’impact de la sortie de Wonder wheel qui lui faut en France l’un de ses pires scores (et le plus médiocre depuis Melinda Melinda, en 2005). Pis, le géant américain stocke sur ses étagères pendant deux ans Un jour de pluie à New York. Après deux ans de procès et d’intimidations Allen et Amazon arrivent à un compromis et on peut découvrir en France Un jour de pluie à New York qui réalise 584 000 spectateurs, ce qui est, au moins, mieux que Le rêve de Cassandre et que To Rome with love. Beaucoup d’auteurs aimeraient pouvoir en faire autant…
  • Ang Lee a connu les montagnes russes, notamment avec la fable L’Odyssée de Pi, date indéniable de cette décennie ( 1 594 000), à contrebalancer avec les échecs de Gemini Man et surtout de Un jour dans la vie de Billy Lynn qui dépasse les 11 000 spectateurs en fin de carrière. Cela fait mal.
  •  Luca Guadagnino : le réalisateur du formidable Call me by your name, l’un des films les plus remarquables de la décennie, a également été responsable de la relecture de Suspiria, dont l’échec a été phénoménal (33 000 entrées en France). Le cinéaste italien s’était fait connaître avec Amire et le remake de La piscine, A bigger Splash.
  • Darren Aronofsky : après le triomphe de Black Swan en 2011 (2 669 000), on lui aurait tout donné. Mais ni l’épique religieux Noé ni l’hystérique Mother ! ne convaincront. Dans les années 2000, il avait dû laisser essuyer deux bides après le succès de Requiem for a dream. Espérons donc pour lui que cela ne soit que cyclique.

Bilan des années 2010 : la déception Terrence Malick

  • Terrence Malick : avec The Tree of Life, on aurait pu croire que le très rare Malick allait devenir le plus grand auteur du 7e art. Cette Palme d’or lui vaudra la curiosité de 872 000 spectateurs. Malheureusement, le cinéaste sondera le vide avec A la merveille, Knights of cups, Voyage of time et le pire, Song to song. Une vie cachée, sortie à la fin de l’année 2019 sonne comme une revanche pour cet artiste en qui on a peut-être eu trop confiance.
  • Christian Bale : un peu éclipsé par l’ascension de Tom Hardy et Matthias Schoenarts dans nos cœurs, Bale en aura beaucoup trop fait sans totalement nous convaincre. Fighter, Les braises de la colère, American Bluff, Hostiles, Le Mans 66 : beaucoup de rôles à Oscars, et très peu de personnages charismatiques. On ne parlera même pas de Exodus Gods and kings, un nanar, et de Knight of cups de Malick, qui ne vaut guère mieux. Heureusement, il y a eu Hostiles et The Big Short.  
  • Zack Snyder, génie visuel ou cinéaste roublard ? En 5 films, le réalisateur de 300 aura tout fait pour convaincre Warner et le public de son talent unique. Mais si Sucker Punch a ses fans, ses incursions dans le cinéma de super-héros autour de Superman, Batman et de la Justice League ne convaincra pas les foules. Camouflet, la réalisation télévisuelle de Wonder Woman satisfera davantage le public que ses toiles ampoulées. 

Bilan des années 2010 : Winding Refn, le surdoué qui en savait trop

  • Nicolas Winding Refn : Evidemment Refn a marqué de son empreinte le cinéma des années 2010 avec Drive, Prix de la mise en scène à Cannes, qui marque de son empreinte visuelle et sonore les années 2010. En revanche, la suite est laborieuse : le trash Only God forgives est un flop total et The Neon Demon ne convainc pas plus. Le cinéaste cinéphile est devenu plus une parodie de lui-même qu’un temple de savoir-faire à célébrer.
  • Roman Polanski : outre de très nombreuses reprises de son œuvre, de belles restaurations, celui qui triomphait en 2012 avec Le Pianiste, s’offre dans les années 2010 trois beaux succès, l’adaptation de la pièce Carnage (454 000), et surtout The Ghost Writer et J’accuse qui dépassent tous deux le million d’entrées en France. Malgré tout, le cinéaste essuiera un échec (D’après une histoire vraie, en 2017). Par ailleurs, il subira à plusieurs reprises les assauts des féministes qui transformeront la sortie de J’accuse en cauchemar, avec de nouvelles accusations de viol, de la part d’une ancienne actrice des années 70.
  • Les stars de High School Musical et de Camp Rock, et autres stars de la musique. Les productions télévisuelles de chez Disney ont lancé pas mal de vedettes à voix qui savaient danser, aux physiques charmeurs, mais essentiellement des têtes à claques. Zac Efron, en est le symbole insupportable. Il a essayé de se diversifier dans le drame (Parkland, Paperboy), mais à part les succès de Nos pires voisins et The Greatest Showman, il sera associé à des nanars exécrables : Le secret de Charlie, Dirty Papy, Hors contrôle, Baywatch et le boiteux The Beach Bum d’Harmony Korine. Pas de bol pour ce dernier, qui essayait de reproduire avec le beau gosse ce qu’il avait fait avec Spring breakers (597 000) en capitalisant sur des présences de chanteuses Disney en plein contre-emploi, à savoir Vanessa Hudgens et Selena Gomez. Cette dernière s’en sortira mieux, avec également un rôle chez Jarmusch et un autre chez Woody Allen, et quelques albums à succès. Quant aux frères Jonas, on en trouve un dans Midway de Roland Emmerich quand Harry Styles du groupe One Direction se fraie une place dans Dunkerque de Christopher Nolan, pour garantir un minimum d’adolescents lors des séances. Du côté des chanteuses pour adolescentes, Rihanna se vautrera dans Battleship et Valérian et la cité des mille planètes. Et on a tous oublié sa participation au collectif féminin Ocean’s 8, reboot au féminin nullissime de Ocean’s 11. Beyonce Knowles ne fera pas de cinéma, si ce n’est là bande originale. ratée du Roi Lion qui sera l’un des échecs de l’année 2019, alors que le film triomphera. Enfin Lady Gaga sera la grande gagnante en étant convaincante dans A star is born, film lui, plutôt poussif. Non seulement elle gagnera des nominations, mais la BO du film restera classée dans les charts pendant plus d’an. Face au cabotinage naturel de Bradley Cooper, Gaga a fait fort !
  • Franck Dubosc : 19 films dans les années 2010. Celui qui finissait 2009 avec le fiasco monumental de Cineman, d’un certain Yann Moix, démarrait la décennie sur son plus grand succès personnel, avec son 3e plus gros hit au box-office, Camping 2 (3 978 000). Toutefois, le comique, qui réussit encore quelques belles percées (Boule & Bill, Fiston, Barbecue, Camping 3, Tout le monde debout) est embarrassant dans bien des bides : Le marquis, Bienvenue à bord, 10 jours en or, SMS, Pension complète, Les visiteurs – la révolution, Les têtes de l’emploi, All inclusive, Toute ressemblance… Désormais, sa présence sur une affiche signifie au mieux film « bof », au pire film de « beauf ».
  • Tom Hanks : la star de Forrest Gump (1994) a fait coup sur coup 9 films millionnaires entre 1998 et 2006 (si l’on écarte les 700 000 tickets des Sentiers de la perdition, de Sam Mendes, en 2002). Les années 2010 lui donneront le coup de vieux avec les échecs d’Il n’est jamais trop tard qu’il réalise, mais aussi de Cloud Atlas, Capitaine Phillips… Heureusement, il reprendra un peu de l’étoffe grâce au Spielberg du Pont des espions (2015) et de Pentagon Papers (2018).
  • David Fincher est le cinéaste de la fin des années 2000, fort des 2 595 000 entrées du superbe L’étrange histoire de Benjamin Button. Le début de la décennie 2010 sera percutante, avec trois succès, The Social network, Millenium: Les hommes qui n’aimaient pas les femmes, et Gone girl. Mais quid du cinéma qu’il délaissera pour la télévision pendant au moins 6 ans ? On reste déçus.
  • Channing Tatum : 2009 est une grosse année pour la vedette du premier Sexy Dance. En 2009, il figure dans Public Enemies de Michael Mann et incarne G.I. Joe dans Le réveil du cobra. Entre 2010 et 2016, il sera omniprésent, avec plus de 15 films dans les cinémas français. On le retrouve chez Tarantino (Les Huit salopards), Soderbergh (Magic Mike et son sequel, entre autres), les Coen (Ave Cesar), Bennett Miller (Foxcatcher), les sœurs Wachowski (Jupiter : le destin de l’univers)… Et également, pas mal de films pour adolescentes au début de la décennie. Les progrès acquis avec le temps seront toutefois contrebalancés par les échecs commerciaux des blockbusters White house down, G.I. Joe Conspiration, ou Jupiter Ascending.

Bilan des années 2010 : ils ont connu la rédemption :

  • François Ozon finissait très mal les années 2000, avec l’improbable Ricky, qui faisait suite à l’accident industriel Angel (2008) et sera suivi en 2000 par le désastre du Refuge (100 000), son score le plus bas depuis l’année 2000. A l’exception de L’amant double (2017), présenté à Cannes, en 2017, Ozon va revenir au succès, avec Potiche (2 318 000), Dans la maison (1 195 000), Jeune & Jolie, Frantz et Grâce à Dieu (915 000, en 2019 pour ce dernier).
  • Kiyoshi Kurosawa, le Japonais, a beaucoup bourlingué dans les années 2000, avant de chuter (Loft, Retribution). Les années post-2009 et donc post-Tokyo Sonata, lui seront fastes. Shokuzai, en 2 parties, Vers l’autre rive et Creepy, l’installeront au sommet dont il retombe depuis 2018 et les flops consécutifs d’Avant que nous disparaissions, Invasion et Au bout du monde. Fin de mode.
  • Christian Clavier avait encaissé les bides et les bidets dans les années 2000 (Albert est méchant, Lovely Rita, L’antidote, L’entente cordiale, le polar La Sainte Victoire), mais dans les années 2010, l’humoriste délaissé par des Français échaudés par ses tics, va redevenir populaire. Deux franchises expliqueront cela : Les Profs (3 950 000) et surtout Qu’est-ce qu’on a fait au Bon Dieu ? (12 366 000) et sa suite (6 700 000). Il tient également un rôle sympathique dans Babysitting 2 (3 241 000). Pourtant, omniprésent, il sera présent dans de nombreux navets en contrepartie (Les visiteurs – la Révolution, Si j’étais un homme, A bras ouverts, Momo, Ibiza, Rendez-vous chez les Malawas), mais ces derniers imprègnent moins que les cartons cités plus haut.

Bilan des années 2010 : les franchises mortes nées :

Push (2009), Vendredi 13, le remake (2009), Watchmen (2009), Dragonball evolution (2009), Prince of Persia (2010), L’apprenti sorcière (2010), Freddy les griffes de la nuit (2010), Wolfman (2010), Tron l’héritage (2011), Numéro Quatre (2011), Real Steel (2011), Green Lantern (2011), Mr. Popper et ses pingouins (2011), Identité secrète (2011), Les immortels (2011), Hell driver (2011), Fright Night (2011), Battleship (2012), Le Lorax (2012), John Carter (2012), Abraham Lincoln : chasseur de vampires (2012), Les âmes vagabondes (2013), Sublimes créatures (2013), The Mortal instruments (2013), Warm Bodies (2013),  La stratégie Ender (2013), Les âmes vagabondes (2013), The Darkest hour (2013), Alex Cross (2013), Sublimes créatures (2013), The Mortal instruments (2013), Warm Bodies (2013), Hercule (2014), RoboCop (2014), Need for speed (2014), Vampire Academy (2014), Les 4 Fantastiques (2015), Poltergeist (2015), Projet Almanac (2015), Charlie Mordecai (2015), La cinquième vague (2016), Astroboy, Assassin’s Creed (2017), Power Rangers (2017), Darkest Minds Rebellion (2018), Captive state (2018), Kin (2018).

Bilan des années 2010 : les carrières interrompues 

  • On pleure encore les décès de Philip Seymour Hoffman, Paul Walker, Jocelyn Quivrin, Bernard Giraudeau, Claude Miller, Manuel Pradal, Alain Corneau, Anémone, Wes Craven, George A. Romero, Pascal Chaumeil, Valérie Benguigui… Nous ont également quittés en cette décennie Claude Chabrol, Blake Edwards, Arthur Penn, Annie Girardot, Elizabeth Taylor, Theo Angelopoulos, Patrice Chéreau, Joan Fontaine, Peter O’Toole, Nagisa Oshima, Lauren Bacall, Robin Williams, Manoel de Oliveira, Michael Cimino, Abbas Kiarostami, Michèle Morgan, Andrzej Wajda, Danielle Darrieux, Jeanne Moreau, Jean Rochefort, Bernardo Bertolucci, Agnès Varda et tant d’autres…
  • Pensée pour Cameron Diaz qui arrête le cinéma en 2015. Bad Teacher, Sex Tape ou Triple alliance avaient fonctionné sur sa fougue. Idem pour Sarah Polley qui s’arrêtera au début des années 2010.

Lire aussi les disparus de 2019

Bilan des années 2010 / Dossier par Frédéric Mignard

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Panorama et bilan cinéma 2019
Bilan de l’année 2019, panorama complet (premier semestre) – Design Frédéric Mignard

Lire notre bilan de l’année 2019