Corey Feldman

Acteurn Réalisateur
Affiche de Meatballs 4

Personal Info

  • Nationalité : Américain
  • Date de naissance : 16 juillet 1971, Los Angeles, Californie (Etats-Unis)

Biographie

Note des spectateurs :

Corey Feldman est l’un des adolescents qui ont marqué les années 80. Sa carrière fut turbulente et subversive, mais de façon assez inattendue, voire sordide.

Le môme Feldman démarre dans des publicités, dès l’âge de 3 ans, à l’occasion d’une publicité pour McDonald’s qui sera diffusée pendant 8 ans consécutifs après ses débuts, en 1976.

Après une apparition dans le film de science-fiction C’était demain (1979), à l’âge de 9 ans, et différentes séries télévisées, Corey Feldman est engagé au casting vocal de l’un des trois films d’animation du studio Disney de la décennie 80, Rox et Rouky. Avec la série Vendredi 13, il trouve, alors âgé de 13 ans, un rôle culte dans le cinéma de genre. Mais c’est dans le cinéma adolescent mainstream, celui de Steven Spielberg, qu’il trouve la gloire. Il tourne coup sur coup dans deux phénomènes Amblin Entertainment, Gremlins de Joe Dante en 1984 et Les Goonies de Richard Donner.

Affiche de Voodoo de René Eram

© Twentieth Century Fox, Image Organization, A-Pix Entertainment. All Rights Reserved.

Impossible pour lui, après cela, de ne pas incarner le porte-voix d’une génération de cinéphiles précoces. Rob Reiner l’engage dans l’adaptation de Stephen King Stand by Me. Le film indépendant à petit budget qui relate l’histoire émouvante d’un groupe d’ados à la recherche du corps d’un garçon disparu, façonne une vision d’un cinéma atavique qui restera en tête des décennies plus tard, d’autant plus que River Phoenix, l’icone partie trop tôt (à 23 ans), est de la procession. Un autre succès important permet à Corey Feldman de se démarquer alors, Génération perdue, de Joel Schumacher. Le film de vampire produit par Warner est un vrai beau succès. L’occasion pour Feldman de tourner avec Corey Haim, l’autre Corey adolescent des années 80 qui deviendra son meilleur ami, pour le meilleur et pour le pire.

affiche cinéma française et jaquette vidéo de License to drive

affiche cinéma française et jaquette vidéo de License to drive © Twentieth Century Fox. All Rights Reserved

Les deux Corey (c’est le surnom que leur donnait le cinéaste Joel Schumacher) enchainent avec un autre succès qui sera mal distribué en France (en gros il ne sort qu’en province sous le titre de Rouge Cabriolet, puis en VHS sous l’appellation Plein Pot), License To Drive. Ce teen movie très sympathique est produit par la 20th Century Fox.

Les deux amis tournent aussi dans Dream a Little Dream, autre petit succès, mais cette fois-ci, c’est le début de la fin pour la paire d’acteurs qui se retrouveront dans une suite tardive (1995), le thriller érotique Blown Away, Les vacances des maîtres plongeurs (Last Resort) de Rafal Zielinski, qui est un épisode raté de National Lampoon, et Busted, que Corey Feldman réalise en 1996. Ce dernier est un fiasco et Feldman réalisateur vire son propre pote du tournage en raison de ses problèmes d’addiction et de ses absences qui pénalisent l’équipe et le projet.

Affiche de Busted, réalisé par Corey Feldman

Affiche de Busted, réalisé par Corey Feldman – Copyright : C.F.I. Productions, Contact Films Inc., PM Entertainment Group. All Rights Reserved.

La drogue et l’alcoolisme seront parmi les problèmes qui viendront noircir le tableau de Corey Feldman dans les années 90. Ses problèmes familiaux avec une mère abusive et un père manager qui gère mal sa carrière, une ascension trop rapide à un jeune âge où le dance-floor n’est pas forcément un lieu propice à la stabilité d’un mineur, et des démons cachés vont largement contribuer à sa double chute, celle qui l’enfonce dans les paradis artificiels et sa dégringolade dans les méandres du direct-to-video ou des productions pour le câble.

S’il accorde sa voix au personnage de Donatello dans le phénomène ado du début des années 90, Les Tortues Ninja, le jeune homme de vingt ans ne représente plus rien à Hollywood où il en est réduit aux séries B indignes, aux produits télévisuels et aux nanars. Il grille toutes ses cartouches et périclite dans des projets indignes des espoirs qu’il avait pu susciter.

L’histoire tragique de Corey Haim

A partir de 2003, s’il trouve de temps à autre la rédemption grâce à la télé-réalité où il est accompagné par des vedettes du petit et grand écran de sa propre génération qui, comme lui, ont tout perdu, il rempile dans l’amitié avec Corey Haim et tourne deux saisons de The Two Coreys. Mais en 2010, Corey Haim décède, à l’âge de 38 ans de façon tragique, comme sa carrière. Corey Feldman va alors chavirer dans ce que l’on pourrait considérer être du complotisme obsessionnel : la dénonciation de réseaux pédophiles à Hollywood. Il va très loin dans ses accusations puisque le jeune impétueux qui s’était affiché avec la porn-star Amber Lynn dans les années 90, affirme que Corey Haim a été violé notamment pendant le tournage de Lucas, en 1985.

Mal dans sa peau et ses propos, Corey Feldman doit aussi justifier son amitié avec Michael Jackson (il est même dans le clip de son idole, Liberian Girl, au milieu de tous les amis du chanteur de Thriller), lui-même accusé de pédophilie. Feldman assurera que Jackson était victime d’une cabale. Il connaissait la star depuis le tournage de Goonies ; Spielberg l’avait convié à assister au tournage du futur classique du film d’aventures, ce qui fut le début d’une tumultueuse amitié entre le bambin et Bambi.

Corey Feldman perd-il la tête ? C’est ce que prétendent certains dans son entêtement à se focaliser dans la dénonciation d’un état profond qui utilise la virginité des jeunes gens dans le milieux des élites. Va-t-il faire craquer Hollywood alors que #MeToo ébranle le monde avec les révélations sur le violeur en série Harvey Weinstein ?

Plus rien de vraiment distrayant ou marrant ne parvient à raccorder le “has-been” à l’époque mignonne de son adolescence : Katy Perry l’avait invité dans le clip Last Friday Night, en 2011, car elle le considérait comme le parangon adolescent de la décennie culte. Mais après 2011, Feldman dégringole dans la série Z (Zombex, en 2013) et occasionnellement accorde sa voix à des films d’animation ou des jeux vidéo (Slash dans les Tortues Ninja, Minecraft). En tant qu’acteur, il n’est plus rien.

My Truth: the Rape of Two Coreys, affiche

Copyrights 2020. Truth 4222 Productions.

Alors, il dénonce. Après une autobiographie en 2013 (Coreyography), Feldman relate son histoire et celle de Corey Haim, dans Enfants stars, adolescences brisée (A Tale of Two Coreys), biopic tourné pour la télévision, en 2018, pour la télévision. En 2020, il est au centre d’un documentaire qu’il produit, (My) Truth: The Rape of Two Coreys, réalisé par Brian Herzlinger pour régler ses comptes . Il jette plusieurs noms sur la place publique, notamment celui de Charlie Sheen, qu’il accuse d’avoir violé Corey Haim, ce que la mère du comédien mort en 2011 nie. Feldman, qui avait déjà prétendu avoir été attaqué et poignardé en 2018, quitte le pays pendant un temps, prétendant être en danger.

Heureusement, Corey Feldman peut compter sur la musique pour pouvoir le connecter encore à ses fans. Car oui, il est également chanteur compositeur danseur, largement influencé par son idole de toujours, Michael Jackson.

Corey Feldman en concert

© Corey Feldman. All Rights Reserved

En fait, Feldman sort son premier album dès 1994 (Love Left). Il sera suivi d’un second opus en 2002 (Former Child Star) dans lequel il interprète un titre critique à l’égard de Michael Jackson (Megalo-Man). En 2016, c’est l’album Angelic 2 The Core qui intègre sa discographie. On y trouve notamment un feat. avec Snoop Dogg.

Il tient une longue carrière musicale en solo et monte aussi plusieurs groupes comme Corey Fedman’s Truth Movement et Corey Feldman and the Angels.

En 2022, c’est une intégrale, Love Left 2.1 qu’il propose, soit 4 CD, deux DVD… Il débute une tournée, en 2014, du nom de Loserville Tour 2024 en compagnie de quelques vedettes âgées, comme Limp Bizkit, BONES, N8NOFACE… Il remonte ainsi sur scène après un Heavenly Tour, qui avait eu beaucoup de succès, en 2017.

Bref, la carrière de l’artiste est excentrique, totalement bordélique, carrément borderline, mais in fine, on ne lui enlèvera pas le goût de la passion…

Frédéric Mignard

Filmographie de Corey Feldman

(Acteur, Longs métrages)
  • 1979 : C’était demain (Time After Time), de Nicholas Meyer
  • 1981 : Rox et Rouky (The Fox and the Hound), de Art Stevens, Ted Berman, Richard Rich  (voix)
  • 1984 : Vendredi 13 : Chapitre final (Friday the 13th: The Final Chapter), de Joseph Zito
  • 1984 : Gremlins (Gremlins), de Joe Dante
  • 1985 : Vendredi 13, chapitre V : Une nouvelle terreur (Friday the 13th: A New Beginning) de Danny Steinmann
  • 1985 : Les Goonies de Richard Donner
  • 1986 : Stand by me de Rob Reiner
  • 1987 : Génération perdue (The Lost Boys) de Joel Schumacher
  • 1988 : Rouge Cabriolet (cinéma) / Plein pot (Vidéo) – (License to Drive, VO) de Greg Beeman
  • 1989 : Les Banlieusards (The ‘burbs) de Joe Dante
  • 1989 : De l’autre côté du rêve (Dream a Little Dream) de Marc Rocco
  • 1990 : Rock ‘n’ Roll High School Forever de Deborah Brock
  • 1990 : Tortues Ninja : Les Chevaliers d’écaille (Teenage Mutant Ninja Turtles), de Steve Bannon (voix)
  • 1991 : Pour l’honneur des scouts (Edge of Honor), de Michael Spence
  • 1992 : Rivalités (Meatballs 4) de Bob Logan
  • 1992 : Pico et Columbus : Le Voyage magique (Die Abenteuer von Pico und Columbus), de Michael Schoemann (voix)
  • 1992 : Round Trip to Heaven d’Alan Roberts
  • 1993 : Stepmonster de Jeremy Stanford
  • 1993 : Alarme fatale (Loaded Weapon 1) de Gene Quintano
  • 1993 : Les Tortues Ninja 3 (Teenage Mutant Ninja Turtles III) de Stuart Gillard (voix)
  • 1993 : Belle et Dangereuse (Blown Away) de Brenton Spencer
  • 1994 : Lipstick Camera de Mike Bonifer
  • 1994 : Classe combats (A Dangerous Place), de Jerry P. Jacobs
  • 1994 : Les Vacances des maîtres plongeurs (National Lampoon’s Last Resort) de Rafal Zielinsk
  • 1994 : Maverick de Richard Donner
  • 1995 : Evil Obsession de Richard W. Munchkin
  • 1995 : Voodoo de René Eram
  • 1995 : Dream a Little Dream 2 de James Lemmo
  • 1996 : Red Line de John Sjogren
  • 1996 : La Reine des vampires (Bordello of Blood) de Gilbert Adler
  • 1996 : South Beach Academy de Joe Esposito
  • 1997 : Busted de Corey Feldman
  • 1998 : Storm Trooper de Jim Wynorski
  • 1998 : The Waterfront de Jesse DellJohn Sjogren
  • 1998 : The Thief & the Stripper
  • 1998 : She’s Too Tall de Redge Mahaffey
  • 1999 : Born Bad de Jeff Yonis
  • 2000 : Ticket gagnant (The Million Dollar Kid) de Neil Mandt
  • 2000 : Citizen Toxie: The Toxic Avenger IV, de Lloyd Kaufman
  • 2001 : Seance de John Preston
  • 2001 : My Life as a Troll, de Dominick Brascia
  • 2002 : Bikini Bandits de Steve Grasse (vidéo)
  • 2023 : Pauly Shore est mort (Pauly Shore Is Dead), de Adam Freeman, Pauly Shore
  • 2003 : Dickie Roberts: ex-enfant star (Dickie Robers, Former Child Star), de Sam Weisman
  • 2004 : Serial Killing 4 Dummys de Trace Slobotkin
  • 2004 : Aucun témoin (No Witness) de Michael Valverde
  • 2004 : The Birthday de Eugenio Mira
  • 2004 : Puppet Master vs Demonic Toys de Ted Nicolaou (vidéo)
  • 2008 : Terror Inside de Joe G. Lenders
  • 2008 : Génération perdue 2 (Lost Boys: The Tribe) de P.J. Pesce
  • 2009 : Lucky Fritz de Stephen Manuel
  • 2010 : Génération perdue 3 : L’origine du mal (Lost Boys: The Thirst) de Dario Piana
  • 2011 : Hooking Up de Vincent Scordia
  • 2011 : Opération: Belvis Bash (We Will Rock You) d’Alex Llvosky et Joe Walser
  • 2012 : Worth: The Testimony of Johnny St. James de Jenn Page
  • 2012 : Six Degrees of Hell de Joe Raffa
  • 2013 : Exposure de Gordon Scott Venters
  • 2013 : The Zombie King de Aidan Belizaire
  • 2013 : Zombex de Jesse Dayton
  • 2014 : The M Word de Henry Jaglom
  • 2015 : Body High de Joe Marklin
  • 2016 : Job’s Daughter d’Emilio Roso
  • 2018 : Corbin Nash de Ben Jagger
  • 2019 : Tales from the Dead Zone, de Barry J. Gillis
  • 2020 : Teenage Girl: First Wheels, d’Aaron Lee Lopez
  • 2020 : The Sunday Night Slaughter, d’Edward Payson
  • 2020 : (My) Truth: The Rape of 2 Coreys de
    Brian Herzlinger
  • 2021 : 13 Fanboy, de Deborah Voorhees
  • 2022 : Suicide for Beginners de Craig Thieman
  • 2023 : Sour Party de Amanda Drexton et Michael A. Drexton
  • 2024 : The 3_2 Pulldown de Gregg Golding
Génération perdue, affiche 4X3 du film de Joel Schumacher

Copyrights : Warner Bros

x