Sidney Poitier

Acteur
Sidney Poitier dans Trente minutes de sursis de Sydney Pollack

Personal Info

  • Nationalité : Américain, Bahaméen
  • Date de naissance : 20 février 1927 à Miami, Floride (États-Unis)
  • Date de décès : 6 janvier 1922 à Los Angeles, Californie (États-Unis)
  • Crédit visuel : Trente minutes de sursis © 1965 Athene Productions. Tous droits réservés.

Biographie

Note des spectateurs :

Acteur, réalisateur, producteur et scénariste américain, Sidney Poitier est né à Miami, mais a été élevé dans les Bahamas. Il a d’abord multiplié les petits boulots avant d’intégrer l’armée. Après cette période, il choisit la carrière d’acteur et joue pour l’American Negro Theater. Ainsi, il débute à Broadway en 1946 dans un spectacle entièrement joué par des Afro-américains. Son succès sur scène pousse Hollywood à l’utiliser en tant que vedette dès 1950 avec La porte s’ouvre (Mankiewicz, 1950).

Il doit patienter toutefois quelques années pour devenir le leader incontesté des acteurs noirs à Hollywood grâce à ses rôles marquants dans Graine de violence (Brooks, 1955), L’homme qui tua la peur (Ritt, 1957) et Le carnaval des dieux (Brooks, 1957). Sa renommée franchit les frontières avec des œuvres comme La chaîne (Kramer, 1958), Porgy and Bess (Preminger, 1959), Paris Blues (Ritt, 1960), et surtout Le lys des champs (Nelson, 1963) qui lui vaut un Oscar du meilleur acteur.

S’il devient un symbole pour l’Amérique en ces temps troublés par la lutte pour les droits civiques, Sidney Poitier est souvent critiqué par les Afro-américains qui lui reprochent sa collusion avec les Blancs. Peu importe, Sidney Poitier continue à tourner dans des œuvres intéressantes comme 30 minutes de sursis (Pollack, 1965), La bataille de la vallée du diable (Nelson, 1966) et surtout Dans la chaleur de la nuit (Jewison, 1967) qui rencontre un triomphe commercial et gagne 5 Oscar. Il enchaîne ensuite avec Devine qui vient dîner (Kramer, 1967), mais son étoile commence à pâlir au début des années 70.

Comme il est moins sollicité par les réalisateurs, il passe lui-même à la réalisation sans grand succès. Il tourne ainsi neuf longs-métrages entre 1972 et 1990 dont Buck et son complice (1972), Faut s’faire la malle (1980) et Hanky Panky : La Folie aux trousses (1982).

Alors qu’il ne joue plus la comédie entre 1977 et 1988, il revient pour un thriller en montagne intitulé Randonnée pour un tueur (Spottiswoode, 1988). On le voit encore dans Little Nikita (Benjamin, 1988), Les experts (Robinson, 1992) et Le chacal (Caton-Jones, 1997).

Ensuite, il prend sa retraite, tout en étant un symbole fort pour la communauté afro-américaine.

Sidney Poitier décède le 6 janvier 2022 à l’âge de 94 ans.

Virgile Dumez

Filmographie de Sidney Poitier

Réalisateur, longs métrages
  • 1972 : Buck et son complice (Buck and the Preacher)
  • 1973 : L’Amour fleurit en décembre (A Warm December)
  • 1974 : Uptown Saturday Night
  • 1975 : Le Coup à refaire (Let’s Do It Again)
  • 1977 : A Piece of the Action
  • 1980 : Faut s’faire la malle (Stir Crazy)
  • 1982 : Hanky Panky : La Folie aux trousses (Hanky Panky)
  • 1985 : Fast Forward
  • 1990 : Papa est un fantôme (Ghost Dad)
Acteur, longs métrages
  • 1947 : Sepia Cinderella de Arthur H. Leonard (figurant)
  • 1950 : La porte s’ouvre (No Way Out) de Joseph L. Mankiewicz
  • 1952 : Pleure, ô pays bien-aimé (Cry, the Beloved Country) de Zoltan Korda
  • 1952 : Les Conducteurs du diable (Red Ball Express) de Budd Boetticher
  • 1954 : Go, Man, Go! de James Wong Howe
  • 1955 : Graine de violence (Blackboard Jungle) de Richard Brooks
  • 1956 : Adieu Lady (Good-bye, My Lady) de William A. Wellman
  • 1957 : L’Homme qui tua la peur (Edge of the City) de Martin Ritt
  • 1957 : Le Carnaval des dieux (Something of Value) de Richard Brooks
  • 1957 : L’Esclave libre (Band of Angels) de Raoul Walsh
  • 1957 : La Marque du faucon (The Mark of the Hawk) de Michael Audley
  • 1958 : Virgin Island de Pat Jackson
  • 1958 : La Chaîne (The Defiant Ones) de Stanley Kramer
  • 1959 : Porgy and Bess d’Otto Preminger
  • 1960 : Les Marines attaquent (All the Young Men) de Hall Bartlett
  • 1961 : Un raisin au soleil (A Raisin in the Sun) de Daniel Petrie
  • 1961 : Paris Blues de Martin Ritt
  • 1962 : Pressure Point de Hubert Cornfield
  • 1963 : Les Drakkars (The Long Ships) de Jack Cardiff
  • 1963 : Le Lys des champs (Lilies of the Field) de Ralph Nelson
  • 1965 : Aux postes de combat (The Bedford Incident) de James B. Harris
  • 1965 : La Plus Grande Histoire jamais contée (The Greatest Story Ever Told) de George Stevens
  • 1965 : Un coin de ciel bleu (A Patch of Blue) de Guy Green
  • 1965 : 30 minutes de sursis (The Slender Thread) de Sydney Pollack
  • 1966 : La Bataille de la vallée du diable (Duel at Diablo) de Ralph Nelson
  • 1967 : Les Anges aux poings serrés (To Sir, with Love) de James Clavell
  • 1967 : Dans la chaleur de la nuit (In the Heat of the Night) de Norman Jewison
  • 1967 : Devine qui vient dîner… (Guess Who’s Coming to Dinner) de Stanley Kramer
  • 1968 : Mon homme (For Love of Ivy) de Daniel Mann
  • 1969 : L’Homme perdu (The Lost Man) de Robert Alan Aurthur
  • 1970 : Appelez-moi Monsieur Tibbs (They Call Me Mister Tibbs!) de Gordon Douglas
  • 1971 : Brother John de James Goldstone
  • 1971 : L’Organisation (The Organization) de Don Medford
  • 1972 : Buck et son complice (Buck and the Preacher) de Sidney Poitier
  • 1973 : L’Amour fleurit en décembre (A Warm December) de Sidney Poitier
  • 1974 : Uptown Saturday Night de Sidney Poitier
  • 1975 : Le Vent de la violence (The Wilby Conspiracy) de Ralph Nelson
  • 1975 : Le Coup à refaire (Let’s Do It Again) de Sidney Poitier
  • 1977 : A Piece of the Action de Sidney Poitier
  • 1987 : Randonnée pour un tueur (Shoot to Kill) de Roger Spottiswoode
  • 1988 : Little Nikita de Richard Benjamin
  • 1992 : Les Experts (Sneakers) de Phil Alden Robinson
  • 1997 : Le Chacal (The Jackal) de Michael Caton-Jones
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