A l’occasion de la sortie de la version live du Roi lion, voici le temps pour nous de revenir sur le dessin-animé original et son phénomène commercial époustouflant.
Synopsis : Sur les hautes terres d’Afrique règne Mufasa, lion tout-puissant respecté et admiré pour sa grande sagesse et sa générosité. Son jeune fils Simba insouciant et turbulent doit lui succéder un jour. Mais Scar, l’oncle jaloux du lionceau élabore un plan qui l’obligera à s’enfuir…
Critique : Après une longue traversée du désert durant les années 80, le studio d’animation Disney connaît à partir de La petite sirène (1989) une nouvelle impulsion sous la houlette du duo John Musker et Ron Clements. Ce beau succès a initié un cycle de films qui constitue aujourd’hui une sorte d’âge d’or du studio aux grandes oreilles. Ainsi, La belle et la bête (1991), Aladdin (1992) et Le roi lion (1994) peuvent être à juste titre considérés comme des grands classiques des années 90, même si la magie a encore opéré à de multiples reprises durant cette décennie grâce à des titres comme Le bossu de Notre-Dame ou encore Mulan.
Si Le roi lion n’est certainement pas le meilleur opus de cette incroyable série, il restera à jamais dans la mémoire collective comme le plus gros succès de cette époque bénie des dieux. Avec pas moins de 312,8 millions de dollars de recettes rien que sur le territoire américain, Le roi lion demeure aujourd’hui l’un des plus gros succès du cinéma d’animation. Rien qu’en France, le film s’est classé premier de l’année 1994 au box-office national avec pas moins de 10 135 871 entrées. Il faut ajouter à cela les ventes d’albums de la musique du film composée par Elton John. Mais songeons aussi à tous les produits dérivés dont 55 millions de VHS et de DVD vendus, aux multiples suites vidéo, ainsi qu’aux recettes supplémentaires engrangées par la comédie musicale montée dans la foulée.
Par-delà cette impressionnante collection de chiffres et de records en tous genres, que reste-t-il du Roi lion, le dessin-animé ? Une intrigue somme toute assez classique contant les aventures d’un bébé lion destiné à devenir un grand roi. Son destin tout tracé est toutefois bouleversé par les coups bas d’un félon cherchant à s’emparer du pouvoir. Comme d’habitude chez Disney, pas de place ici pour l’ambiguïté. Les gentils sont mignons et sont porteurs de valeurs positives, tandis que les méchants sont des traîtres assoiffés de pouvoir, tous affublés de physiques désavantageux (les hyènes, notamment).
Grâce à une jolie maîtrise du récit et de multiples morceaux de bravoure , Le roi lion s’impose comme un spectacle généreux où les rires côtoient les pleurs. Aidés de caméras virtuelles et d’effets spéciaux numériques, les réalisateurs signent de bien belles séquences comme l’impressionnante charge du troupeau dans la vallée désertique. Certes, la musique d’Elton John est quelque peu grandiloquente et certains personnages sont clairement destinés aux plus petits – Timon et Pumbaa ne font rire aux éclats que les moins de 12 ans – mais le spectacle est suffisamment équilibré pour apporter à chacun sa dose de divertissement.
Notons que ce triomphe de Disney est déjà ressorti en 2002 dans une version IMAX et qu’il est revenu pointer le bout de son museau en France, cette fois-ci en 3D, le 11 avril 2012. Cet été, le film aura aussi le droit à sa version live comme l’ensemble du catalogue du géant Disney – même si on a du mal à en voir un intérêt autre que financier. Un moyen comme un autre d’affirmer sa domination absolue sur un marché où la firme règne en maître absolu.
Acheter le film en Ultra-HD 4K
Critique de Virgile Dumez

Copyright 1994 Walt Disney Pictures. Tous droits réservés.