Grand acteur japonais, Tatsuya Nakadai a tourné avec les plus grands dans des films mythiques, avec une prédilection pour les films de samouraïs.
L’un des plus prestigieux comédiens du cinéma japonais
Acteur japonais, Tatsuya Nakadai se fait d’abord remarquer par des seconds rôles dans les années 1950. On le voit notamment dans Une femme indomptée (1957) et autres longs métrages de Mikio Naruse. Il accède au vedettariat avec des films comme Le fleuve noir (1957) de Masaki Kobayashi et Le pavillon d’or (1958) de Kon Ichikawa. Kobayashi le dirige à nouveau dans sa trilogie formée par La condition de l’homme 1 : Il n’y a pas de plus grand amour (1959), La condition de l’homme 2 : Le chemin de l’éternité (1959) et La condition de l’homme 3 : La prière du soldat (1961). Mais aussi dans Harakiri (1962), Kwaïdan (1964) et Rébellion (1967).
Aussi à l’aise dans le drame que le film de sabre, Tatsuya Nakadai est également tête d’affiche de Mademoiselle Ogin (1962) de Kinuyo Tanaka, Le sang du damné (1966) et Goyokin : La terreur des sabaï (1969) de Hideo Gosha, Le sabre du mal (1966) Kiru (1968) et Hitokiri (1969) de Kihachi Okamato, Le visage d’une autre (1966) de Hiroshi Teshigahara. Sa collaboration avec Akira Kurosawa consolide sa réputation avec Sanjuro (1962) et Entre le ciel et l’enfer (1963). Dans ce film, il partage l’affiche avec son rival, Toshirō Mifune, qu’il retrouve dans L’héritage des 500 000 (1963), réalisé par ce dernier.
Tatsuya Nakadai, une carrière d’une longévité remarquable
Sous-utilisé à l’étranger (son rôle est épisodique dans 5 gachettes d’or de Tonino Cervi, 1968), Tatsuya Nakadai reste au premier plan dans le cinéma japonais des années 70 avec des œuvres telles que L’auberge du mal (Kobayashi, 1971), Je suis un chat (Ichikawa, 1975), Bandits contre samouraïs (Gosha, 1978) et Chasseur des ténèbres (Gosha, 1979). En parallèle, le comédien est très actif sur les planches, et fonde une école d’art dramatique au milieu de la décennie. Tastuya Nakadai se surpasse avec les deux derniers chefs-d’œuvre de Kurosawa, à savoir Kagemusha (1980) et Ran (1985).
Mais il brille également dans L’affaire Simoyama (1981) de Kei Kumai, Dans l’ombre du loup (Gosha, 1982) et La table vide (Kobayashi, 1985). De 1990 à 2020, l’acteur est toujours fidèle aux plateaux de tournage mais ses films peinent à passer les frontières du marché asiatique. On peut citer ses seconds rôles dans Après la pluie (1999) de Takashi Koizumi et Zatōichi: The Last (2010) de Junji Sakamoto. Il se retire après The Pass: Last Days of the Samurai (2020) de Takashi Koizumi. Tatsuya Nakadai est le 8 novembre 2025 à l’âge de 92 ans.