7 juillet 1976 : toutes les sorties de la semaine (1976)

Note de la rédaction :
Non noté/10
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Sept/7 hommes à l'aube, magnifique affiche de Landi

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Toutes les sorties cinéma de la semaine du 7 juillet 1976

Découvrez toutes les sorties du 7 juillet 1976, circuit et box-office inclus.

Alors que le box-office célèbre encore Pour une poignée de dollars, On aura tout vu, Taxi driver, Salon Kitty, Cria Cuervos et Le 6e continent, de nombreuses sorties parisiennes tentent timidement leur chance au début de l’été 1976. Aucune d’envergure, toutefois. On entre en période creuse pour les exploitants.

Affiche de la comédie En 2000 il conviendra de bien faire l'amour

Illustrateur : inconnu

Sorties du 7 juillet 1976 : faire l’amour, mode d’emploi

Plus grosse sortie de la semaine, la comédie italienne sans star et donc avec un titre accrocheur, En 2000 il conviendra de bien faire l’amour, essaie de faire dans l’air du temps, mais la renommée de l’actrice Agostina Belli n’est pas suffisante pour convaincre les spectateurs. On la retrouvera d’ailleurs cette même année en haut de l’affiche du Grand Escogriffe, avec Montand. Le réalisateur Pasquale Festa-Campanile (Mon curé va en boîte ou Ma femme est un violon…sexe) n’en était pas à son premier naufrage (12 000).

Autre grosse sortie, 7 hommes à l’aube ne connaîtra pas la carrière des réalisations de Lewis Gilbert pour OO7 (On ne vit que deux fois, Moonraker, L’espion qui m’aimait). Le cinéaste n’a tiré à vue que sur 11 000 spectateurs en première semaine, sur la capitale.

L’exploitation italienne

Du côté des western spaghetti, Jory réalise 2 366 entrées dans 8 salles contre 4 188 sur deux écrans pour le Terence Hill, T’as le bonjour de Trinita, en fait un très mauvais film de 1967 maquillé en nouveauté. D’ailleurs, cette même semaine, Le distributeur Les Films Jacques Leitienne ressortait en salle On continue de l’appeler Trinita (12 000/14 salles).

 

Le casting vieillot (Elisabeth Taylor, Helmut Berger, Henry Fonda) n’a pas du tout suscité de bousculades pour la sortie des Noces de cendre qui n’a pas dépassé pas les 5 000 tickets dans les 5 salles le programmant en première semaine.

Cannes s’invite en salle

Quant à l’étrange film de José Ramon Larraz, Symptoms (voir la bande-annonce ci-dessous), il déroutait 1 500 spectateurs dans 2 salles. Triste pour cet excellent thriller qui représentait le Royaume Uni à Cannes en 1974.

 

Entre survival, film d’aventure et polar, 3 fauves déchaînés était surtout une ancienne production de 1968, resté inédite en France pendant 6 ans. Mais réalisée par le téléaste derrière la comédie Le piège à pédales et les séries Chips, K2000, Pour l’amour du risque, Rick Hunter, Mike Hammer, L’homme qui tombe à Pic, MacGyver…), la production américaine réalisait un mi-service dans la salle mythique du 18e arrondissement, la Cigale.

Les vampires ne sucent pas que des glaçons

L’été 76 fut chaud. Et forcément, au vu du réchauffement cinématographique opéré avec la libération des mœurs, les productions érotico-porno sortaient en pagaille. Le film érotique de Jean-Claude Roy, Les nuits chaudes de Justine a émoustillé 9 000 noctambules cette semaine-là. Spermula, mi-film d’auteur, mi-film de cul, a attiré 26 000 curieux. Sur un titre semblable, le Jean Rollin, Suce-moi vampire attirait tout de même 17 000 spectateurs. Le réalisateur de films fantastiques avait utilisé le pseudo Michel Gand pour rester incognito. Pour info, il s’agit en fait de la version hard de Lèvres de sang qu’Alpha France exploita en salle.

Le premier porno gay français de l’histoire

Historique, cette semaine-là, le premier film porno gay français dévoile les rapports intimes des messieurs entre eux et cartonne avec 7 600 entrées sur le Hollywood Boulevard, le cinéma culte de René Château.

Sept/7 hommes à l'aube, magnifique affiche de Landi

Design © 1976 Landi

Les sorties de la semaine

 

  • En 2000 il conviendra de bien faire l’amour (Conviene far bene l’amore), de Pasquale Festa-Campanile -> 8 salles à Paris, 4 salles en périphérie
  • Excès, de Serge Korber -> 5 salles à Paris
  • Hommes entre eux, de Norbert Terry (1 seule salle à Paris, Le Hollywood Boulevard)
  • Jory, de Jorge Fons -> 5 salles à Paris, 3 salles en périphérie
  • Les Noces de cendre (Ash Wednesday), de Larry Peerce -> 5 salles P.P. dont 1 en périphérie
  • Les Nuits chaudes de Justine, de Jean-Claude Roy -> 4 salles à Paris
  • Sept Hommes à l’aube (Operation Daybreak), de Lewis Gilbert -> 9 salles à Paris, 4 en périphérie
  • Spermula, de Charles Matton-> 9 salles à Paris, 6 en périphérie
  • Suce-moi vampire, de Jean-Rollin -> 8 salles à Paris
  • Symptoms, de José-Ramon Larraz -> 2 salles à Paris
  • T’as le bonjour de Trinita (Little Rita nel West), de Ferdinando Baldi -> 1 seule salle à Paris, la Maxéville
  • Trois Fauves déchaînés (Killers Three), de Bruce Kessler -> 1 seule salle à Paris, la Cigale
Affiche française du film Spermula

© 1976 Film & Co. Renouvelé 2014 Sylvie Matton. Tous droits réservés. Illustrateur : Boumendil

Frédéric Mignard

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