Actrice japonaise, Yoshiko Kuga est née en 1931 dans une famille de la grande noblesse japonaise. Pourtant, elle se destine rapidement à la carrière de comédienne et obtient même un contrat à la Toho alors qu’elle n’a que quinze ans. Dès 1947, elle joue pour le grand artiste Mikio Naruse sur L’éveil du printemps et enchaîne aussitôt avec Akira Kurosawa pour L’ange ivre (1948). La jeune fille est alors très sollicitée et multiplie les tournages. Parmi eux, nous pouvons citer La rue en colère (Naruse, 1950), Le destin de madame Yuki (Mizoguchi, 1950), L’idiot (Kurosawa, 1951), Frère et sœur (Naruse, 1953), Destins de femmes (Imai, 1953), Lettre d’amour (Tanaka, 1953), Une femme dont on parle (Mizoguchi, 1954).
Décidément très sollicitée par les grands auteurs japonais, elle tient des rôles majeurs dans Quelque part sous le ciel immense (Kobayashi, 1954), Le héros sacrilège (Mizoguchi, 1955), Fleurs d’équinoxe (Ozu, 1958). Puis, elle participe à la Nouvelle vague japonaise en interprétant la sœur de l’héroïne des Contes cruels de la jeunesse (Oshima, 1960).
En 1961, elle épouse l’acteur Akihiko Hirata, ce qui ne l’empêche pas de continuer sa riche carrière, du moins jusqu’à la fin des années 60. À partir de cette époque, elle va alterner séries télévisées et creux dans sa carrière, sans doute pour mieux se consacrer à sa vie familiale.
On la retrouve finalement au générique de Gojira vs. Biorante (Omori, 1989) et d’Okoge (Nakajima, 1992). Après quelques apparitions dans les années 90, elle finit par se retirer des écrans en 2000.
Yoshiko Kuga est décédée le 9 juin 2024 à l’âge de 93 ans.