Mica : la critique du film (2021)

Drame | 1h43min
Note de la rédaction :
5/10
5
Mica d'Ismaël Ferroukhi (affiche film)

  • Réalisateur : Ismaël Ferroukhi
  • Acteurs : Sabrina Ouazani, Zakaria Inan
  • Date de sortie: 22 Déc 2021
  • Année de production : 2019
  • Nationalité : Français, Marocain
  • Titre original : Mica
  • Titres alternatifs :
  • Scénaristes : Fadette Drouard, Ismaël Ferroukhi
  • D'après l'œuvre de :
  • Directeur de la photographie : Eva Sehet
  • Monteur : Elif Uluengin
  • Compositeur :
  • Producteurs : Denis Carot, Lamia Chraibi, Marie Masmonteil, Ulysse Payet
  • Sociétés de production : Elzévir Films, La Prod
  • Distributeur : jhr Films
  • Distributeur reprise :
  • Date de sortie reprise :
  • Editeur vidéo :
  • Date de sortie vidéo :
  • Box-office France / Paris-Périphérie :
  • Box-office nord américain / monde :
  • Budget :
  • Rentabilité :
  • Classification : Tous publics
  • Formats : Couleur
  • Festivals et récompenses : Festival du film d'Angoulême (2020), Busan International Kids & Youth Film Festival (2021), Schlingel Film Festival (Allemagne)
  • Illustrateur / Création graphique : © Tous droits réservés / All rights reserved
  • Crédits : © © La Prod, Elzévir Films et JHR Films. Tous droits réservés / All rights reserved
Note des spectateurs :

Malgré sa qualité d’interprétation, Mica ne se distingue guère de ce flot de films qui traite des inégalités sociales.

Synopsis : Mica, un enfant issu d’un bidonville, se retrouve propulsé comme homme à tout faire dans un club de tennis de Casablanca fréquenté par la nomenklatura marocaine. Prêt à tout pour changer son destin, il va se faire remarquer par Sophia, une ex-championne qui va le prendre sous son aile.

Critique : Mica est un enfant pauvre du Maroc, de ces gamins invisibles pour qui il n’est question ni d’école, ni d’avenir. Pour assurer sa survie et celle de sa famille, il vend des sacs en plastique dans les souks, d’où ce surnom (mica signifie sac en plastique en arabe). Mais là aussi, la concurrence est rude et la violence omniprésente. Alors qu’il vient de se faire tabasser une nouvelle fois par une bande rivale, il est partagé entre son désir de traverser la mer pour rejoindre cette Europe qui fait, pour lui, figure d’Eldorado inatteignable, et l’envie de trouver sa place dans son pays, malgré tous les obstacles à franchir. Grâce à quelques personnes qui lui tendront la main, il commence à croire en sa bonne étoile.

Zacaria Inan est Mica

© La Prod, Elzévir Films et JHR Films

Sensible aux écarts culturels et aux injustices supportées par les plus faibles, le réalisateur Ismaël Ferroukhi (Le grand voyage, Les hommes libres) se place à hauteur d’enfant pour dénoncer une situation tragique. Il ménage parallèlement légèreté et espoir, de manière à mener son récit aux frontières du conte, de ceux peuplés d’une nature exubérante, de cieux radieux, d’oiseaux magiques et d’une fée tombée à point. Celle-ci se nomme Sophia. Ex-championne de tennis dont la carrière a été interrompue par une blessure, elle passe désormais son temps à entraîner la jeunesse dorée de Casablanca, celle-là même qui se targue de parler français pour mieux se différencier du petit peuple qu’il n’a de cesse de vilipender.

Lui-même inspiré par plusieurs rencontres, dont celle d’un ramasseur de balles issu d’une famille pauvre et devenu entraîneur, le réalisateur se lance un peu maladroitement dans une histoire qui ambitionne de parler de courage et de dépassement de soi mais n’atteint jamais son but, la faute à un scénario prévisible et une accumulation de clichés.

L’adorable frimousse du jeune acteur Zacharia Inan doué d’une incroyable justesse de jeu crée une immédiate empathie. Aussi prend-on inévitablement parti pour ce gamin grossièrement rudoyé par une cohorte de garçons de son âge qui, au prétexte qu’ils appartiennent à l’élite de la société marocaine, l’écrasent d’un mépris sans nuance doublé d’une bêtise crasse. L’arrivée providentielle de la pétillante Sabrina Ouazani, toute dégoulinante de bonnes intentions pour son petit protégé, ne laisse planer aucun doute sur la finalité du récit.

Malgré des interprètes attachants et de nombreuses scènes pleines de poésie, éclairées d’une lumière suffisamment chaude pour insuffler un réel souffle de vie, Mica souffre d’un manque de rythme et de cohésion ; il peine à convaincre.

Claudine Levanneur

Sorties de la semaine du 22 décembre 2021

Mica d'Ismaël Ferroukhi (affiche film)

© Elzévir Films, JHR

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