Happy Birthday, souhaitez ne jamais être invité : critique du film (1982)

Epouvante-Horreur, Slasher | 1h51min
Note de la rédaction :
4,5/10
4,5
Happy Birthday, l'affiche du slasher de 1981

  • Réalisateur : Jack Lee Thompson
  • Acteurs : Melissa Sue Anderson, Glenn Ford, Lawrence Dane, Lisa Langlois
  • Date de sortie: 06 Jan 1982
  • Nationalité : Canadien
  • Titre original : Happy Birthday To Me
  • Année de tournage : 1980
  • Distributeur : Warner Columbia
  • Éditeur vidéo Gaumont Columbia RCA (VHS), Rimini Editions (DVD/Blu-ray)
  • Sortie vidéo (blu-ray) : 9 mai 2019
  • Box-office France : 180 759 entrées / 40 072 entrées
  • Budget : 2,2 M$
  • Box-office USA : 4,9 M$
  • Classification : Interdit aux moins de 12 ans
  • Crédits affiche : © 1980 The Birthday Film Company Inc. Tous droits réservés.
Note des spectateurs :

Slasher un peu plus élaboré que la moyenne, Happy Birthday n’en souffre pas moins d’un rythme languissant et d’une intrigue incohérente qui éconduira les plus cartésiens des spectateurs.

Synopsis : Virginia est fière d’appartenir à la confrérie des meilleurs élèves de son école privée. Mais une série de meurtres déciment ce groupe, et tout porte à croire qu’elle serait la coupable idéale…

Le slasher se délocalise au Canada

Critique : Durant les années 70, une disposition fiscale du gouvernement canadien a favorisé l’implantation de productions américaines délocalisées. Certains producteurs canadiens ont ainsi pu attirer des artistes hollywoodiens profitant de conditions économiques favorables. Parmi eux, le duo formé par John Dunning et André Link a œuvré dans le genre du film érotique avec un certain succès. Au cours des années 70, ils passent à l’horreur en produisant deux films de David Cronenberg (Rage et Frissons). Avec la mode du slasher, ils décident de mettre sur pied Meurtres à la Saint-Valentin (Mihalka, 1981) et dans la foulée cet Happy Birthday (1981).

Happy Birthday, la jaquette du combo DVD / Blu-ray

© 1980 The Birthday Film Company Inc. / © 2019 Rimini Editions. Tous droits réservés.

Comme souvent à l’époque, il n’existe à la base qu’un titre et un concept qui ont été ensuite transformés en script par une armée de scénaristes. Les producteurs engagent le vétéran Jack Lee Thompson pour diriger l’ensemble. Celui-ci est alors dans une mauvaise passe sur le plan commercial, enchaînant les échecs (L’empire du Grec, Passeur d’hommes et Cabo Blanco). Un petit slasher destiné à cartonner au box-office ne peut donc pas lui faire de mal.

Un slasher esthétiquement soigné, mais trop long

Au niveau du casting, les producteurs parviennent à embaucher la jeune Melissa Sue Anderson qui est au top de sa popularité grâce à son rôle central dans la série populaire La petite maison dans la prairie. Celle-ci cherche alors à se défaire de l’image de petite fille modèle qui lui colle à la peau. Enfin, dans un rôle secondaire, les producteurs s’attachent les services d’une vieille gloire sur le retour, à savoir Glenn Ford.

Doté d’un budget assez limité, Happy Birthday a bénéficié du savoir-faire de Jack Lee Thompson et s’avère plutôt de bonne facture. Contrairement à bon nombre de slashers de l’époque qui n’étaient pas franchement soignés sur le plan formel, ce long-métrage bénéficie d’une jolie photographie et de nombreux plans audacieux et bien composés. Cette attention permanente vis-à-vis de la qualité technique du produit fini est à mettre au crédit de ce slasher qui pâtit malheureusement d’un rythme languissant.

Un script ambitieux, mais qui pâtit d’un rythme somnolent

Certes, le scénario cherche à s’éloigner des clichés habituels du genre pour tutoyer le thriller psychologique et même freudien, mais il dilue également les scènes de tension dans un flot continu de séquences molles où l’intrigue se perd peu à peu.

De temps à autre, des meurtres ingénieux et bien sadiques viennent agrémenter le spectacle. On se souviendra notamment de celui pratiqué avec des haltères, ou encore le coup de la brochette qui orne l’affiche du film. Ces éléments, occasionnellement gore, ont été malheureusement écourtés par une censure très pointilleuse, alors même que Jack Lee Thompson souhaitait en rajouter dans la violence graphique.

VHS jaquette de Happy birthday, souhaitez ne jamais être invité

© 1980 The Birthday Film Company Inc. / © 2019 Rimini Editions. Tous droits réservés.

Une fin gâchée par un twist absurde ajouté à la dernière minute

Le spectateur est donc convié à quelques meurtres sympathiques au cours d’une intrigue assez vaporeuse, mais qui trouve au départ une résolution parfaitement logique et cohérente lors d’un repas d’anniversaire bien macabre. Hélas, Jack Lee Thompson semble avoir refusé de tourner une fin aussi radicale et a cru bon d’ajouter un dernier rebondissement qui n’était pas prévu dans le scénario. En changeant de manière radicale l’identité du coupable, le cinéaste s’est tiré une balle dans le pied et livre une conclusion absurde et totalement incohérente qui ne pousse pas le spectateur à la clémence.

Si l’on ajoute à cela une musique assez insipide de Bo Harwood et Lance Rubin, Happy Birthday To Me (le titre original) n’est donc pas un slasher pleinement satisfaisant, et ceci même s’il possède des fans.

Un petit succès d’estime pour un film qui a ses fans

Au box-office, il fut un petit succès aux Etats-Unis, notamment grâce à des accords de distribution très avantageux passés avec la firme Columbia. En France, le long-métrage a attiré tout de même 180 759 spectateurs, ce qui en fait un petit succès à l’échelle du slasher, genre qui n’a jamais vraiment triomphé dans nos contrées. A Paris, en revanche, le film n’est resté que trois semaines à l’affiche.

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Critique de Virgile Dumez

Les sorties de la semaine du 6 janvier 1982

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Happy Birthday, l'affiche du slasher de 1981

© 1980 The Birthday Film Company Inc. Tous droits réservés.

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Bande-annonce de Happy Birthday (VF)

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