Acteur, réalisateur, scénariste et producteur japonais, Kôji Yakusho (de son vrai nom Kôji Hashimoto) est né en 1956 à Nagasaki, au Japon. Le jeune homme a travaillé d’abord comme personnel technique à la mairie de Tokyo, avant de se prendre de passion pour le théâtre lorsqu’il aborde la vingtaine. Il se lance alors dans l’art dramatique à la fin des années 70 et commence à obtenir des rôles secondaires au cinéma et à la télévision. C’est d’ailleurs le petit écran qui lui apporte une certaine notoriété dans son pays au début des années 80 grâce à la série Tokugawa Ieyasu (1983). Durant toute la décennie, il incarne les héros dans de multiples séries télé qui le rendent populaire.
Kôji Yakusho connait une reconnaissance assez tardive au cinéma. Ainsi, il incarne le héros de la Palme d’or L’anguille (Shohei Imamura, 1997) et enchaîne immédiatement avec l’excellent Cure (Kiyoshi Kurosawa, 1997) dont il est une fois de plus le protagoniste central. Entre Kurosawa et Yakusho s’instaure une collaboration très fructueuse qui débouche sur des œuvres majeures comme License to Live (1998), Charisma (1999), Séance (2000), Kaïro (2001), Doppelganger (2003) ou encore Rétribution (2006).
Ce chapelet d’œuvres mystérieuses le rend également populaire à l’étranger, d’autant qu’il joue également dans De l’eau tiède sous un pont rouge (Shohei Imamura, 2001), Mémoires d’une geisha (Rob Marshall, 2005), Babel (Alejandro G. Iñárritu, 2006) et Tokyo Sonata (2008) où il retrouve Kurosawa.
A cette époque de gloire, le comédien tente l’aventure de la réalisation en écrivant, produisant et tournant le drame Gama no abura (2009) qui ne rencontre pas le succès escompté. Cela sera son unique incursion dans ces domaines à ce jour. Redevenu simple acteur, Kôji Yakusho collabore avec Takashi Miike sur 13 Assassins (2010) et Hara-kiri : Mort d’un samouraï (2011), mais ses choix suivants paressent moins pertinents.
Il doit attendre 2017 pour retrouver des emplois intéressants, notamment dans The Third Murder (Hirokazu Kore-eda, 2017) et surtout dans Perfect Days (Wim Wenders, 2023) qui lui vaut un prix d’interprétation au Festival de Cannes. Le métrage est un gros succès international qui le remet en selle pour plusieurs séries télé et quelques longs métrages encore inédits chez nous.