Note des lecteurs

Au programme : le retour de Chris Pratt et Dane Deehan après la débâcle Valérian, le retour de Maléfique chez Disney et celui, héréditaire, d’un espoir du cinéma d’horreur. En bonus : un aventurier norvégien.

THE KID

De Vincent D’Onofrio

Sortie : le 20 juin 2019 (en DVD chez Metropolitan FilmExport)

Le film : Le bide cinglant Valérian et la cité des 1000 planètes en a laissé plus d’un sur le carreau : tandis que Luc Besson mettait derechef en route une nouvelle réalisation (Anna) pour essayer de maintenir à flot sa société Europacorp – aujourd’hui en procédure de sauvegarde –, son duo de tête d’affiche, qui devait prendre du galon avec leur rôle respectif, disparaissait littéralement de la circulation. Annoncé au générique du deuxième long-métrage de l’acteur Vincent D’Onofrio (qui avait mis en scène la comédie musicale et horrifique Don’t Go in the Woods, sortie à peu près nulle part en 2010) avant la sortie de la superproduction française, le jeune comédien rejoignait une distribution alléchante composée d’Ethan Hawke, Chris Pratt et D’Onofrio, pour incarner rien de moins que le fameux bandit Billy The Kid. Après une médiocre carrière sur ses terres (1,5 million de dollars dans les salles américaines), The Kid se contentera d’une sortie DVD dans l’Hexagone. L’acteur n’a -la série cocaïnée Zerozerozero mise à part-, rien tourné depuis.

MIDSOMMAR

De Ari Aster

Sortie : Prochainement en France, le 3 juillet 2019 aux Etats-Unis

Le film : Il y a tout juste un an, Ari Aster épatait son monde avec un premier film terrifiant et d’une impressionnante maîtrise, Hérédité, succès critique transformé dans les salles avec un butin final s’élevant à 80 millions de dollars dans le monde entier, et une réputation en acier trempé. Midsommar (qui se traduirait par « milieu de l’été » en suédois) sonne son prompt retour, et derrière la caméra, et dans le genre de l’horreur, pour le récit d’un jeune couple en difficulté se rendant à un festival bucolique situé en Suède, festivités qui vont très vite montrer leur vrai visage nauséabond.

LES MISERABLES

De Ladj Ly

Sortie : Prochainement

Le film : Dès sa présentation dithyrambique cannoise, où le premier long-métrage de fiction de Ly est en lice pour la Palme d’Or, les premières images de ce qui est décrit tour à tour comme un choc et la révélation d’un cinéaste (des analogies avec La Haine ou le cinéma de Spike Lee ont rapidement été établies, tandis que Kassovitz passait encourager les copains) ont été dévoilées sur la toile par le distributeur – sans date de sortie nationale toutefois. Sérieusement envisagé comme un prétendant à, sinon la récompense suprême, du moins à quelque prix honorable, Les Misérables a, selon Variety, d’ores et déjà été vendu à Amazon pour la somme de 1,5 million de dollars. Son réalisateur est un membre du collectif Kourtrajmé (qui comportait également Kim Chapiron – le comico-glauque Sheitan – et Romain Gavras – le réjouissant Le Monde est à toi), et décrit un monde qu’il côtoie, situé sur les terres du classique de Victor Hugo.

Retrouvez notre critique du film

MALEFIQUE – LA MAITRESSE DU MAL

De Joachim Ronning

Sortie : le 16 octobre 2019

Le film : La suite de Maléfique (cette réadaptation de La Belle au Bois Dormant avec une démoniaque Angelina Jolie avait totalisé 758 millions de dollars en 2014) est le premier long-métrage en solo du norvégien Joachim Ronning. Ce dernier avait toujours opéré avec son comparse Espen Sandberg (Bandidas, Opération Sabotage, Kon-Tiki, Pirate des Caraïbes 5 – la Vengeance de Salazar), reparti sur ses terres mettre en boîte un film biographique dédié à l’aventurier local Amundsen, en compagnie, notamment, de Katherine Waterston et Pal Sverre Hagen. Le bien-nommé Amundsen est ainsi sorti dans tous les pays nordiques en ce début d’année (bande-annonce ci-dessous), et on espère que le duo se reformera pour Le Chevalier de l’hiver, projet à haut concept ambitionnant de revisiter le mythe du Père-Noël (comme le faisait le très ludique Père Noël – Origines du finlandais Jalmari Helander) annoncé en 2014. Toutefois, rien n’est moins sûr, car, si cette continuité un peu tardive portée par Elle Fanning et les nouveaux venus Michelle Pfeiffer et Ed Skrein s’avère être, à l’inverse de celle d’Alice aux Pays des Merveilles, un succès, Ronning pourrait s’atteler à l’un des deux projets de science-fiction écrits en collaboration avec son frère Andreas, Here there be Monsters, ou le mystérieux Origin.

Jean-Paul de Harma