Acteur et réalisateur allemand, Paul Esser est né en 1913 à Kapellen en Allemagne. Le jeune homme effectue des études secondaires avant de se former à l’art dramatique durant deux années au cours des années 30. Ainsi, il peut monter sur scène dès la fin de la décennie. Durant la Seconde Guerre mondiale, il joue toujours sur les scènes de Weimar, puis de Berlin.
Après la guerre, il continue à jouer au théâtre, tout en mettant parfois en scène certaines pièces. Parallèlement, il entame une carrière cinématographique assez tardive avec notamment J’ai trahi Hitler (Wolfgang Staudte, 1949) dont il est directement la tête d’affiche, preuve de sa notoriété sur les planches. En 1950, il est engagé par la DEFA pour jouer l’un des méchants du conte La légende de la Forêt-Noire / Cœur de pierre (Paul Verhoeven, 1950) qui est un triomphe dans les pays germaniques. L’année suivante, il est encore remarqué dans Pour le roi de Prusse (Wolfgang Staudte, 1951). Toutefois, l’acteur choisit de quitter la RDA pour se rendre en RFA où il est nettement moins sollicité.
Désormais mis à l’écart, Paul Esser se retrouve à incarner des personnages secondaires au cœur d’une industrie impitoyable envers les anciens comédiens de l’Est. Parmi ses œuvres un peu plus remarquées, on peut citer Prison d’amour (Rudolf Jugert, 1954), Le troisième sexe (Veit Harlan, 1957), Les frénétiques (Josef von Báky, 1957), Le joueur (Claude Autant-Lara, 1958), La Nuit la plus longue (Will Tremper, 1963), Les lèvres rouges (Harry Kümel, 1971) et bien entendu une palanquée de téléfilms et de séries télé.
Paul Esser a également créé son propre théâtre dans les années 60 et a tâté de la réalisation avec un téléfilm intitulé Hunderttausend Taler (1969). Le comédien décède en 1988 à l’âge de 74 ans alors qu’il passe du temps dans les îles Canaries.