George Miller

Réalisateur, Scénariste, Producteur
Affiche de Mad Max 1 avec Mel Gibson

Personal Info

  • Nationalité : Australien
  • Date de naissance : 3 mars 1945 à Chinchilla (Australie)
  • Crédits visuel : © Hamagami (Mad Max 1)

Biographie

Note des spectateurs :

Réalisateur, producteur et scénariste australien, George Miller (de son vrai nom Yorgos Miliotis) a entamé des études de médecine, avant de s’orienter vers le cinéma. Au début des années 70, il signe quelques courts-métrages documentaires qui attirent l’attention.

Le créateur d’un phénomène mondial : Mad Max

Toutefois, c’est son premier long-métrage de fiction qui lui assure la notoriété internationale. Mad Max (1979) révèle non seulement un cinéaste fou et débrouillard pour optimiser un budget restreint, mais aussi la puissance de jeu de Mel Gibson.

Le long-métrage est un véritable phénomène mondial. Toutefois, il est censuré dans de nombreux pays dont la France où il ne peut sortir qu’en 1982 pour cause de violence extrême. Entre-temps, George Miller a tourné la suite intitulée Mad Max 2, le défi (1981) qui crée carrément un sous-genre du film de science-fiction, à savoir le film post-apocalyptique. Les véhicules customisés, les tenues de cuir cloutées, les coiffures punk vont envahir l’espace mondial. Notre Johnny Hallyday national consacrera même un disque et un spectacle entier à un univers fortement influencé par ce second volet de Mad Max. Au box-office français, le premier film attire 2,5 millions de Français et le second 3,6 millions de fans. Tout ceci en 1982.

L’ozploitation sur CinéDweller

En 1983, George Miller tourne le meilleur segment de La quatrième dimension (collectif, 1983) avec John Lithgow. Puis, il retourne à sa saga phare avec le décevant Mad Max : Au-delà du dôme du tonnerre (1985) qui est terminé par George Ogilvie car George Miller n’est pas en forme. En 1987, Miller réalise la comédie fantastique Les sorcières d’Eastwick dont le tournage est compliqué. Le film, par ailleurs très réussi, est un joli succès, porté par la popularité de Jack Nicholson et Cher.

Dégoûté par Hollywood, George Miller repart en Australie où il produit notamment le thriller Calme blanc (Noyce, 1989). En tant que réalisateur, il revient avec le drame Lorenzo (1992) qui est un gros échec commercial.

George Miller explore le monde de l’enfance

A partir de cette époque, George Miller s’oriente vers le film pour enfants en produisant le délicieux Babe, le cochon devenu berger (Noonan, 1995) qui cartonne dans le monde entier. Il décide même d’en tourner la suite Babe, un cochon dans la ville (1998), nettement plus sombre. Ce film, pourtant d’excellente tenue, est un cruel échec commercial.

Se débattant avec des problèmes financiers, George Miller attend huit ans pour revenir avec un magnifique dessin animé intitulé Happy Feet (2006). Le film est cette fois-ci un très gros succès, largement mérité, et remporte même l’Oscar du meilleur film d’animation. On sera moins indulgent avec la suite qu’il tourne en 2011 : Happy Feet 2 est nettement plus décevant et l’échec est au tournant.

Retour à l’action brute et à la virtuosité

Après ce long passage destiné aux enfants, George Miller décide de rebooter sa saga culte avec Mad Max : Fury Road (2015) où Tom Hardy remplace Mel Gibson. Si le film faisait peur, il met quasiment tout le monde d’accord et devient une nouvelle référence dans le domaine du film d’action dingue. Il est honoré par la présidence du Festival de Cannes en 2016.

En 2022, le cinéaste fait son grand retour sur la Croisette avec Three Thousand Years of Longing, mélange de romance et de fantastique avec le duo Tilda Swinton et Idris Elba. Le film y est présenté hors compétition. Parallèlement, le créateur de Mad Max ne semble toujours pas abandonné le projet Furyosa, spinoff de Mad Max Fury Road avec Anya Taylor-Joy et Chris Hemsworth, désespérément en préproduction. Le film est envisagé pour une première à Cannes en 2024.

A noter qu’il ne faut pas le confondre avec son homonyme George Miller, autre cinéaste australien qui a tourné notamment L’homme de la rivière d’argent en 1982.

Virgile Dumez

Filmographie :

Réalisateur (longs-métrages cinéma uniquement) :

x