Walter Salles

Réalisateur, Scénariste, Producteur
Affiche française de Carnets de voyages de Walter Salles

Personal Info

  • Nationalité : Brésilien
  • Date de naissance : 12 avril 1956 à Rio de Janeiro (Brésil)
  • Crédit visuels : © 2004 Diaphana Films. Tous droits réservés.

Biographie

Note des spectateurs :

Réalisateur, producteur et scénariste brésilien, Walter Salles est né en 1956 à Rio de Janeiro, au Brésil. Il est issu d’une grande famille de banquiers brésiliens puisque son père était Walter Moreira Salles qui fut aussi un politicien. Désireux de devenir réalisateur, Walter Salles débute à la télévision comme documentariste durant plusieurs années à partir du milieu des années 80. Après quelques téléfilms, il passe enfin au film de fiction cinéma avec le thriller A Grande Arte (1991). Le film, pourtant commercial, est un échec financier et Walter Salles retourne à la télévision durant quelques années afin de subvenir à ses moyens.

Finalement, il revient au cinéma avec le très beau Terre lointaine (1995) qu’il coréalise avec Daniela Thomas. Si le long métrage est bien sorti en salles en France, il n’a pas brillé au box-office malgré de bonnes critiques fort méritées. Après cette expérience plus satisfaisante sur le plan artistique, Walter Salles est appelé par Arte pour réaliser un court métrage sur le thème de l’an 2000. Cela donne Le premier jour (1998) qui dépasse le simple cadre du court métrage et qui sera même exploité en salles dans une version allongée à la suite du succès de Central do Brasil, son film suivant.

La révélation grâce à Central do Brasil

Central do Brasil, l'affiche

© 1998 VideoFilmes – Riofilme – Cinematográfica Superfilmes – MACT Productions / Affiche : SKT7 (agence). Tous droits réservés.

Effectivement, le réalisateur enchaîne immédiatement avec le mélodrame qui a fait sa renommée internationale en 1998. Central do Brasil bouleverse les spectateurs du monde entier et plus particulièrement 583 524 spectateurs français. Le film reçoit l’Ours d’or à Berlin et obtient même deux nominations aux Oscars. Walter Salles devient donc un réalisateur reconnu dans le monde entier du jour au lendemain.

Toujours très inspiré, il nous bouleverse à nouveau avec le splendide Avril brisé (2001), adaptation d’un roman d’Ismail Kadaré. Malgré d’excellentes critiques, le long métrage est un échec commercial qui n’entame pourtant pas l’aura du cinéaste, toujours en pleine possession de ses moyens. Celui-ci revient en 2004 avec Carnets de voyage qui retrace le premier voyage de Che Guevara à travers l’Amérique latine. Le Che est interprété par Gael García Bernal et le métrage rencontre à nouveau un beau succès international. Carnets de voyage est présenté en sélection officielle à Cannes et glane même un Oscar de la meilleure chanson. En France, le périple est suivi par 765 063 voyageurs.

Walter Salles, des hauts et des bas

A cette époque, il est courtisé par Hollywood et accepte de tourner une commande, la version hollywoodienne d’un film d’horreur japonais, Dark Water (2005). Le film avec Jennifer Connelly est nettement moins réussi que l’original d’Hideo Nakata et se plante au box-office. En France, ils ne furent que 363 075 spectateurs à venir s’ennuyer en salles. Après cette déception, Walter Salles tourne un segment de l’anthologie Paris, je t’aime (2006), puis retourne au Brésil où il signe un très joli Une famille brésilienne (2008), qu’il codirige à nouveau avec Daniela Thomas. Malgré de bonnes critiques et un prix d’interprétation féminine au Festival de Cannes, le film rate sa sortie française et n’interpelle que 66 796 cinéphiles.

L’échec de Sur la route

Walter Salles met ensuite quatre années à monter un projet qui lui tient à cœur, l’adaptation du roman culte de Jack Kerouac : Sur la route (2012). Le film est joué par des acteurs importants comme Kristen Stewart, mais l’échec aussi bien artistique – le film est bien inférieur au roman – que commercial est redoutable. Ayant coûté très cher (autour de 25 millions de dollars), le métrage n’en récolte même pas la moitié dans le monde entier. Cet échec entraîne même la fin des activités de production de MK2. En France, il n’a réuni que 375 647 voyageurs. Depuis, le réalisateur s’est mis en retrait, ne tournant plus qu’un documentaire intitulé Jia Zhangke, un gars de Fenyang (2014).

Je suis toujours là, l'affiche

© 2024 VideoFilmes – RT Features – MACT Productions – Arte France Cinéma – Conspiração Filmes – Globoplay / Affiche : Fidelio. Tous droits réservés.

Il ne revient sur le devant de la scène que dix ans plus tard avec Je suis toujours là (2024) qui connaît un véritable triomphe au Brésil. De quoi se souvenir d’un cinéaste majeur qui a aussi été un producteur chanceux.

Walter Salles, un producteur important

Effectivement, en plus de son activité de réalisateur, Walter Salles a aidé ses amis cinéastes en produisant de nombreux films au cours des deux dernières décennies. Ainsi, on lui doit La cité de Dieu (Fernando Meirelles et Kátia Lund, 2002), Le ciel de Suely (Karim Aïnouz, 2006), Leonera (Pablo Trapero, 2008), Paulina (Santiago Mitre, 2015), Aquarius (Kleber Mendonça Filho, 2016) ou encore le documentaire Amazonie – Enquête au cœur des luttes indigènes (Estevão Ciavatta, 2019).

Virgile Dumez

Filmographie de Walter Salles

Réalisateur, longs métrages
  • 1991 : A Grande Arte
  • 1995 : Terre lointaine (Terra Estrangeira), coréalisé avec Daniela Thomas
  • 1998 : Central do Brasil
  • 1998 : Le Premier Jour ou Minuit (O Primeiro Dia ou Meia notte) coréalisé avec Daniela Thomas
  • 2001 : Avril brisé (Abril Despedaçado)
  • 2004 : Carnets de voyage (Diários de Motocicleta)
  • 2005 : Dark Water
  • 2008 : Une famille brésilienne (Linha de Passe), coréalisé avec Daniela Thomas
  • 2012 : Sur la route (On the Road)
  • 2014 : Jia Zhangke, un gars de Fenyang (Jia Zhang-ke, um Homem de Fenyang) (documentaire)
  • 2024 : Je suis toujours là (Ainda Estou Aqui)
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