Acteur, humoriste, scénariste et producteur américain, Chevy Chase (de son vrai nom Cornelius Crane Chase) est né à New York en 1943. Il est issu d’une bonne famille d’origine écossaise, mais n’a pas perpétué le sérieux de ses ancêtres. Durant ses études, il a souvent été renvoyé pour avoir été le comique de service. Finalement, dès la fin des années 60, Chevy Chase s’oriente vers la comédie en fondant même une compagnie comique. L’humoriste commence aussi à écrire des séquences d’émissions télé à caractère humoristique.
L’essor par le Saturday Night Live
Au début des années 70, il devient un écrivain à plein temps des émissions comiques populaires de l’époque et fréquente John Belushi et ses futurs collègues du Saturday Night Live. En 1974, il apparaît dans la comédie déjantée Faites-le avec les doigts (Shapiro, 1974). Tout en participant aux mythiques premières saisons du Saturday Night Live, il joue encore dans la comédie Tunnel Vision (Israel, Swirnoff, 1976).
Toutefois, il commence à obtenir son premier vrai gros succès personnel avec Drôle d’embrouille (Higgins, 1978) avec Goldie Hawn. Ce très gros succès américain ne mobilise que 122 467 entrées en France, initiant le désintérêt total pour le comique qui ne plaît qu’aux Américains.
Chevy Chase, star comique aux Etats-Unis, inconnu en France
Chevy Chase confirme son aura auprès du public ricain avec Le golf en folie ! (Ramis, 1980) qui cartonne. Cette fois-ci, le métrage ne sort même pas chez nous. Il retrouve Goldie Hawn pour Comme au bon vieux temps (Sandrich, 1980) qui est un nouveau succès US. S’il connaît un revers de fortune avec Under the Rainbow (Rash, 1981), la star se refait une santé avec le triomphe de Bonjour les vacances (Ramis, 1983). En revanche, la France est toujours en net retrait avec seulement 37 211 égarés dans les salles. Toutefois, la même année, il connaît une déception avec Le coup du siècle (Friedkin, 1983) malgré la présence d’un cinéaste prestigieux derrière la caméra.

© 1983 National Lampoon – Warner Bros. / Affiche : Boris Vallejo. Tous droits réservés.
L’acteur retrouve le succès avec Fletch aux trousses (Ritchie, 1985) qui est un nouveau carton aux States faisant de lui l’une des stars comiques les plus populaires du moment. Statut qu’il confirme avec Bonjour les vacances II (Heckerling, 1985), puis des comédies comme Drôles d’espions (Landis, 1985) et ¡Trois amigos! (Landis, 1986), ce dernier marquant un repli des entrées.
A partir de 1988, son étoile commence à pâlir avec des résultats plus décevants pour Funny Farm (Roy Hill, 1988) et Caddyshack II (Arkush, 1988). Il retrouve les faveurs des Américains avec Autant en emporte Fletch! (Ritchie, 1989) et surtout Le sapin a les boules (Chechik, 1989) qui devient un film de Noël culte aux Etats-Unis, au point d’être diffusé à chaque célébration depuis l’époque.
Le déclin des années 90
Pourtant, ce triomphe cache mal le désaveu progressif du public local pour ce comique qui va ensuite enchaîner les bides au début des années 90. On le voit dans les cuisants échecs que furent Tribunal fantôme (Aykroyd, 1991), Les aventures d’un homme invisible (Carpenter, 1991), Héros malgré lui (Frears, 1992) ou encore Les nouveaux associés (Ritchie, 1994).
Désormais, la carrière de Chevy Chase bat de l’aile et l’acteur raréfie ses prestations au cinéma. On le retrouve en tête d’affiche de Vegas Vacation (Kessler, 1997) et Jour blanc (Koch, 2000), ce dernier obtenant un certain succès aux Etats-Unis. Dans les années qui suivent, il accepte surtout de jouer des seconds rôles dans des comédies qui ne nous parviennent toujours pas. S’il est encore la vedette du film Funny Money (Greif, 2006), le métrage est un cuisant échec américain. Finalement, entre 2009 et 2014, il intervient dans le programme Community et il joue les invités dans des comédies référentielles comme Vive les vacances (Daley, Goldstein, 2015).
Désormais très âgé, Chevy Chase a accepté de jouer dans la comédie du troisième âge Juste pour rire (Pritikin, 2019) pour la plateforme Netflix. A noter que le comédien a également été producteur de plusieurs de ses shows télévisés, et qu’il a également souffert de plusieurs périodes d’addiction envers les médicaments et l’alcool.