Actrice, réalisatrice et scénariste néerlandaise, Johanna ter Steege est née en 1961 à Wierden, aux Pays-Bas. Elle démarre sa carrière d’actrice au théâtre au milieu des années 80 lorsqu’elle est repérée par le cinéaste George Sluizer qui lui propose d’incarner la kidnappée de son thriller glaçant L’homme qui voulait savoir (1988). Un beau début puisque sa prestation met tout le monde d’accord. Après ce premier coup d’éclat, la jeune femme tourne pour Robert Altman dans Vincent et Théo (1990) qui est décliné à la fois en version télévisée et cinéma.
Elle intéresse toujours les cinéastes exigeants et se retrouve donc sur les plateaux de J’entends plus la guitare (Philippe Garrel, 1991), puis de coproductions européennes comme La tentation de Vénus (István Szabó, 1991), Chère Emma (István Szabó, 1992), La naissance de l’amour (Philippe Garrel, 1993) ou encore Ludwig van B. (Bernard Rose, 1994) où elle incarne l’amour perdu du célèbre compositeur Beethoven. Ensuite, elle reste fidèle au cinéaste Philippe Garrel avec qui elle tourne dans Le cœur fantôme (1996), avant de la retrouver au casting de Paradise Road (Bruce Beresford, 1997), mais aussi du biopic Rembrandt (Charles Matton, 1999).
Au cours des années 2000, Johanna ter Steege tourne essentiellement dans son pays et disparaît donc progressivement de nos grands écrans français. Désormais, on la retrouve surtout dans des seconds rôles pour le drame Guernesey (Nanouk Leopold, 2005), puis L’été indien (Alain Raoust, 2007), Le bel âge (Laurent Perreau, 2009), À la vie (Jean-Jacques Zilbermann, 2014) et plus récemment Maya (Mia Hansen-Løve, 2018).
Depuis quelques années, l’actrice s’est reconvertie en réalisatrice de documentaires dont son plus récent s’intitule Twente op Film – Zo doo wiejleu dat (2022).