Madhouse : la critique du film (2016 - Sortie DVD)

Slasher, Horreur | 1h33min
Note de la rédaction :
6/10
6
Jaquette du blu-ray britannique de Madhouse

  • Réalisateur : Ovidio G. Assonitis
  • Acteurs : Patricia Mickey, Michael MacRae, Dennis Robertson
  • Date de sortie: 19 Jan 2016
  • Nationalité : Italien, Américain
  • Titre original : There was a little girl, Madhouse
  • Éditeur vidéo : Uncut Movies (France - DVD) / Arrow Vidéo (Grande Bretagne - blu-ray./DVD)
  • Date de sortie vidéo : 19 janvier 2016 (France) / 13 mai 2017 (Royaume Uni)
Note des lecteurs

Slasher sombre, avec une ambiance déliquescente de bis italien, Madhouse mérite d’être redécouvert, dans sa superbe édition blu-ray Arrow.

Synopsis : Sur les conseils de son oncle, Julia décide de rendre visite à sa sœur jumelle Mary qu’elle n’a pas vue depuis plusieurs années et qui est internée dans un institut psychiatrique. Lors des retrouvailles, une violente dispute éclate entre les deux jeunes femmes plongeant Julia dans de douloureux souvenirs remontant à son enfance. Terrorisée par sa sœur, elle s’enfuie bien décidée à tirer un trait sur cette relation malsaine qui les oppose depuis toujours. Lorsque Julia apprend à quelques jours de son anniversaire que Mary s’est échappée de l’asile, elle sombre dans la terreur d’autant plus que des événements inquiétants se produisent autour d’elle : des bruits étranges se font entendre dans sa maison, une présence menaçante semble errer dans les couloirs et ses amis disparaissent les uns après les autres sans laisser de traces…

Madhouse : jaquette française

Copyrights 1981 Brouwersgracht / Copyrights 2016 : Uncut Movies

Critique : Totalement inconnu en France, Madhouse est pourtant sorti fin 2016 chez l’éditeur dvd français Uncut, avec des sous-titres dans notre langue. La jaquette assez Z ne laisse pas beaucoup d’espoir au film quant à ses chances de retenir l’attention des amateurs de cinéma de genre, et c’est donc logiquement que l’on s’est tourné pour notre part vers l’indispensable blu-ray/DVD de chez Arrow, zone B/2, en anglais, avec des sous-titres dans la langue de Shakespeare. La copie y est d’ailleurs superbe et la jaquette, réversible, effrayante à souhait.

Madhouse, film notoire pour sa présence sur la liste des Video Nasties

Dans tous les cas, ayons une pensée émue pour ce slasher resté dans l’ombre pendant près de 35 ans, après son échec en salle, et surtout en raison du travail de censure insensé qui lui a été infligé sur la plupart des territoires, et notamment au Royaume Uni où il a rejoint la liste infamante des Video Nasties, ces films strictement interdits d’exploitation au Royaume Uni, qui étaient auréolés d’une réputation pour le moins sulfureuse. Son distributeur européen, Warner, n’a même pas daigné l’exploiter en France.

Ni exploité au cinéma, ni exploité en VHS chez nous, Madhouse, de son titre original, There Was a Little Girl, ne méritait vraiment pas autant de (dés)honneurs, le film étant un slasher avec rebondissements, dans la veine des Vendredi 13 (une histoire de vengeance donne du sens aux meurtres), mais surtout de Happy birthday, auquel on ne peut que penser puisqu’il s’agit ici d’une série de meurtres perpétrés à l’approche de l’anniversaire de l’héroïne.

A vrai dire, l’on sait d’entrée de jeu qui est l’entité qui voue une haine viscérale à celle-ci, à savoir sa sœur jumelle maléfique, qui la maltraite depuis l’enfance, et dont elle s’était écartée en raison de son sadisme. Cette soeur est de surcroît atteinte d’un virus qui lui déforme le visage. Comprenez que la jumelle est affreuse à l’intérieur comme à l’extérieur, quand la protagoniste principale, elle, est toute belle.

La comparaison avec le slasher s’arrête un peu là. L’ambiance est plus au cinéma Fulci dans le cadre (2.35) et les décors. Film très sombre, la vilaine qui sévit le couteau à la main, est prête à poignarder avec ténacité ses victimes, est accompagnée d’un molosse des enfers, du moins, c’est son apparence de rottweiler, tous crocs dehors, qui donne cette impression-là… Cela promet de belles scènes proche de L’au-delà de Fulci où la grosse bête, inéluctablement attiré par la jugulaire, égorge, avant de finir elle-même enfilée violemment par la mèche d’une perceuse à même le crane (sinon, cela ne serait pas drôle, ou du moins, cela ne serait pas un film d’horreur !). C’est d’ailleurs cette scène, évocatrice également de Frayeurs de Fulci, qui a dû en faire pâmer plus d’un à la commission de censure britannique.

Du pur bis italien tourné aux USA en Cinémascope

L’intrigue, somme toute banale, est rehaussée par la réalisation et la photographie. Grâce au dieu blu-ray et à la copie vraiment impressionnante, l’on profite d’un Cinémascope vraiment prodigieux dans le déploiement de décors ténébreux, inhérent au cinéma rital de cette époque. La musique de Riz-Cannibal Holocaust-Ortolani accompagne parfaitement les images inspirées du cinéaste Ovidio G. Assonitis, dont on se souvient pour son travail aquatique sur Piranha 2 : les tueurs volants, aux côtés de James Cameron, et Tentacules, le sous Dents de la mer, avec des morceaux de tentacules de pieuvre géante à l’intérieur. Un monsieur parfaitement estimable dans sa dévotion au genre qui, avec Madhouse (titre qu’il désavoue et auquel il préfère le titre original There Was a Little Girl ), réussissait l’un de ses meilleurs longs.

Dans sa filmographie de bisseux, Assonitis a un faible pour ce film, qu’il tourna aux USA en anglais. Nous aussi, même si le spectacle demeure limité par sa trame. Mais de par son ambiance, ses décors et son éclatante réalisation, le plaisir est intact pour tout amateur de cinéma horrifique italien de cette époque. Et il y en a. Beaucoup.

Compléments édition française :

Bande-annonce originale du film
Galerie de photos
Liste des vidéos Nasties
Courts-métrages
Bandes-annonces UNCUT MOVIES

Jaquette du blu-ray britannique de Madhouse

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