Kinuyo Tanaka

Actrice

Personal Info

  • Nationalité : Japonaise
  • Date de naissance : 29 novembre 1909 à Shimonoseki (Japon)
  • Date de décès : 21 mars 1977 à Tokyo (Japon)
  • Crédit visuel : Copyright Les Bookmakers / Capricci Films

Biographie

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Grande dame du cinéma japonais, Kinuyo Tanaka a eu cinq décennies de carrière, de 1924 à 1976. Elle fut l’une des interprètes de Yasujirō Ozu (Femme au combat, 1933) et surtout Kenji Mizoguchi, qui en fit l’héroïne de plusieurs de ses films, dont L’amour de l’actrice Sumako (1947) et La vie d’O’Haru femme galante (1952).

L’actrice de Mizoguchi et Ozu

Kinuyo Tanaka débute au cinéma en 1924, embauchée par le studio Shōchiku. Elle devient une vedette du cinéma muet japonais, avec des films comme La fiancée du village (1928) de Heinosuke Gosho, ou Le forgeron de la forêt (1929) de Hiroshi Shimizu. Les années 30 consolident son statut et elle reste pendant trois décennies l’une des valeurs sûres du cinéma japonais. Kenji Mizoguchi en fait l’héroïne de plusieurs de ses films, dont les plus connus sont L’amour de l’actrice Sumako (1947) et La vie d’O’Haru femme galante (1952).

Pour le cinéaste, elle incarne des femmes déterminées et engagées. Il la dirige aussi dans La femme de Naniwa (1940), Trois générations de Danjurō (1944), Miss Oyu (1951), La dame de Musahino (1951), Les contes de la lune vague après la pluie (1953), L’intendant Sansho (1954), et Une femme dont on parle (1954). Kinuyo Tanaka fait également partie de l’univers de Yasujirō Ozu qui la met en valeur dans plusieurs films, dont Une femme de Tokyo (1933) et Fleurs d’équinoxe (1958).

Kinuyo Tanaka, actrice et réalisatrice

Parmi les autres œuvres dans lesquelles elle tourne du début des années 30 à la fin des années 50, on peut citer Les rêves de la jeune fille mariée (1933) de Heinosuke Gosho, Okoto et Sasuke (1935) de Yasujirō Shimazu, Le fantôme de Yotsuya (1949) de Keisuke Kinoshita, Le palanquin mystérieux (1951) de Daisuke Itō, La mère (1952) de Mikio Naruse, Calendrier de femmes (1954) de Seiji Hisamatsu, Les demi-frères (1957) de Miyogi Ieki, ou La tristesse est aux femmes (1958) de Kaneto Shindō.

Les années 60 marquent un déclin dans la carrière de Kinuyo Tanaka qui trouve toutefois de beaux seconds rôles dans Seul sur l’océan Pacifique (1963) de Kon Ichikawa ou Barberousse (1965) d’Akira Kurosawa. Elle fait un come-back remarqué dans Sandakan N° 8 (1974) de Kei Kumai qui lui vaut le prix d’interprétation féminine au Festival de Berlin. Kinuyo Kanaka est en outre la réalisatrice de six longs métrages, et la seule femme cinéaste active durant l’âge d’or du cinéma japonais des années 1950.

Gérard Crespo

Filmographie (réalisatrice)

  • 1953 : Lettre d’amour (Koibumi)
  • 1955 : La Lune s’est levée (Tsuki wa noborinu)
  • 1955 : Maternité éternelle (Chibusa yo eien nare)
  • 1960 : La Princesse errante (Ruten no ōhi)
  • 1961 : La Nuit des femmes (Onna bakari no yoru)
  • 1962 : Mademoiselle Ogin (Ogin-sama)

Filmographie

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Bande-annonce des Contes de la lune vague après la pluie

Actrice

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